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 Culte d'Agrath

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Amélie Santhan
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MessageSujet: Culte d'Agrath   Mer 10 Fév - 16:35

Je fais une description générale du Culte pour voir si je ne suis pas à côté de la plaque. Si ça vous va, j’en ferais une plus détaillée ( hiérarchie, histoire du culte … )

Description du Culte

Code:
 Le dieu Agrath, dieu de la guerre et du combat, est un dieu fort et viril. Il est l’image même du valeureux guerrier. L’image est peut-être un peu banale, mais elle reflète l’esprit du culte.

La représentation du dieu Agrath reflète l’essence même de son culte : Il est debout, brandit une hache devant un ennemi invisible ( marque de courage ) et se défend avec un bouclier, placé devant son cœur ( du courage mais pas de l’inconscience, car il faut protéger sa vie pour le culte ). Le dieu est toujours habillé de manière très dépouillée ( marque d’humilité à la guerre ) avec très peu de protections (si l’on gagne, ce ne sera pas par nos équipements mais par la volonté de Dieu ). Enfin, on le voit très souvent représenté avec un collier de fleurs blanches ( marque de pureté, le prêtre ne concentre ses pensées que sur son culte ).

C’est un culte très « dur » : les prêtres sont très vites formés à l’art de la guerre et, pour montrer leur valeur et finaliser leur apprentissage, il doivent partir un an combattre et prêcher le culte d’Agrath avant de mériter de titre de prêtre. Les temples où habitent les prêtres sont vétustes : rien ne doit les détourner de leur objectif principal ; la guerre. La nourriture est simple, la vie difficile. C’est un culte divisé en deux temps pour les prêtres : la prière à leur Dieu et l’étude de celui-ci et l’entraînement au combat ; Ainsi, de deux temps on est lentement passé à deux mouvements :

- Les « Messagers » : Les prêtres qui pensent que le combat et la guerre doivent rester exclusivement théoriques. Encourager le combat voir soutenir financièrement celui-ci c’est bien, mais pas de plus. Ils pensent que l’interprétation du message d’Agrath comme quoi il faut combattre est erronée. D’après eux, ils sont les messagers, les intermédiaires entre Agrath et les hommes. Ils ne font que révéler sa parole, ce n’est pas à eux de l’appliquer.
- Les « Pèlerins » : Ces prêtres cis, au contraire, pensent qu’ils doivent agir directement pour exécuter la volonté d’Agrath. La théorie ou l’étude ne compte pas, il faut aller directement expérimenter pour recevoir la volonté de leur dieu. Ils s’estiment des pèlerins, qui vont combattre à travers le monde pour honorer leurs croyances. Ils n’aiment pas le combat en lui-même, mais ce qu’il permet, c’est-à-dire la diffusion du message d’Agrath.
Il existe des « modérés », qui ne sont ni pour l’un ni pour l’autre, et qui estiment qu’il faut partager le temps en deux, mais ce sont généralement de très vieux ou de très jeunes prêtres, ils sont en minorité, et n’on donc pas beaucoup de voix au chapitre.
Pour l’instant, la situation est plutôt tranquille entre les deux mouvements ; ils se partagent les tâches. Alors que les Messagers étudient et prient pour la réussite des Pèlerins, ceux-ci vont combattre d’après les études et les indications des Messagers. La question est de savoir si la division va s’accentuer ou si l’on va vers un même concept du culte d’Agrath avec deux « domaines » différents.
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Fév - 16:52

Alors quelques réflexions sur ce culte :

- Tu présentes Agrath comme un humain. Or, pour moi il n'a pas forme humaine. Tu devrais préciser qu'il est présenté anthropomorphiquement mais sans silhouette trop précise, ou que sa représentation soit purement codifiée et non issue de la réalité.
- Un des attributs d'Agrath c'est : La Hache Punitive
- Le mois d'Agrath est Agate (d’Agrath) : Les giboulées de Grêle et les pluies puissantes issues de la Colère du Dieu de la Guerre. (3ème mois de l'année)

- Tu sépares le culte entre les purement théoriques et les purement combattant. Je trouve que c'est trop simpliste, et je ne voyais pas une différence marquée comme ça au sein du culte. Je verrais plus des hommes complets, formés à l'art de la stratégie aussi bien que du combat, avec pourquoi pas des ordres spécialisés dans le combat et dans la théorie, mais pas une rupture aussi nette entre les deux.

- Dieu de la guerre ça fait simpliste. il faudra donc te pencher sur les "valeurs" qui font la guerre (bon la guerre c'est mal dans notre société, mais il faut prendre un point de vue extérieur pour en sortir les valeurs du guerrier et le but des guerres, bon ou mauvais). Faire la guerre pour faire la guerre, ça fait d'Agrath un type qui pense juste à buter du soldat. Un peu réducteur pour un dieu tout puissant ^^.

- Il faudra aussi que tu réfléchisses dans quels combats s'engagent les guerriers du culte, sont-ils mercenaires et ont-ils pour morale de ne jamais prendre parti pour quelqu'un d'autre que celui qui le paie ? ou au contraire ne s'engagent-ils que dans les combats "valorisés" par le culte ? Quelle est leur vision de la guerre et quelle est leur manière de s'engager dedans ?

Si tu as des questions ou suggestions n'hésite pas. Attends d'avoir l'avis de Leelou sur ce culte, il fera un bon contrepoids/complément au mien.

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Fév - 17:45

Alors alors ...

J'attends l'avis de Leelou mais je réponds à tes suggestions :

- Pour la séparation du culte, c'est ce que j'avait évoqué à la fin, c'est-à-dire deux " domaines " différents, deux ordres. Je changerais cette rupture pour un " tronc commun " théorie / combat puis une spécialisation vers l'un des deux ou le choix de ester polyvalent. Tu pensais à quelque chose comme ça ?

- Pour les valeurs, j'y penserais

- Pour les combats dans lesquels s'engagent les guerriers, j'avais une théorie là-dessus. Ils s'en fichent que l'un ou l'autre des partis ai raison ou que l'une ou l'autre des guerres soit justifiées. Ce qui les intéresse, c'est que, comme tu le disais, le combat soit " valorisé " par le culte. C'est-à-dire que combattre dans telle ou telle guerre, à tel ou tel moment doit leur permettre de recevoir les faveurs de leur dieu. Ils étudient les différents guerres pour savoir laquelle est la plus favorable pour leur culte.
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Fév - 21:38

Pas grand chose à dire de plus que Brisecous.

Je rajouterais qu'Agrath est le dieu qui a (d'après les légendes) créé les nains (voir texte de Gahn sur les nains) si mes souvenirs sont bons. Je pense donc que les nains doivent tenir une place particulière dans le culte.

Je tenais aussi à te dire de faire comme tu le sentais pour le culte, et de ne pas forcément t'inspirer de ce qu'on fait les autres (même si tu ne l'as peut-être pas fait) ^^.

Sinon, j'attends toujours vos avis sur le culte de Sikeh Razz.

En tout cas, un texte aussi vite, ça promet ^^.

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Fév - 22:36

Je tiendrais compte de tous vos avis pour faire la partie développée Wink

En effet, j'ai attentivement lu comment vous aviez fait le culte de peur de me tromper ^^

J'écouterais ton conseil, je ferais à ma sauce Wink

Le texte en entier pour bientôt Smile
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Jeu 11 Fév - 15:44


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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Jeu 11 Fév - 20:35

Lu Wink

Je ferais la description détaillée du culte en fonction des différents suggestions, n'hésitez pas Wink
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Amélie Santhan
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Dim 14 Fév - 15:14

Je vais faire la description du Culte d’Agrath sous la forme d’une narration.

Code:
Alors, en tout premier lieu, je vais me présenter. Je suis Arthin Valliad, prêtre d’Agrath à l’hiver de sa vie. Ma mort est proche, et je décide d’écrire ce cahier aujourd’hui pour vous raconter le périple de ma vie mais, plus que ce périple, les fondements du culte auquel j’ai consacré plus de 50 années, le culte d’Agrath.

Mon premier véritable contact avec ce culte commença à 14 ans, mais je n’eu ni révélation, ni message d’Agrath. Non, ce choix avait été fait depuis plusieurs années déjà. Je vais donc revenir brièvement en arrière.

Deux ans plus tôt mon sort fut décidé. Je voulais être soldat. Mais je devais m’engager dans la religion, ainsi que mes parents l’avaient voulu. Ils me laissèrent le choix du culte. Je choisis Agrath.

Ce ne fut donc qu’à 14 ans qu’ils purent enfin m’y envoyer. C'est l'âge à partir duquel on peut être initié au culte. Je fus donc envoyé dans un de leurs temples. A mon arrivée, je fus surpris : j’étais d’une famille plutôt riche et je m’attendais pas à ce bâtiment sobre et vétuste. Je dû m’y faire très vite.

Une semaine après mon arrivée, on me fit passer le test d’initiation. On me banda les yeux, on me donna une épée et on me dit que je devrais battre ainsi un des prêtres. Si j’étais touché, j’échouais. Je fus pris d’un désespoir immense : comment réussir une tâche si difficile, moi qui n’avait jamais touché à l’épée ? Mais l’on ne m’avait pas prévenu que l’esprit d’Agrath me guiderait. Je réussis, je fus accepté.

On m’indiqua que mon apprentissage durerait 6 longues années, au terme desquelles je devrais passer une année de test avant de pouvoir devenir réellement prêtre. Quand j’interrogeais sur ce fameux test, je n’avais en réponse que des silences.

Ma première leçon fut le lendemain de mon test d’initiation. Nous étions une dizaine, assis à même le sol froid. Un prêtre, debout, nous raconta l’histoire de ce culte :

« Aujourd’hui, nous n’allons pas nous intéresser à la création d’Agrath et à son histoire, mais plutôt à la notre, à celle de notre culte. Aussi loin qu’en remontent nos souvenirs, il a toujours existé un culte pour Agrath. Au départ, celui-ci était respecté : nul n’allait au combat sans demander à un de nos prêtres de les bénir ou de les aider. Les hommes s’inclinaient sur le passage de l’un des nôtres, la victoire d’une bataille n’était pas le fait des combattant, mais la volonté d’Agrath. Mais un jour, une jeune femme du nom de Lehane Shyn  protesta contre les guerres et les combats. Elle prêcha la paix et l’amour des hommes envers les autres. Elle prêcha la faiblesse de soi et l’hérésie. Elle prêcha l’absurde et le ridicule. Et pourtant … tant d’hommes naïfs, déçus par leurs prestances au combat, rejoignirent le mouvement. Tant d’hommes naïfs décidèrent de s’éloigner de la voie de la sagesse pour aller dans celle de l’hérésie. Ce mouvement, étonnamment, pris de l’ampleur. Alors qu’ils prêchaient l’amour des hommes les uns envers les autres, la persécution de notre ordre commença. Ce ne furent que des moqueries, et des actes infantiles du même genre. Puis la persécution devint violence. Les prêtres étaient sur le pied de guerre. On leur parlait de violence, eux maîtres en l’art du combat. Ils voulaient étouffer le mal dans l’œuf, par le sang s’il le fallait. Mais ces temps-là furent une période d’indécision. Nul n’osait donner l’ordre d’attaquer.
Un homme se démarqua du lot. Ou plutôt, un nain. Le nain est la représentation même de l'idéal d'Agrath : leur art du combat, leur endurance ... Tout prêtre d'Agrath digne de ce nom tend vers cet objectif. Ce nain-là s’appelait Grustoff Dantölth. Ce n’était pas un prêtre, mais il nous donna la solution. La solution à cette période troublée. Il donna l’ordre. La guerre fut longue. Deux longues années de sang et de combats. L’adversaire avait depuis longtemps abandonné sa politique d’amour et de paix. Il prétendait devoir purifier par le sang pour régner par l’amour. Nous perdîmes beaucoup des notre, mais eux aussi. Enfin, un jour de printemps, Lehane Shyn mourut, transpercée par Grustoff Dantölth lui-même. Les hommes ouvrirent les yeux et avouèrent qu’ils s’étaient laissés tromper. Il existe encore quelques brebis galleuses qui tentent de détruire notre culte, mais elles sont peu nombreuses et désorganisées. Cela fait bientôt cent ans que la Grande Guerre du sang a eu lieu. Agrath avait décidé que ce message d’amour et de paix était contre-nature. Et il en fut ainsi »

J’écoutais ce message avec attention, mais sans le gober tout rond comme d’autres. Puisque c’était un prêtre d’Agrath qui le racontait, l’histoire ne pouvait être objective. Ce qui s’était passé devait être bien plus complexe. Mais si je voulais être prêtre d’Agrath, je devais croire à cette version des faits. Et pourtant, même maintenant, je suis sûre que l’on ne nous a pas tout dit. Mais reprenons.

En sortant du cours, j’aperçus un prêtre à la robe entièrement blanche. Cela m’étonna, car, jusque là, les prêtres avaient des petites broderies, des robes de couleur, mais jamais une robe blanche, unie, ainsi. Je demandais à mon professeur qui c’était. En souriant, il m’indiqua :

« Lui, c’est le chef du domaine de la Prière. Si tu t’engages dans cette fois après ton test, c’est lui qui supervisera ton travail au début, puis qui t’aidera si tu as des interrogations. Si tu vois un homme habillé tout de noir, c’est le chef du domaine du Combat. C’est le second domaine que tu peux choisir fini ton apprentissage. Avec une robe grise, le chef de l’Equilibre. Peu de personnes s’engagent sur cette voie, par le fait que l’on doit maîtriser les deux domaines pour s’y engager. Si les prêtres de la prière étudient le message d’Agrath, que ceux du Combat vont aider les soldats dans la bataille qu’Agrath a choisie, le prêtre de l’Equilibre doit aider les combattants. Non pas par le combat, mais en leur transmettant la force d’Agrath et en faisant passer son message. Enfin, mais je penses que tu ne le verras pas de sitôt, le Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres depuis la Grande Guerre. Il ne sort de très rarement de ses appartements, ou s’il le fait il part sillonner le pays pour de longs mois. Nous avons de la chance d’avoir un Grand Prêtre comme lui. »

Les jours passèrent, les semaines, les mois, les années. J’appris le maniement des armes, les prières rituelles d’Agrath, la connaissance de tous les métaux, de tous les moyens de combattre. J’étais enfin prêt à passer mon test pour devenir un vrai prêtre. Alors que je me rendais là où l’on devait me donner les instructions, je passais devant la statue d’Agrath. C’était la représentation la plus courante du Dieu : Un homme fort et viril. Il est l’image même du valeureux guerrier. Il est debout, brandit une hache devant un ennemi invisible et se défend avec un bouclier, placé devant son cœur. Le dieu est toujours habillé de manière très dépouillée. Enfin, on le voit très souvent représenté avec un collier de fleurs blanches. Il faut noter quelque chose qui m'a fait rester perplexe. Une fille qui était entré en même temps que moi en apprentissage devait encore travailler deux ans. Plus tard, j’avais demandé à un prêtre pourquoi et appris que les femmes peuvent devenir prêtres d’Agrath, mais de leur nature féminine elles étaient moins réceptives à son message, et devaient donc faire 8 ans.

J’entrais donc dans une grande salle, où étaient présents les trois «  Chefs de domaine », Anhil Grhand pour le Combat, Eléonore Trayne pour la Prière et Stephan Folh pour l’Equilibre. Il y avait aussi le grand prêtre, Ninstüg Findh. Ils m’expliquèrent que, pendant 4 mois, je devais étudier et prier pour découvrir où je devais aller combattre. Puis pour les 4 mois suivants, je devais bénir ceux que j’allais soutenir. Enfin, pour les 4 derniers mois, je combattrais l’épée à la main. A la fin de cette année, je choisirais le domaine dans lequel je veut exercer ma prêtrise.

Les quatre premiers mois se déroulèrent sans problèmes, excepté le fait que je ne savais pas du tout où je devais aller. Ce ne fut que le dernier mois que je compris : je devais aller aider à la Lutte contre Agramand ! Le lieu était ainsi apparu dans mon esprit. Sans doute une intervention divine. Les quatre mois d’après furent mes préférés, insufflant le courage et la volonté aux soldats, leur expliquant le message d’Agrath. Les derniers mois furent les plus exaltants, mais le plus marquants aussi. La mort, la soif de sang … tout cela m’était inconnu auparavant. A la fin de l’année, je décidais de devenir un prêtre de l’Equilibre. On m’accueillit à bras ouverts. Voilà comment se termine mon histoire.

Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Une heure, peut-être deux. Je n’écriais pas ce qui se passe après mon entrée dans le domaine de l’Equilibre, ce serait trop long. Surtout, avant de mourir, je voudrais faire une prière à Agrath. La prière rituelle, que tous connaissent :

« Agrath, donne-moi la force. Donne-moi la force de comprendre ta volonté. Donne-moi la force d’exécuter ton message. Donne-moi la force d’insuffler le courage aux combattants, à tes fidèles sujets. Donne-moi la force de sillonner le monde pour répandre ton message. Donne-moi la force d’être ton prêtre. »


Dernière édition par Amélie Santhan le Sam 20 Fév - 14:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 15 Fév - 14:53

Alors, j'attendais que Brisecous réponde car il a une meilleure vue d'ensemble que moi mais il n'a manifestement pas eu beaucoup de temps ...

La première chose que je remarque, c'est que tu n'as pas daté les faits essentiels du culte. J'ai eu la même remarque avec Sikeh donc ça, je suis sur que Brisecous le signalera Razz.

Ensuite, il y a quelques tournures de phrases que je trouve étrange comme : "C’est le seul âge auquel les prêtres acceptaient de recevoir des enfants pour leur apprendre le culte."

J'aurais plutôt dis : "C'est l'âge à partir duquel ...". Et puis on apprend pas vraiment un culte si ? On apprend la croyance ou un truc dans l'genre non ? Enfin bon, ça reste des questions de vocabulaire et je ne suis pas le mieux placé pour ça è_é.

Le test d'initiation me parait un peu trop sélectif ou je sais pas trop comment dire ça ... Bref, en gros, un apprenti ne peut devenir un initié que si Agrath pose les yeux sur lui le temps du test et le juge digne ... Il a autre chose à foutre (si je puis me permettre xD) que de s'occuper de chaque apprenti pour estimer s'il doit réussir ou non ce test xD. Surtout aussi vite. A la limite, que l'apprenti doivent apprendre un sort permettant de combattre les yeux fermé je veux bien, et que ce soit la condition sine qua none pour devenir un initié. Mais là ... Ça me parait pas crédible ...

"Ce ne furent au début de mes moqueries" => "Ce ne furent que des moqueries" ^^

Je croyais mais d'après Gahn, les nains n'auraient pas été créé directement par Agrath ... A voir, faudrait relire le texte en question pour en être sur à 100%.

Et du coup, tu dis que les nains sont vénérés ... Qu'est-ce que tu entends par là ? Je ne sais pas si j'ai mal compris le texte ou quoi mais là, vu comme ça, ils sont pour moi au moins au dessus des hommes selon les prêtre d'Agrath voir l'égal du dieu lui même. Et ça, je ne pense pas que ça colle au BG. Pour les plus fanatiques prêtre nain d'Agrath éventuellement mais ...

"Je savais déchiffrer, plus ou moins, un message d’Agrath. " Je ne comprend pas bien cette phrase ...

"Certaines fois, il est même représenté sous forme de femme !" Euuuuuuh ouais ... J'sais pas ... En général, les dieux sont quand même (sauf exception, n'est-ce pas Sikeh è___é) déterminés au niveau de leur sexe. Surtout Agrath qui est le "mari" de Jesta et l'"amant" de Meliaah.

Là encore, peut-être pour des prêtres femmes hérétiques mais je ne sais pas si ça a sa place dans le texte ...

"En parlant de femmes, je restais perplexe. Une fille qui était entré en même temps que moi en apprentissage devait encore travailler deux ans. Plus tard, j’avais demandé à un prêtre pourquoi et appris que les femmes peuvent devenir prêtres d’Agrath, mais de leur nature féminine elles étaient moins réceptives à son message, et devaient donc faire 8 ans." Huuum soit ^^. Je pense toute fois que Brisecous le remettra en cause xD.

Le reste rien à dire. J'aime bien la prière à la fin ^^.

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 15 Fév - 19:51

- Je ne comprends pas l'histoire de sort pour le test d'initiation

- Pour l'histoire de représentation en femme, Brisecous disait que les " dieux " n'ont pas une apparence physique humaine. Je me disais qu'il était donc représenté qu'on les prêtres se l'imaginaient. Et donc, parfois, en femme.

- Sinon édité
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Ven 19 Fév - 22:37

Voici ce que m'inspire ton texte :

- N'utilise pas le "oe" spécial, mon navigateur ne le lit pas. un o à côté d'un e c'est suffisamment clair Wink ; idem pour les autres caractères spéciaux.

- Il manque des dates claires pour rattacher tout ça à l'histoire de G&H

- Je ne vois pas du tout, mais alors pas du tout Agrath comme une femme. Les dieux ont probablement une forme, mais on ne connaît que celle sous laquelle ils se présentent aux mortels. Ceci dit, ce n'est pas parce que les dieux n'ont pas d'apparence physique humaine qu'ils ne sont pas sexués Wink . Pour moi Agrath est de sexe masculin. Résolument et sans aucun doute.

- Des fautes d'orthographe ou de style à corriger

Citation :
Une semaine après mon arrivée, on me fit passer le test d’initiation. On me banda les yeux, on me donna une épée et on me dit que je devrais battre ainsi un des prêtres. Si j’étais touché, j’échouais. Je fus pris d’un désespoir immense : comment réussir une tâche si difficile, moi qui n’avait jamais touché à l’épée ? Mais l’on ne m’avait pas prévenu que l’esprit d’Agrath me guiderait. Je réussis, je fus accepté.

Je n'aime pas le test d'initiation. Trop simple, pas de logique intrinsèque. Pas assez expliqué. En gros, un gamin qui n'a jamais touché à une épée doit battre un prêtre du dieu de la guerre expérimenté ? Pourquoi ? Comment ? "La main d'Agrath" qui guide le nouveau je trouve ça un peu tiré par les cheveux.

Citation :
la victoire d’une bataille n’était pas le fait des combattant, mais la volonté d’Agrath.

Je trouve ça trop "simple", ça laisse présager qu'Agrath a un contrôle total sur la politique, sur les conflits... Et surtout qu'il décide qui gagne et qui perd. Ca ne me plaît pas. Agrath est le dieu de la guerre, pas des guerres si je puis m'exprimer ainsi. Il est le dieu du soldat, du combattant, de la fureur guerrière, mais est-ce qu'il décide qui doit gagner ou perdre ? Je ne le vois pas comme ça.

- Qui est cette Lehane Shyn, d'où elle sort ? Introduire un élément aussi important sans le rattacher à l'univers déjà existant, comme s'il était apparu de nulle part sans aucun rapport avec le reste, c'est casse-gueule. Puis cette Lehane Shyn qui prêche l'amour et puis ça se termine en bain de sang... Je trouve cette histoire tirée par les cheveux, d'autant plus qu'on ne sait même pas pourquoi ou au nom de quoi ils se battent.

Citation :
Les hommes ouvrirent les yeux et avouèrent qu’ils s’étaient laissés tromper.

Ca aussi je trouve ça trop simple. Paf d'un coup, la mort de leur chef leur fait ouvrir les yeux et hop, on n'en parle plus ?

Citation :
Ce qui s’était passé devait être bien plus complexe. Mais si je voulais être prêtre d’Agrath, je devais croire à cette version des faits.

Ok tu écris ça ce qui justifie un peu le reste. Mais il ne faut pas que tu oublies une chose : Le fait de parler à la 1ère personne comme un prêtre d'Agrath est un exercice de style. Ce texte reste le texte "officiel" que le lecteur lira pour savoir ce qu'est le culte d'Agrath. On ne peut pas lui donner à lire quelque chose d'aussi simpliste, ou alors autant carrément supprimer tout ce qui concerne cette guerre puisque ça n'apporte aucune info sur l'évolution du culte et ses choix politiques. C'est bien ça le problème de ton texte : Tu n'utilises pas l'histoire du culte pour lui forger une identité, tu crées des évènements historiques en dehors de tout cadre de telle manière que ces évènements n'ont aucun impact sur l'évolution du culte et de l'univers. Ils sont au final inutiles.

Citation :
que ceux du Combat vont aider les soldats dans la bataille qu’Agrath a choisie

Pour moi Agrath ne choisit pas un combat. Il est le dieu de la guerre, pas le dieu de la politique qui est une affaire humaine. Pour moi Agrath ne prend pas parti, à part dans des cas particuliers pour des raisons particulières. Il aide peut-être des hommes qui le prient, mais au final le meilleur gagne et son aide reste individuelle et désintéressée.

Citation :
Plus tard, j’avais demandé à un prêtre pourquoi et appris que les femmes peuvent devenir prêtres d’Agrath, mais de leur nature féminine elles étaient moins réceptives à son message, et devaient donc faire 8 ans.

Pourquoi pas. Je vois cependant pas trop l'intérêt.

- Agrath sous forme de femme, j'aime pas.

- La hiérarchie du culte n'est pas assez développée. Les 3 ordres tels que tu les as développés, pourquoi pas. Mais il faut expliquer mieux leurs spécificités, comment ils s'organisent. Tu ne parles pas du mois dédié à Agrath, des fêtes en son honneur. Je trouve que ça manque de détails. Il faut aussi parler un minimum des prérogatives des 4 personnes que tu cites et leur donner un début d'identité (qui sera complété plus tard par une fiche de perso, par exemple).

- Présenter le texte sous forme narrative est positif, l'information passe mieux. Mais faire un bon background sous cette forme est très ardu. Dans le cas de ton texte, je trouve que ça manque trop de clarté, de détails, et surtout de structure. L'information est diluée dans le format narratif et on perd l'essence même du texte, le contenu. C'est trop flou et pas assez structuré, je trouve.

----------------

Pour conclure, je sais que je suis très exigeant. Ce message n'a pas pour vocation de démolir ton travail mais de parvenir à une version finale du culte la plus complète et valable possible. Tout n'est pas non plus à jeter, il faut juste compéter et retravailler ce texte.

Leelou, que penses-tu des divers éléments que j'ai soulevés ? Et toi Amélie, que t'inspirent mes remarques ?

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Sam 20 Fév - 0:35

J'en pense que dès que j'ai le temps, j'édite ^^

- Pour le oe spécial, j'y peut rie, c'est Word qui fait ça tout seul. J'éditerais donc manuellement. De quels autres caractères spéciaux tu parles ?

- Pour les dates, je vais voir ça

- O.K pour la femme, je l'enlèverais

- Je relirais mon texte pour les fautes

- Je reverrais mon test d'initation. Peut-etre un sort comme le proposait Leelou ?

- Pour la victoire du combat, j'ai une théorie là-dessus. Les pretres d'Agrath pensent que la victoire est due à la volontée de leur Dieu. S'ils perdent la bataille, c'est que les pretres n'ont pas assez prié. Ce n'est peut-etre pas du tout le cas, mais c'est la vision qu'ont les pretres. Peut-etre qu'Agrath pense " que le plus motivé gagne, massacrez-vous " mais que les pretres pensent " Agrath va nous faire gagner parce que nous croyons en lui ". Une déformation de sa volonté quoi.

- Je relirais l'histoire et je mettrais notre Lehane Shyn quelque part. Est-ce qu'il y a un Dieu de la paix, de l'amour ou quelque chose comme ça ? Je pourrais dire qu'en fait au départ c'était l'opposition de deux religions et que c'est devenu extreme.

- Les hommes qui ouvrent les yeux à modifier donc.

- J'ai une idée pour rendre le texte un petit peu plus " objectif ".

- De meme je m'arrangerais pour que l'histoire du culte ai une influence sur la manière dont les pretres voit le message d'Agrath et gèrent le culte.

- Pour l'hstoire que c'est Agrath qui choisi la bataille. Est-ce que je dis que c'est là aussi une déformation des pretres ou je change ça ?

- Je laisse l'histoire des femmes

- Je développerais les différents cultes ( à travers un texte que le narrateur trouve ... ? )

- Je parlerais des 4 pretres et des fetes

Sinon ... ça fait toujours un pincement au coeur quand on critique ( en bien hein ) le texte, mais j'ai très vite des idées. Dès que j'ai le temps, j'édite ( peut-etre en plusieurs fois )

PS : DSL desfautes d'orthographe dans ce message, mon clavier ne fait pas les accents circonflexes.
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Amélie Santhan
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Sam 27 Fév - 19:11

Modification pour très bientôt Wink
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Amélie Santhan
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 3 Mar - 20:19

Voilà

Je vais faire la description du Culte d’Agrath sous la forme d’une narration.

Citation :
Alors, en tout premier lieu, je vais me présenter. Je suis Arthin Valliad, prêtre d’Agrath à l’hiver de sa vie. Ma mort est proche, et je décide d’écrire ce cahier aujourd’hui pour vous raconter le périple de ma vie mais, plus que ce périple, les fondements du culte auquel j’ai consacré plus de 50 années, le culte d’Agrath.

Mon premier véritable contact avec ce culte commença à 14 ans, mais je n’eu ni révélation, ni message d’Agrath. Non, ce choix avait été fait depuis plusieurs années déjà. Je vais donc revenir brièvement en arrière.

Deux ans plus tôt mon sort fut décidé. Je voulais être soldat. Mais je devais m’engager dans la religion, ainsi que mes parents l’avaient voulu. Ils me laissèrent le choix du culte. Je choisis Agrath.

Ce ne fut donc qu’à 14 ans qu’ils purent enfin m’y envoyer. C’est le seul âge auquel les prêtres acceptaient de recevoir des enfants pour leur apprendre le culte. Je fus donc envoyé dans un de leurs temples. A mon arrivée, je fus surpris : j’étais d’une famille plutôt riche et je m’attendais pas à ce bâtiment sobre et vétuste. Je dû m’y faire très vite.

Une semaine après mon arrivée, on me fit passer le test d’initiation. Je devais accéder à l’essence d’Agrath pour atteindre la Rage du Sang, c’est-à-dire une fureur guerrière. Pour m’aider, un prêtre de l’Equilibre me bénirait. Cela devait, apparemment, me libérer l’esprit de toutes les futilités qui ne concernent pas le combat et Agrath. Je parvins à accéder à son essence. C’est comme si du feu coulait dans mes veines. Je me sentais fort, puissant. J’avais réussi.

On m’indiqua que mon apprentissage durerait 6 longues années, au terme desquelles je devrais passer une année de test avant de pouvoir devenir réellement prêtre. Quand j’interrogeais sur ce fameux test, je n’avais en réponse que des silences.

Un jour que j’allais à la bibliothèque, je remarquais un texte, soigneusement conservé. J’interrogeais et sur son contenu et on me dit que tous les Apprentis doivent lire ce texte car c’est le récit de l’histoire du culte d’Agrath. Le voici :

Histoire du Culte – Par Xemonthis

Si vous avez découvert ce manuscrit et que mes lignes sont encore lisibles, c’est que j’ai pu transmettre une vie d’étude. Une vie d’étude sur l’histoire de notre Culte, des Ages Sombres jusqu’à aujourd’hui ( 680 est la date à laquelle je suis en train d’écrire ). En toute modestie, je peux affirmer que c’est l’écrit le plus complet qui existe sur le culte d’Agrath. De longues années durant, j’ai recoupé les différents parchemins, archives et témoignages pour obtenir cette version finale.

Pendant la période des Ages Sombres, il n’y a eu pas ou peu d’écrits. Ce millénaire nous réserve encore bien des mystères. On sait seulement que c’est à cette époque qu’a été crée le culte d’Agrath. A ce moment-là, ce n’était pas vraiment un culte. C’était une réunion de quelques fidèles dans un but commun : prier Agrath. Mais il convient tout de même de le rapporter, pour comprendre ses origines. Cette période d’instabilité du culte restera, contrairement à ce que l’on peut penser, jusqu’en 122. En effet, pendant la Reconstruction, nul ne s’intéressait vraiment à la guerre, plus occupé à reconstruire les cités dévastées. Ce culte était encore minoritaire et peu reconnu. Mais un coup d’éclat allait changer tout cela. Autour de 138, le prince Arkel-Ion se déclare comme envoyé par Agrath sur Terre. Les fidèles du dieu son choqués et crient au blasphème : c’est un imposteur ! Le prince ne semblait pas apprécier que l’on doute de sa parole, et envoya des soldats massacrer les prêtres. Ceux-ci n’étaient pas nombreux, mais certains parvinrent tout de même à s’enfuir et à se cacher ; Ils étaient convaincus que leur Dieu punirait le prince. L’histoire leur donna raison avec la mort du prince, en 184, qui avait été foudroyé. Les prêtres ne doutèrent pas un seul instant qu’Agrath avait agi en personne. C’est à partir de là qu’ils commencèrent à fonder un véritable culte, comprenant l’importance de transmettre un message aux fidèles. C’est à ce moment là que s’installe une hiérarchie du culte, des dogmes, des valeurs … Mais pour le moment, toutes ces études restent très théoriques : prière, étude de manuscrits anciens, du maniement des armes et des méthodes de combat. Mais les prêtres sont regroupés en un seul endroit ( autour de Roc-Rétif ), ils ont peu de temples et encore de nombreuses litiges, autant administratives que sur le partage des pouvoirs. Le culte prospère lentement mais sûrement.

Autour de 360, lorsque les nains furent massacrés, les fidèles d’Agrath subirent un autre revers. De croyance populaire, Agrath était celui qui avait crée les nains. S’en suivit un ordre de Bromor II ordonnant de massacrer les prêtres d’Agrath. Ceux-ci n’ayant aucune arme pour se défendre, furent nombreux à mourir. Cette attaque provoqua un profond changement chez les survivants. Vu que leur « technique » de prière ne semblait pas fonctionner et leur apporter uniquement des malheurs, ils pensèrent que la volonté d’Agrath est autre, et qu’il voulait qu’ils combattent pour lui. Si sa volonté est celle-ci, on ne le saura jamais, mais les prêtres y croyaient dur comme fer. Ils troquèrent leurs soutanes contre des armures, leurs livres de prières contre des épées. Ils combattaient, dans n’importe quelle bataille, en pensant que c’était ce que Agrath voulait. Les prêtres étaient toujours regroupés autour de Roc-Rétif, ils ne s’étaient pas beaucoup répandus à travers le monde. Ils eurent tort.

A la fin des Ages Troubles, vers 578 donc, la population de Roc-Rétif se souleva. Elle voulait la paix, et les prêtres d’Agrath étaient donc leur tête de Turc, leur bouc émissaire, avec leurs dogmes guerriers. Cela commençait avec quelques habitants qui frappaient à la porte des temples pour manifester leur mécontentement. Puis, peu à peu, le mouvement prit de l’ampleur. Cela ne se fit pas sur quelques semaines, ni même sur quelques mois, mais bien sur quelques années. La famine, la pauvreté donnèrent de la force à cette manifestation en faveur de la paix. Ils n’avaient rien obtenu des dirigeants, et dirigeaient donc leur colère vers les prêtres d’Agrath. En 582, une jeune femme du nom de Lehane Shyn prit la tête du mouvement. D’après les différents écrits récoltés, on ne savait d’elle que qu’elle était née d’un milieu assez pauvre, et que son frère était mort à la guerre. Mais son nom ne restera pas dans l’Histoire. Un an seulement après qu’elle ai prit la tête du mouvement, elle mourut assassinée. Nul ne savait par qui, mais de nombreux indices nous révèlent aujourd’hui que c’est probablement le fait du Grand Prêtre de l’époque, Asthar Fulzor. Il fallut encore plusieurs années pour que la population se calme. A la fin, elle ne se rappelait même plus pourquoi elle faisait la guerre aux prêtres d’Agrath.

Ceux-ci se rendirent alors compte que la guerre en elle-même n’était pas la solution : il n’accomplissaient plus la volonté d’Agrath, ils se comportaient comme des bouchers ! Si la prière et le combat n’étaient pas ce qu’Agrath voulait, alors il fallait trouver ce que c’était ! En 595 a eu le Conseil Des 70 Prêtres ; c’était une réunion des 70 prêtres les plus influents, qui devaient discuter sur la manière dont le culte devrait être organisé. Il fallut trois jours et trois nuits pour parvenir à une décision. Ils décidèrent qu’alors le culte se diviserait en 3 parties : le combat, la prière et un domaine qui mélangeait les deux. La hiérarchie fut clairement établie, des temples furent crées de plus en plus nombreux au fur et à mesure des années. C’est autour de 600 – 650 que le culte de développe réellement pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui.

En sortant de la bibliothèque, j’aperçus un prêtre à la robe entièrement blanche. Cela m’étonna, car, jusque là, les prêtres avaient des petites broderies, des robes de couleur, mais jamais une robe blanche, unie, ainsi. Je demandais à un prêtre qui c’était. En souriant, il m’indiqua :

« Lui, c’est le chef du domaine de la Prière. Si tu t’engages dans cette fois après ton test, c’est elle qui supervisera ton travail au début, puis qui t’aidera si tu as des interrogations. Si tu vois un homme habillé tout de rouge, c’est le chef du domaine du Combat. C’est le second domaine que tu peux choisir fini ton apprentissage. Avec une robe grise, le chef de l’Equilibre. Peu de personnes s’engagent sur cette voie, par le fait que l’on doit maîtriser les deux domaines pour s’y engager. Si les prêtres de la prière étudient le message d’Agrath, que ceux du Combat vont aider les soldats dans la bataille qu’Agrath a choisie, le prêtre de l’Equilibre doit aider les combattants. Non pas par le combat, mais en leur transmettant la force d’Agrath et en faisant passer son message. Enfin, mais je penses que tu ne le verras pas de sitôt, le Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres. Il ne sort de très rarement de ses appartements, ou s’il le fait il part sillonner le pays pour de longs mois. Nous avons de la chance d’avoir un Grand Prêtre comme lui. »

Intrigué, je suis allé à la bibliothèque pour davantage de renseignements sur les domaines. Voici un texte que j’ai trouvé particulièrement intéressant :

Les Domaines du Culte – Par Azthophase

Lorsque les prêtres d’Agrath doivent choisir un domaine dans lequel ils passeront toute leur existence, ils sont peu ou pas informés sur les subtilités de chacun d’entre eux. C’est pour cette raison que j’ai fait cet écrit, de manière à les informer le plus possible.

La Prière

C’est le domaine le plus spirituel du culte. Les prêtres appartenant à la Prière n’ont qu’un objectif : comprendre et accéder à l’essence d’Agrath. Nul n’y est jamais parvenu, mais les prêtres tendent tous vers cet accomplissement. La journée d’un prêtre de la prière se divise en plusieurs parties. Le matin, il prie et fait des offrandes pour Agrath. Puis il étudie des textes d’anciens prêtres, des récits de batailles, des prières, des demandes d’habitants qui veulent faire une offrande au Dieu … en fin de matinée, il fait la Révélation. C’est-à-dire qu’il va choisir un prêtre du Combat, puis qu’il va lire les descriptions des différentes batailles en cours. S’il entend Agrath alors qu’il lit une bataille, c’est que celle-ci est destinée au prêtre qu’il a choisi. J’ai interrogé différents prêtres. Certains m’ont avoué qu’ils agissaient pas pur hasard, car ils n’entendaient rien du tout, d’autres ne démordaient pas qu’Agrath leur avait envoyé un message. Est-ce que c’est vraiment le cas ? On ne le saura jamais. L’après-midi, il étudie d’abord le maniement des armes. Nul ne peut se prétendre prêtre s’il ne sait pas tout sur les armes. Le prêtre de la Prière ne fait que de la théorie. Il sait s’en servir, mais ne l’a jamais fait. Il étudie les métaux, le fonctionnement des armes de siège, la stratégie mais ne met rien en œuvre. En effet, on considère que le message d’Agrath ne peut être compris que si l’on sait tout de son domaine : le combat. Après les armes, le prêtre s’occupe de l’administration du temple. Ce sont les prêtres de la Prière qui s’occupent de la gestion du temple où ils sont. Les dépenses, les offrandes, les apprentis qui sont arrivés, les tests d’initiation, les achats de nourriture … chacun a un domaine qui lui est propre. Une fois par semaine, tous les prêtres de la Prière se rassemblent pour mettre en commun ce qu’ils ont fait et pour discuter des objectifs de chacun. C’est le Conseil du Temple. Une fois par an, il y a la semaine de la Grande Abstinence. Les prêtres restent une semaine sans manger, buvant et dormant le moins possible. Ils se consacrent jour et nuit à la prière pour Agrath. C’est un évènement très important car il symbolise la complète dévotion du prêtre de la Prière pour Agrath. Ils ne peuvent avoir de femmes ni d’enfants.

L’Equilibre

On pourrait dire que l’Equilibre est le juste milieu entre Combat et Prière. De nombreux prêtres ont été tentés par ce domaine. Mais c’est aussi le plus difficile, car il faut être polyvalent ; il faut maîtriser le domaine de la ¨Prière et celui du Combat. Peut-être pas de manière aussi approfondie et pointue, mais tout de même. Après avoir choisi le domaine de l’Equilibre, le prêtre ne reviendra que très rarement dans les temples, une ou deux fois pas an environ, pour rapporter ce qu’il a fait. Il a une totale liberté d’action, mais seulement après deux ans de perfectionnement au temple. En fait il va lui-même décider de là où il veut aller. C’est lui qui « sent » où est-ce que Agrath veut qu’il exécute sa volonté. Il maîtrise lui aussi les armes mais ne les utilise pas comme le prêtre de la Prière. Par contre, il va aller directement sur les champs de batailles ou dans les casernes pour bénir les soldats et leur insuffler la force et le courage pour aller combattre. Lui-même ne le fait pas, il se contente de transmettre le message d’Agrath à travers le monde. Il va avoir un rôle important pour la pérennité du culte car c’est lui qui va aller « chercher » les apprentis. Certains viennent d’eux-mêmes au temple pour aller en apprentissage, mais souvent les prêtres de l’Equilibre vont aller voir dans les villes s’il n’y a pas une ou deux familles qui voudraient que leurs enfants deviennent prêtres d’Agrath. Les bénédictions d’un prêtre de l’Equilibre sont très puissantes et on dit qu’elles auraient changé le cours de plusieurs batailles. Mais cela relève de la spéculation. Le prêtre de l’Equilibre ne favorise aucune bataille, aucun camp et peut bénir des soldats pour aller ensuite au camp adverse. Ce qui est important pour lui, c’est de donner la volonté de se battre aux soldats à travers Agrath. Ils sont totalement libres d’avoir des femmes et des enfants, mais les prêtres de l’Equilibre préfèrent le mariage et fonder une famille plutôt que d’errer de femmes en femmes. Il n’y a qu’une grande cérémonie pour les prêtres de l’Equilibre, mais elle est très importante : c’est la Réunion des Prières. Pendant une semaine, d’abord, tous les prêtres se rejoignent pour décider d’une bataille à laquelle ils vont bénir les soldats. Puis ils vont tous accomplir la bénédiction. Cette dernière est alors d’une puissance extraordinaire, puisque la réunion de tous les prêtres. L’armée qui la reçoit a de grandes chances de gagner.

Le Combat

Dire que les prêtres du Combat sont les opposés de ceux de la Prière serait simplifier à l’extrême et absolument inexact. C’est même le contraire. On pourrait dire qu’ils sont leurs parfaits compléments. Ils sont là pour exécuter la volonté d’Agrath. Exécuter, selon eux, à travers le combat et les armes. Ce sont des voyageurs. Ils ne restent dans les temples que quelques jours par mois, le plus souvent ils habitent dans les casernes comme les autres soldats. Ils sont plutôt solitaires, et ne se rencontrent entre eux que très rarement. Pendant deux années après avoir choisi le Combat, ils alternent entre le perfectionnement des armes et le combat. Puis ils vont uniquement combattre. Ils vont généralement dans des batailles, des conflits entres royaumes, mais peuvent tout aussi bien faire partie d’un tournoi. En fait, tant qu’ils ont l’arme à la main, ils n’ont pas vraiment de limites. Alors que le culte de la Prière est très encadré, avec des heures précises pour faire des choses précises, les prêtres du Combat sont à peu près libres de faire ce qu’ils veulent. Ils doivent simplement accomplir la bataille que le prêtre de la Prière a choisie pour eux. Ils peuvent exercer la volonté d’Agrath en étant soldat, mais aussi comme stratège ou garde dans une ville. Ils sont initiés à tous les types de combat, puis c’est à eux de décider lequel exécutera la volonté d’Agrath, selon eux. Ils sont différents d’un soldat quelconque car ils ne se battent pas pour un pays, ni même pour une idée, mais bien pour leur Dieu. Contrairement aux prêtres de la Prière, ils peuvent avoir des femmes et des enfants, tant que ceux-ci ne les empêchent pas d’aller combattre. Il est même courant que les prêtres aient deux ou trois femmes disséminées à travers le pays, qu’ils vont voir quand ils combattent par là. Il existe deux fêtes qui sont primordiales pour un prêtre du Combat : La paix d’Agrath et la Rage du Sang. Une semaine par an, les prêtres ne peuvent pas combattre et doivent rester à méditer, notamment sur les morts qu’ils ont engendré et sur la cause de ces morts. C’est une épreuve assez difficile, car de nombreux guerriers n’arrivent pas à vivre avec ces morts sur la conscience et quittent les rangs des prêtres. Lors de la Rage du Sang, le prêtre essaie d’entrer en contact avec l’essence d’Agrath. S’il y parvient, il est prit d’une fureur guerrière qui décuple sa force et son endurance. Fureur qui ne s’achèvera qu’au coucher du soleil.

Les Apprentis

Tous les prêtres ont étés, il y a plus ou moins longtemps, Apprentis. C’est un passage obligé, passage qui dure 6 longues années. Années au terme desquels l’apprenti choisira sa spécialisation. Pendant ces années, on va apprendre à l’apprenti tous les fondements du culte d’Agrath. On ne va pas s’intéresser davantage à tel ou tel enseignement, mais essayer de donner un apprentissage général et des bases solides. L’apprenti apprendra toutes les prières rituelles, toutes les bénédictions. Peut-être que celle du Combat ne lui servira pas lorsqu’il sera dans la Prière, mais l’objectif n’est pas un enseignement individuel, mais quelque chose de commun à tous. Il apprendra quelles sont les offrandes à faire au Dieu, qu’est-ce qui provoque sa satisfaction ou, au contraire, son mécontentement. Il apprendra à se pencher sur des manuscrits anciens, à lire et à écrire pour la plupart. Il devra savoir en détail la fabrication d’une arme, le squelette d’un cheval ou même les vertus des différentes plantes médicinales. Tout cela ne semble avoir aucun lien, mais le domaine de l’apprentissage est très vaste. On va essayer d’inculquer à l’apprenti le plus de notions possibles qui pourraient lui servir : de la manière de tendre une embuscade aux recettes de cuisines alors qu’on est dans la nature en passant par la manière de déchiffrer des manuscrits anciens. Les Apprentis n’ont pas le droit de sortir du temple où ils ont passé leur test d’initiation, sauf à des occasions spéciales ou accompagnés par un prêtre. Ils effectuent les taches plus « spirituelles » et qui concernent l’étude à proprement dit le matin puis continuent avec les tâches plus « physiques » et militaires l’après-midi. Une fois par mois, durant deux ou trois jours, chaque apprenti accompagnait un prêtre dans son programme. Ce rituel a pour nom la « Découverte ». Ils vont d’abord avec un prêtre de la Prière, puis avec un de l’Equilibre et enfin avec un prêtre du Combat. L’apprenti suit le prêtre dans tout ce qu’il fait. S’il va combattre, il reste à l’arrière mais observe. S’il bénit, il reste à ses côtés … c’est un moyen pour les Apprentis d’en savoir davantage sur chaque domaine afin de choisir en tout état de cause celui qu’ils préfèrent.

Les jours passèrent, les semaines, les mois, les années. J’appris le maniement des armes, les prières rituelles d’Agrath, la connaissance de tous les métaux, de tous les moyens de combattre. J’étais enfin prêt à passer mon test pour devenir un vrai prêtre. Alors que je me rendais là où l’on devait me donner les instructions, je passais devant la statue d’Agrath. C’était la représentation la plus courante du Dieu : Un homme fort et viril. Il est l’image même du valeureux guerrier. Il est debout, brandit une hache devant un ennemi invisible et se défend avec un bouclier, placé devant son cœur. Le dieu est toujours habillé de manière très dépouillée. Enfin, on le voit très souvent représenté avec un collier de fleurs blanches.

J’entrais donc dans une grande salle, où étaient présents les trois « Chefs de domaine », Anhil Grhand pour le Combat, Eléonore Trayne pour la Prière et Stephan Folh pour l’Equilibre. Il y avait aussi le grand prêtre, Ninstüg Findh ( il y a un document sur eux en annexe ainsi qu’un texte sur les us et les coutumes du culte ). Ils m’expliquèrent que, pendant 4 mois, je devais étudier et prier pour découvrir où je devais aller combattre. Puis pour les 4 mois suivants, je devais bénir ceux que j’allais soutenir. Enfin, pour les 4 derniers mois, je combattrais l’épée à la main. A la fin de cette année, je choisirais le domaine dans lequel je veux exercer ma prêtrise.

Les quatre premiers mois se déroulèrent sans problèmes, excepté le fait que je ne savais pas du tout où je devais aller. Ce ne fut que le dernier mois que je compris : je devais aller aider à la Lutte contre Agramand ! Le lieu était ainsi apparu dans mon esprit. Sans doute une intervention divine. Les quatre mois d’après furent mes préférés, insufflant le courage et la volonté aux soldats, leur expliquant le message d’Agrath. Les derniers mois furent les plus exaltants, mais le plus marquants aussi. La mort, la soif de sang … tout cela m’était inconnu auparavant. A la fin de l’année, je décidais de devenir un prêtre de l’Equilibre. On m’accueillit à bras ouverts. Voilà comment se termine mon histoire.

Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Une heure, peut-être deux. Je n’écriais pas ce qui se passe après mon entrée dans le domaine de l’Equilibre, ce serait trop long. Surtout, avant de mourir, je voudrais faire une prière à Agrath. La prière rituelle, que tous connaissent :

« Agrath, donne-moi la force. Donne-moi la force de comprendre ta volonté. Donne-moi la force d’exécuter ton message. Donne-moi la force d’insuffler le courage aux combattants, à tes fidèles sujets. Donne-moi la force de sillonner le monde pour répandre ton message. Donne-moi la force d’être ton prêtre. »

Annexe

Les chefs de Domaines et le Grand Prêtre

Anhil Grhand : Chef du domaine du Combat. C’est un homme d’une cinquantaine d’années, assez buté et renfrogné. Il n’est ni amical ni conciliant, sa vie étant entièrement consacrée au combat. Assez conservateur, il pense que le culte est parfait qu’il est, ce qui le met en désaccord avec Eléonore. Anhil a pu accéder à ce poste grâce à ses discours enflammés sur Agrath, les combats et sa volonté. Même si assez effrayant, il est très charismatique et convaincs sans problèmes son auditoire. Mais il lui manque une certaine ouverture d’esprit, il refuse d’avoir tort et de modifier ses jugements. Il est d’une famille modeste, même plutôt pauvre, qui ne voulait pas qu’il s’engage dans la prêtrise. Mais il pense avoir eu la révélation d’Agrath. Il est très habile au combat et est connu partout pour ses exploits sur le champ de bataille.

Eléonore Trayne : Chef du domaine de la Prière. Eléonore est une femme d’une quarantaine d’années, qui a travaillé très dur pour en arriver là. Elle fait continuellement face à une adversité masculine et doit lutter pour garder son poste. Très déterminée, elle n’en est pas moins posée et calme. Quand il y a un problème, elle l’examine sous toutes ses coutures avant de transmettre son jugement. Elle a une vision très ouverte sur l’évolution du culte et sur ce que pourraient être ses modifications. Elle vient d’une famille assez riche, qui l’a envoyée au culte d’Agrath un peu pour s’en « débarrasser » car ils n’arrivaient pas à la marier. Ils pensaient qu’elle deviendrait un garçon manqué, assoiffé de combats. Elle est au contraire très féminine et a décidé de se consacrer à la Prière. C’est elle qui gère toute l’administration de tous les Temples d’Agrath.

Stephan Folh : Chef du domaine de l’Equilibre. C’est le plus jeune des chefs. Il doit avoir à peine 35 ans. Il a accédé très récemment à ce poste après la mort de l’ancien chef. Stephan est très novateur. Il aimerait beaucoup changer le culte, en le recentrant sur la bénédiction des soldats et non plus sur le combat comme c’est le cas actuellement. Il pense qu’Agrath ne choisi pas les combats, mais qu’il honore les vainqueurs. Il a une argumentation très solide, qu’il a étayée grâce à ces nombreux voyages. Mais il fait face à une résistance farouche pour la nouveauté, notamment d’Anhil avec qui il a un profond désaccord. Il porte un jugement que l’on dit rapide sur les choses et les situations, mais il a en fait étudié profondément le problème. Il est simplement sûr de lui et ne se sens pas le besoin de faire des hypothèses. Il vient d’une famille qui a toujours voulu qu’il devienne prêtre d’Agrath. Il a exaucé leur souhait, mais les a déçus en devenant prêtre de l’Equilibre. Il ne leur parle plus depuis. Il est rarement présent dans les temples, car il voyage sans cesse.

Ninstüg Findh : Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres. Il a été élu à ce poste car il sait faire la part des choses entre les personnes qui veulent voir évoluer le culte et celles plus conservatrices. Il a un calme à toute épreuve et ne s’énerve que rarement. Il doit avoir environ 50 ans. Il gère le culte avec justice, mais aussi d’une main de fer. Les prêtres se disent contents, car il sait allier l’autorité et la douceur. Comme Stephan, il a une vision différente du uclte et lutte pour la faire adopter. Malheureusement, il fait face à trop d’obstacles pour pouvoir réellement mettre en œuvre sa pensée. On ne sait rien de ses origines, il en parle peu ou pas. La seule chose que nous savons, c’est que son père a été massacré par Bromor II. Après, ce qui c’est passé ensuite reste un mystère. Il est peu voir pas présent ; Soit il s’enferme dans ses appartements et n’autorise personne à venir le voir soit il part pendant de longs mois pour des raisons inconnues. Il commence à y avoir beaucoup de rumeurs à son sujet, rumeurs qu’il n’a pas encore démenti.

Us et Coutumes du Culte

Lors du 3ème jour du 3ème mois de l’année, on fête Agrath. Dans tous les villages où il y a un culte d’Agrath, tous les villageois sortent dehors, qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il grêle. Ils fêtent la colère d’Agrath. A la troisième heure de l’après-midi, un homme ( tiré au hasard parmi les volontaires ) prend une hache ( symbole de la Hache Punitive ) et sacrifie un agneau en l’honneur d’Agrath. S’en suit une nuit de fêtes, d’alcool et d’orgies à foison. Cette offrande est censée apaiser la colère du Dieu. Si le temps n’est pas meilleur dans les jours suivants, on sacrifiera un nouvel agneau 3 jours après le premier, et ainsi jusqu’à ce que le temps s’améliore, signe que le Dieu s’est calmé.

La coutume veut que une personne vienne faire une offrande à Agrath lorsqu’un membre de sa famille part à la guerre ( pour lui donner force et courage ) ou lorsqu’il meurt et qu’il a un tempérament particulièrement belliqueux ( pour que Agrath le guide dans la mort ).

On dit aussi que recevoir une bénédiction d’un prêtre d’Agrath favoriserait les chances de conception et la virilité, mais rien n’a jamais été prouvé. Plusieurs superstitions courent autour d’Agrath :
- Si l’on casse une hache, c’est que l’on va bientôt être envoyé à la guerre
- Si un membre de notre famille est mort par une hache, c’est que Agrath a un grief contre notre famille. Il faut faire une offrande au plus vite
- Si l’on est né au mois d’Agate, c’est que l’on est destiné à un avenir guerrier ou dans le culte d’Agrath

Il y a plusieurs coutumes au sein même du culte :
- Lorsqu’on passe son test pour devenir prêtre, on doit porter une couronne de fleurs blanches, signe de la « pureté » du futur prêtre qui n’a jamais tué un homme
- Les apprentis sont en robe noire, signe qu’ils n’ont pas choisi leur domaine. Les prêtres de la Prière sont en robe blanche, ceux du combat en rouge et les prêtres de l’Equilibre dans la couleur de leur choix
- Au milieu de la cour de chaque temple, une hache doit être plantée dans un arbre mort. On y fera une offrande chaque année ( voir plus haut ).
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Amélie Santhan
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 8 Mar - 11:33

Un petit upinou ^^
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 8 Mar - 15:24

Puisque Agrath est le dieu du guerrier, pourquoi ne pas en faire le dieu du combat au lieu du dieu de la guerre ? Ça évite de se tromper sur l'implication possible du dieu lors d'une guerre.

Alors, après une nouvelle lecture, voici mon avis ^^.

Il y a de nombreuses tournures de phrases, temps employés, etc, que je trouve étrange ... Mais bon, on pourra corriger ça plus tard. Je ne m'attarde donc qu'aux faits en eux même.

Le test d'initiation ... Avant de pouvoir essayer de le passer, je verrais bien une formation un peu plus longue qu'une semaine ... D'ailleurs là, on a pas vraiment l'impression qu'il s'agit d'une formation ou d'un apprentissage ... Ça fait un peu : on me demande de faire, je le fais mais je sais pas comment faire ... Si j'y arrive, c'est paske j'ai du bol.

Peut-être consacrer un peu plus de temps et de lignes surtout xD la dessus, car je trouve ça trop rapide. Faire par exemple du sort de la Rage du Sang la base de l'initiation d'un prêtre d'Agrath.

Concernant le Loup, tu peux dire que les prêtres d'Agrath s'offusquaient car pour eux, Agrath était le dieu du combat, et qu'il n'aurait jamais envoyé quelqu'un sur terre pour conquérir des royaumes. Que s'il envoyait quelqu'un sur terre, son champion serait un combattant or pair mais pas un conquérant.

A priori, les cultes se sont développé partout (mais pas forcément de marnière équivalente) ... Je ne vois pas le culte émerger juste dans un coin avant de se propager au bout de 600 ans... Tu peux dire que la "maison mère" du culte était à RR et que toutes les décisions se prenaient labas, mais, pour coller au BG, il doit il y avoir des prêtres un peu partout sur les trois continents.

Dans ton textes, les prêtres toujours vont aider durant les guerres ... Pour moi ça ne colle toujours pas ... Un prêtre d'Agrath est dans mon esprit un guerrier, un champion. Un mec qui va essayer de perfectionner sa maitrise de toutes les lames jusqu'à la mort. Qui ira de défi en défi pour tester sa force et sa foi envers Agrath. Il pourrait devenir instructeur pour ses vieux jours, en siégeant dans les temples. Il en a pas forcément quelque chose à battre des guerres, au contraire. Il participe bien sur si il est concerné, mais il ne va pas "aider" par pur bonté ... Enfin c'est comme ça que je le vois ...

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 8 Mar - 20:04

Oki j'éditerais ça Wink
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Mar - 12:20

Attends l'avis de Brise avant de modifier quoi que ce soit ^^.

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Mar - 13:50

Oki Smile
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Mar - 14:12

Voici mon avis. Ca ne me gêne pas de distinguer 3 branches dans le culte mais il faut qu'elles soient au service du combat comme le dit bien Leelou. Agrath ne prend pas parti, il ne fait pas de politique. Il est l'incarnation du combat, de la guerre et de la lutte. On devrait d'ailleurs en faire le dieu du combat, et pas forcément uniquement du combat guerrier. L'homme sur le point de se noyer qui lutte pour sa survie pourrait alors invoquer Agrath. Qu'en pensez-vous ?

---------

Test d'initiation : Aucune logique. On ne sait pas comment on réussit ou pas, aucun apprentissage, un prêtre de l'équilibre (c'est quoi ?) te bénit et paf Rage du Sang. On comprend pas.

Tu cites Roc-Rétif en 180 alors que cette ville ne commence à exister qu'en 280 ! Et ne se développe que plus tard.

Je ne vois pas Bromor II massacrer les prêtres : Il n'est pas fou et stupide à ce point... Pour le Loup ça passe, mais pas pour Bromor II.

Je vois mal les habitants s'en prendre aux prêtres de Roc-Rétif d'autant plus qu'à partir de 512 il n'y a quasiment plus de guerres et qu'en 578 la paix est signée. Agrath est certes un ordre guerrier. Mais dans un premier temps, Roc-Rétif est une nation belliqueuse et le roi au moins respecte Agrath. Ensuite, je vois mal une population s'en prendre à des prêtres au risque de se faire foudroyer ou de recevoir la peste, alors que la guerre est du passé et qu'en plus de ça la paix est signée en 578. Quel intérêt ont-ils à se soulever contre un culte qui ne leur pose plus problème (vu qu'il n'y a plus de guerres) depuis 60 ans ?

La branche du combat ne doit pas prendre parti, sans quoi se posent de gros problèmes de politique. Tu pourrais différencier combat et équilibre par le fait que le combat se bat, alors que l'équilibre aide les combattants. Nuance...

Citation :
"Ils sont totalement libres d’avoir des femmes et des enfants, mais les prêtres de l’Equilibre préfèrent le mariage et fonder une famille plutôt que d’errer de femmes en femmes"

Je ne vois pas les prêtres d'Agrath se marier. Dans la cosmogonie, Jesta emprisonne Agrath. Le Foyer, c'est le domaine de Jesta et on ne peut plus appartenir à Agrath en ayant une famille, un foyer : On est alors maintenu entre les rets de Jesta, car les liens familiaux sont très forts.

Citation :
"Il n’y a qu’une grande cérémonie pour les prêtres de l’Equilibre, mais elle est très importante : c’est la Réunion des Prières. Pendant une semaine, d’abord, tous les prêtres se rejoignent pour décider d’une bataille à laquelle ils vont bénir les soldats. Puis ils vont tous accomplir la bénédiction. Cette dernière est alors d’une puissance extraordinaire, puisque la réunion de tous les prêtres. L’armée qui la reçoit a de grandes chances de gagner."

Je ne vois pas 25 prêtres se réunir pour donner une victoire certaine à un groupe précis. Pour moi à la limite c'est là le rôle d'un prêtre du Combat, qui serait lui investi dans un seul camp bien précis sans pour autant le "choisir", et bénirait ses compagnons d'armes. Pour moi l'Equilibre ça doit être autre chose. D'ailleurs tu devrais rajouter un truc comme quoi tuer un prêtre-guerrier d'Agrath sur le champ de bataille, en combat loyal, est considéré comme un très grand honneur et une bénédiction, mais que le tuer de manière déloyale est la pire malédiction qui soit.

Citation :
"Contrairement aux prêtres de la Prière, ils peuvent avoir des femmes et des enfants, tant que ceux-ci ne les empêchent pas d’aller combattre."

Idem que pour ceux de l'équilibre, pour moi c'est proscrit. Ah et n'oublie pas les femmes guerrières, qui vont avoir des hommes et des enfants. Mais comment une femme peut-elle avoir des enfants, 9 mois de grossesse, puis plusieurs années oùl'enfant est dépendant... Non ce n'est pas imaginable !

Citation :
"La seule chose que nous savons, c’est que son père a été massacré par Bromor II."

Ne convient pas (voir plus haut)

Citation :
"- Les apprentis sont en robe noire, signe qu’ils n’ont pas choisi leur domaine. Les prêtres de la Prière sont en robe blanche, ceux du combat en rouge et les prêtres de l’Equilibre dans la couleur de leur choix"

Tu dis au début que les prêtres de l'équilibre sont en gris. Contradiction. De plus je ne vois pas des hommes virils, incarnant Agrath, s'habiller en robe. Ca fait un peu "cliché" le prêtraillon en robe.

----

L'ensemble est correct, mais je trouve que ça manque de précision. Pourquoi les prêtres font-ils ces choses ? Il faudrait détailler la logique et les objectifs de chaque branche. Il faudrait développer les différentes prières guerrières, que ce soit les bénédictions ou les prières des prêtres de la prière. Tout cela nous servira notamment pour la magie divine par la suite.

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Mer 10 Mar - 14:17

Oki je ferais ça Wink
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Jeu 1 Avr - 19:36

J'ai eu des problèmes personnels récemment, d'où mon indisponibilité ( notamment une charge de travail conséquente au niveau des études )

J'ai quand même procédé aux modifications que tu avais demandé, mais sans ajouter les précisions sur les différentes branches. Ce sera pour très bientôt ...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Ven 9 Avr - 12:15

Tiens moi au courant quand tu auras "fini" le texte, que je regarde ça en détail Wink

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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 26 Avr - 14:56

Voilà ma version finie =) ( après tant d'efforts ... )

Je vais faire la description du Culte d’Agrath sous la forme d’une narration.

Citation :
Alors, en tout premier lieu, je vais me présenter. Je suis Arthin Valliad, prêtre d’Agrath à l’hiver de sa vie. Ma mort est proche, et je décide d’écrire ce cahier aujourd’hui pour vous raconter le périple de ma vie mais, plus que ce périple, les fondements du culte auquel j’ai consacré plus de 50 années, le culte d’Agrath.

Mon premier véritable contact avec ce culte commença à 14 ans, mais je n’eu ni révélation, ni message d’Agrath. Non, ce choix avait été fait depuis plusieurs années déjà. Je vais donc revenir brièvement en arrière.

Deux ans plus tôt mon sort fut décidé. Je voulais être soldat. Mais je devais m’engager dans la religion, ainsi que mes parents l’avaient voulu. Ils me laissèrent le choix du culte. Je choisis Agrath.

Ce ne fut donc qu’à 14 ans qu’ils purent enfin m’y envoyer. C’est le seul âge auquel les prêtres acceptaient de recevoir des enfants pour leur apprendre le culte. Je fus donc envoyé dans un de leurs temples. A mon arrivée, je fus surpris : j’étais d’une famille plutôt riche et je m’attendais pas à ce bâtiment sobre et vétuste. Je dû m’y faire très vite.

Une semaine après mon arrivée, on me fit passer le test d’initiation. Celui-ci particulièrement long, dure une semaine. Pendant tout ce temps-là, on doit montrer sa dévotion en Agrath en priant jour et nuit. C’est une semaine durant laquelle ont est censé accueillir dans son cœur le Dieu. A la fin de la semaine, l’un des prêtres jette un sort qui va révéler « l’âme » de l’apprenti et sa croyance en Agrath. Si celle-ci est jugée suffisante, il est accepté.

On m’indiqua que mon apprentissage durerait 6 longues années, au terme desquelles je devrais passer une année de test avant de pouvoir devenir réellement prêtre. Quand j’interrogeais sur ce fameux test, je n’avais en réponse que des silences.

Un jour que j’allais à la bibliothèque, je remarquais un texte, soigneusement conservé. J’interrogeais et sur son contenu et on me dit que tous les Apprentis doivent lire ce texte car c’est le récit de l’histoire du culte d’Agrath. Le voici :

Histoire du Culte – Par Xemonthis

Si vous avez découvert ce manuscrit et que mes lignes sont encore lisibles, c’est que j’ai pu transmettre une vie d’étude. Une vie d’étude sur l’histoire de notre Culte, des Ages Sombres jusqu’à aujourd’hui ( 680 est la date à laquelle je suis en train d’écrire ). En toute modestie, je peux affirmer que c’est l’écrit le plus complet qui existe sur le culte d’Agrath. De longues années durant, j’ai recoupé les différents parchemins, archives et témoignages pour obtenir cette version finale.

Pendant la période des Ages Sombres, il n’y a eu pas ou peu d’écrits. Ce millénaire nous réserve encore bien des mystères. On sait seulement que c’est à cette époque qu’a été crée le culte d’Agrath. A ce moment-là, ce n’était pas vraiment un culte. C’était une réunion de quelques fidèles dans un but commun : prier Agrath. Mais il convient tout de même de le rapporter, pour comprendre ses origines. Cette période d’instabilité du culte restera, contrairement à ce que l’on peut penser, jusqu’en 122. En effet, pendant la Reconstruction, nul ne s’intéressait vraiment à la guerre, plus occupé à reconstruire les cités dévastées. Ce culte était encore minoritaire et peu reconnu. Mais un coup d’éclat allait changer tout cela. Autour de 138, le prince Arkel-Ion se déclare comme envoyé par Agrath sur Terre. Les fidèles du dieu son choqués et crient au blasphème : c’est un imposteur ! Le prince ne semblait pas apprécier que l’on doute de sa parole, et envoya des soldats massacrer les prêtres. Ceux-ci n’étaient pas nombreux, mais certains parvinrent tout de même à s’enfuir et à se cacher ; Ils étaient convaincus que leur Dieu punirait le prince. L’histoire leur donna raison avec la mort du prince, en 184, qui avait été foudroyé. Les prêtres ne doutèrent pas un seul instant qu’Agrath avait agi en personne. C’est à partir de là qu’ils commencèrent à fonder un véritable culte, comprenant l’importance de transmettre un message aux fidèles. C’est à ce moment là que s’installe une hiérarchie du culte, des dogmes, des valeurs … Mais pour le moment, toutes ces études restent très théoriques : prière, étude de manuscrits anciens, du maniement des armes et des méthodes de combat. Les prêtres ont peu de temples et encore de nombreuses litiges, autant administratifs que sur le partage des pouvoirs. Le culte prospère lentement mais sûrement.

Au fur et à mesure des générations, les prêtres d’Agrath changèrent leur manière de voir le culte. Ils pensaient que la volonté d’Agrath est autre, et qu’il voulait qu’ils combattent pour lui. Si sa volonté est celle-ci, on ne le saura jamais, mais les prêtres y croyaient dur comme fer. Ils troquèrent leurs soutanes contre des armures, leurs livres de prières contre des épées. Ils combattaient, dans n’importe quelle bataille, en pensant que c’était ce que Agrath voulait.

A la fin des Ages Troubles, vers 450 donc, la population de Roc-Rétif, là où la majorité des prêtres étaient installés, se souleva. Elle voulait la paix, et les prêtres d’Agrath étaient donc leur tête de Turc, leur bouc émissaire, avec leurs dogmes guerriers. Bien que le roi de Roc-Rétif respecte le culte d’Agrath et ai tenté d’étouffer le mal dans l’œuf, il avait des problèmes plus urgents à régler et se désintéressa quelque peu du sort des prêtres. Cela commençait avec quelques habitants qui frappaient à la porte des temples pour manifester leur mécontentement. Puis, peu à peu, le mouvement prit de l’ampleur. Bien que les habitants aient peur d’une « vengeance divine » et ne se manifestaient au départ que le visage masqué pour ne pas être reconnus, la colère enleva toute inhibition et peur d’Agrath. Cela ne se fit pas sur quelques semaines, ni même sur quelques mois, mais bien sur quelques années. La famine, la pauvreté donnèrent de la force à cette manifestation en faveur de la paix. Ils n’avaient rien obtenu des dirigeants, et dirigeaient donc leur colère vers les prêtres d’Agrath. En 472, une jeune femme du nom de Lehane Shyn prit la tête du mouvement. D’après les différents écrits récoltés, on ne savait d’elle que qu’elle était née d’un milieu assez pauvre, et que son frère était mort à la guerre. Mais son nom ne restera pas dans l’Histoire. Un an seulement après qu’elle ai prit la tête du mouvement, elle mourut assassinée. Nul ne savait par qui, mais de nombreux indices nous révèlent aujourd’hui que c’est probablement le fait du Grand Prêtre de l’époque, Asthar Fulzor. Il fallut encore plusieurs années pour que la population se calme. A la fin, elle ne se rappelait même plus pourquoi elle faisait la guerre aux prêtres d’Agrath.

Ceux-ci se rendirent alors compte que la guerre en elle-même n’était pas la solution : il n’accomplissaient plus la volonté d’Agrath, ils se comportaient comme des bouchers ! Si la prière et le combat n’étaient pas ce qu’Agrath voulait, alors il fallait trouver ce que c’était ! En 595 a eu le Conseil Des 70 Prêtres ; c’était une réunion des 70 prêtres les plus influents, qui devaient discuter sur la manière dont le culte devrait être organisé. Il fallut trois jours et trois nuits pour parvenir à une décision. Ils décidèrent qu’alors le culte se diviserait en 3 parties : le combat, la prière et un domaine qui mélangeait les deux. La hiérarchie fut clairement établie, des temples furent crées de plus en plus nombreux au fur et à mesure des années. C’est autour de 600 – 650 que le culte de développe réellement pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui.

En sortant de la bibliothèque, j’aperçus un habillé entièrement de blanc. Cela m’étonna, car, jusque là, car je n’avais jamais vu un prêtre habillé ainsi. Je demandais à un prêtre qui c’était. En souriant, il m’indiqua :

« Lui, c’est le chef du domaine de la Prière. Si tu t’engages dans cette fois après ton test, c’est elle qui supervisera ton travail au début, puis qui t’aidera si tu as des interrogations. Si tu vois un homme habillé tout de rouge, c’est le chef du domaine du Combat. C’est le second domaine que tu peux choisir fini ton apprentissage. Avec un habit coloré, le chef de l’Equilibre. Peu de personnes s’engagent sur cette voie, par le fait que l’on doit maîtriser les deux domaines pour s’y engager. Si les prêtres de la prière étudient le message d’Agrath, que ceux du Combat vont aider les soldats dans la bataille qu’Agrath a choisie, le prêtre de l’Equilibre doit aider les combattants. Non pas par le combat, mais en leur transmettant la force d’Agrath et en faisant passer son message. Enfin, mais je penses que tu ne le verras pas de sitôt, le Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres. Il ne sort de très rarement de ses appartements, ou s’il le fait il part sillonner le pays pour de longs mois. Nous avons de la chance d’avoir un Grand Prêtre comme lui. »

Intrigué, je suis allé à la bibliothèque pour davantage de renseignements sur les domaines. Voici un texte que j’ai trouvé particulièrement intéressant :

Les Domaines du Culte – Par Azthophase

Lorsque les prêtres d’Agrath doivent choisir un domaine dans lequel ils passeront toute leur existence, ils sont peu ou pas informés sur les subtilités de chacun d’entre eux. C’est pour cette raison que j’ai fait cet écrit, de manière à les informer le plus possible.

La Prière

C’est le domaine le plus spirituel du culte. Les prêtres appartenant à la Prière n’ont qu’un objectif : comprendre et accéder à l’essence d’Agrath. Nul n’y est jamais parvenu, mais les prêtres tendent tous vers cet accomplissement. La journée d’un prêtre de la prière se divise en plusieurs parties. Le matin, il prie et fait des offrandes pour Agrath. Puis il étudie des textes d’anciens prêtres, des récits de batailles, des prières, des demandes d’habitants qui veulent faire une offrande au Dieu … L’après-midi, il étudie d’abord le maniement des armes. Nul ne peut se prétendre prêtre s’il ne sait pas tout sur les armes. Le prêtre de la Prière ne fait que de la théorie. Il sait s’en servir, mais ne l’a jamais fait. Il étudie les métaux, le fonctionnement des armes de siège, la stratégie mais ne met rien en œuvre. En effet, on considère que le message d’Agrath ne peut être compris que si l’on sait tout de son domaine : le combat. Après les armes, le prêtre s’occupe de l’administration du temple. Ce sont les prêtres de la Prière qui s’occupent de la gestion du temple où ils sont. Les dépenses, les offrandes, les apprentis qui sont arrivés, les tests d’initiation, les achats de nourriture … chacun a un domaine qui lui est propre. Une fois par semaine, tous les prêtres de la Prière se rassemblent pour mettre en commun ce qu’ils ont fait et pour discuter des objectifs de chacun. C’est le Conseil du Temple. Une fois par an, il y a la semaine de la Grande Abstinence. Les prêtres restent une semaine sans manger, buvant et dormant le moins possible. Ils se consacrent jour et nuit à la prière pour Agrath. C’est un évènement très important car il symbolise la complète dévotion du prêtre de la Prière pour Agrath. Ils ne peuvent avoir de femmes ni d’enfants.

L’Equilibre

On pourrait dire que l’Equilibre est le juste milieu entre Combat et Prière. De nombreux prêtres ont été tentés par ce domaine. Mais c’est aussi le plus difficile, car il faut être polyvalent ; il faut maîtriser le domaine de la Prière et celui du Combat. Peut-être pas de manière aussi approfondie et pointue, mais tout de même. Après avoir choisi le domaine de l’Equilibre, le prêtre ne reviendra que très rarement dans les temples, une ou deux fois pas an environ, pour rapporter ce qu’il a fait. Il a une totale liberté d’action, mais seulement après deux ans de perfectionnement au temple. En fait il va lui-même décider de là où il veut aller. C’est lui qui « sent » où est-ce que Agrath veut qu’il exécute sa volonté. Il maîtrise lui aussi les armes mais ne les utilise pas comme le prêtre de la Prière. Par contre, il va aller directement sur les champs de batailles ou dans les casernes pour bénir les soldats et leur insuffler la force et le courage pour aller combattre. Lui-même ne le fait pas, il se contente de transmettre le message d’Agrath à travers le monde. Il va avoir un rôle important pour la pérennité du culte car c’est lui qui va aller « chercher » les apprentis. Certains viennent d’eux-mêmes au temple pour aller en apprentissage, mais souvent les prêtres de l’Equilibre vont aller voir dans les villes s’il n’y a pas une ou deux familles qui voudraient que leurs enfants deviennent prêtres d’Agrath. Les bénédictions d’un prêtre de l’Equilibre sont très puissantes et on dit qu’elles auraient changé le cours de plusieurs batailles. Mais cela relève de la spéculation. Le prêtre de l’Equilibre ne favorise aucune bataille, aucun camp et peut bénir des soldats pour aller ensuite au camp adverse. Ce qui est important pour lui, c’est de donner la volonté de se battre aux soldats à travers Agrath. Ils ne peuvent avoir de femmes ni d’enfants. Il n’y a pas vraiment de cérémonie particulière pour les prêtres de la prière, chacun allant dans son coin. Ils suivent les fêtes du culte, mais pas de plus.

Le Combat

Dire que les prêtres du Combat sont les opposés de ceux de la Prière serait simplifier à l’extrême et absolument inexact. C’est même le contraire. On pourrait dire qu’ils sont leurs parfaits compléments. Ils sont là pour exécuter la volonté d’Agrath. Exécuter, selon eux, à travers le combat et les armes. Ce sont des voyageurs. Ils ne restent dans les temples que quelques jours par mois, le plus souvent ils habitent dans les casernes comme les autres soldats. Ils sont plutôt solitaires, et ne se rencontrent entre eux que très rarement. Pendant deux années après avoir choisi le Combat, ils alternent entre le perfectionnement des armes et le combat. Puis ils vont uniquement combattre. Ils vont généralement dans des batailles, des conflits entres royaumes, mais peuvent tout aussi bien faire partie d’un tournoi. En fait, tant qu’ils ont l’arme à la main, ils n’ont pas vraiment de limites. Alors que le culte de la Prière est très encadré, avec des heures précises pour faire des choses précises, les prêtres du Combat sont à peu près libres de faire ce qu’ils veulent. Ils doivent simplement accomplir une bataille. Peut importe qui sont les protagonistes, où comment et pourquoi. Une bataille. Ils peuvent exercer la volonté d’Agrath en étant soldat, mais aussi comme stratège ou garde dans une ville. Ils sont initiés à tous les types de combat, puis c’est à eux de décider lequel exécutera la volonté d’Agrath, selon eux. Ils sont différents d’un soldat quelconque car ils ne se battent pas pour un pays, ni même pour une idée, mais bien pour leur Dieu. Ils ne peuvent avoir de femmes ni d’enfants. Il existe deux fêtes qui sont primordiales pour un prêtre du Combat : La paix d’Agrath et la Rage du Sang. Une semaine par an, les prêtres ne peuvent pas combattre et doivent rester à méditer, notamment sur les morts qu’ils ont engendré et sur la cause de ces morts. C’est une épreuve assez difficile, car de nombreux guerriers n’arrivent pas à vivre avec ces morts sur la conscience et quittent les rangs des prêtres. Lors de la Rage du Sang, le prêtre essaie d’entrer en contact avec l’essence d’Agrath. S’il y parvient, il est prit d’une fureur guerrière qui décuple sa force et son endurance. Fureur qui ne s’achèvera qu’au coucher du soleil.

Les Apprentis

Tous les prêtres ont étés, il y a plus ou moins longtemps, Apprentis. C’est un passage obligé, passage qui dure 6 longues années. Années au terme desquels l’apprenti choisira sa spécialisation. Pendant ces années, on va apprendre à l’apprenti tous les fondements du culte d’Agrath. On ne va pas s’intéresser davantage à tel ou tel enseignement, mais essayer de donner un apprentissage général et des bases solides. L’apprenti apprendra toutes les prières rituelles, toutes les bénédictions. Peut-être que celle du Combat ne lui servira pas lorsqu’il sera dans la Prière, mais l’objectif n’est pas un enseignement individuel, mais quelque chose de commun à tous. Il apprendra quelles sont les offrandes à faire au Dieu, qu’est-ce qui provoque sa satisfaction ou, au contraire, son mécontentement. Il apprendra à se pencher sur des manuscrits anciens, à lire et à écrire pour la plupart. Il devra savoir en détail la fabrication d’une arme, le squelette d’un cheval ou même les vertus des différentes plantes médicinales. Tout cela ne semble avoir aucun lien, mais le domaine de l’apprentissage est très vaste. On va essayer d’inculquer à l’apprenti le plus de notions possibles qui pourraient lui servir : de la manière de tendre une embuscade aux recettes de cuisines alors qu’on est dans la nature en passant par la manière de déchiffrer des manuscrits anciens. Les Apprentis n’ont pas le droit de sortir du temple où ils ont passé leur test d’initiation, sauf à des occasions spéciales ou accompagnés par un prêtre. Ils effectuent les taches plus « spirituelles » et qui concernent l’étude à proprement dit le matin puis continuent avec les tâches plus « physiques » et militaires l’après-midi. Une fois par mois, durant deux ou trois jours, chaque apprenti accompagnait un prêtre dans son programme. Ce rituel a pour nom la « Découverte ». Ils vont d’abord avec un prêtre de la Prière, puis avec un de l’Equilibre et enfin avec un prêtre du Combat. L’apprenti suit le prêtre dans tout ce qu’il fait. S’il va combattre, il reste à l’arrière mais observe. S’il bénit, il reste à ses côtés … c’est un moyen pour les Apprentis d’en savoir davantage sur chaque domaine afin de choisir en tout état de cause celui qu’ils préfèrent.

Les jours passèrent, les semaines, les mois, les années. J’appris le maniement des armes, les prières rituelles d’Agrath, la connaissance de tous les métaux, de tous les moyens de combattre. J’étais enfin prêt à passer mon test pour devenir un vrai prêtre. Alors que je me rendais là où l’on devait me donner les instructions, je passais devant la statue d’Agrath. C’était la représentation la plus courante du Dieu : Un homme fort et viril. Il est l’image même du valeureux guerrier. Il est debout, brandit une hache devant un ennemi invisible et se défend avec un bouclier, placé devant son cœur. Le dieu est toujours habillé de manière très dépouillée. Enfin, on le voit très souvent représenté avec un collier de fleurs blanches.

J’entrais donc dans une grande salle, où étaient présents les trois « Chefs de domaine », Anhil Grhand pour le Combat, Eléonore Trayne pour la Prière et Stephan Folh pour l’Equilibre. Il y avait aussi le grand prêtre, Ninstüg Findh ( il y a un document sur eux en annexe ainsi qu’un texte sur les us et les coutumes du culte ). Ils m’expliquèrent que, pendant 4 mois, je devais étudier et prier pour découvrir où je devais aller combattre. Puis pour les 4 mois suivants, je devais bénir ceux que j’allais soutenir. Enfin, pour les 4 derniers mois, je combattrais l’épée à la main. A la fin de cette année, je choisirais le domaine dans lequel je veux exercer ma prêtrise.

Les quatre premiers mois se déroulèrent sans problèmes, excepté le fait que je ne savais pas du tout où je devais aller. Ce ne fut que le dernier mois que je compris : je devais aller aider à la Lutte contre Agramand ! Le lieu était ainsi apparu dans mon esprit. Sans doute une intervention divine. Les quatre mois d’après furent mes préférés, insufflant le courage et la volonté aux soldats, leur expliquant le message d’Agrath. Les derniers mois furent les plus exaltants, mais le plus marquants aussi. La mort, la soif de sang … tout cela m’était inconnu auparavant. A la fin de l’année, je décidais de devenir un prêtre de l’Equilibre. On m’accueillit à bras ouverts. Voilà comment se termine mon histoire.

Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Une heure, peut-être deux. Je n’écriais pas ce qui se passe après mon entrée dans le domaine de l’Equilibre, ce serait trop long. Surtout, avant de mourir, je voudrais faire une prière à Agrath. La prière rituelle, que tous connaissent :

« Agrath, donne-moi la force. Donne-moi la force de comprendre ta volonté. Donne-moi la force d’exécuter ton message. Donne-moi la force d’insuffler le courage aux combattants, à tes fidèles sujets. Donne-moi la force de sillonner le monde pour répandre ton message. Donne-moi la force d’être ton prêtre. »

Annexe

Les chefs de Domaines et le Grand Prêtre

Anhil Grhand : Chef du domaine du Combat. C’est un homme d’une cinquantaine d’années, assez buté et renfrogné. Il n’est ni amical ni conciliant, sa vie étant entièrement consacrée au combat. Assez conservateur, il pense que le culte est parfait qu’il est, ce qui le met en désaccord avec Eléonore. Anhil a pu accéder à ce poste grâce à ses discours enflammés sur Agrath, les combats et sa volonté. Même si assez effrayant, il est très charismatique et convaincs sans problèmes son auditoire. Mais il lui manque une certaine ouverture d’esprit, il refuse d’avoir tort et de modifier ses jugements. Il est d’une famille modeste, même plutôt pauvre, qui ne voulait pas qu’il s’engage dans la prêtrise. Mais il pense avoir eu la révélation d’Agrath. Il est très habile au combat et est connu partout pour ses exploits sur le champ de bataille.

Eléonore Trayne : Chef du domaine de la Prière. Eléonore est une femme d’une quarantaine d’années, qui a travaillé très dur pour en arriver là. Elle fait continuellement face à une adversité masculine et doit lutter pour garder son poste. Très déterminée, elle n’en est pas moins posée et calme. Quand il y a un problème, elle l’examine sous toutes ses coutures avant de transmettre son jugement. Elle a une vision très ouverte sur l’évolution du culte et sur ce que pourraient être ses modifications. Elle vient d’une famille assez riche, qui l’a envoyée au culte d’Agrath un peu pour s’en « débarrasser » car ils n’arrivaient pas à la marier. Ils pensaient qu’elle deviendrait un garçon manqué, assoiffé de combats. Elle est au contraire très féminine et a décidé de se consacrer à la Prière. C’est elle qui gère toute l’administration de tous les Temples d’Agrath.

Stephan Folh : Chef du domaine de l’Equilibre. C’est le plus jeune des chefs. Il doit avoir à peine 35 ans. Il a accédé très récemment à ce poste après la mort de l’ancien chef. Stephan est très novateur. Il aimerait beaucoup changer le culte, en le recentrant sur la bénédiction des soldats et non plus sur le combat comme c’est le cas actuellement. Il pense qu’Agrath ne choisi pas les combats, mais qu’il honore les vainqueurs. Il a une argumentation très solide, qu’il a étayée grâce à ces nombreux voyages. Mais il fait face à une résistance farouche pour la nouveauté, notamment d’Anhil avec qui il a un profond désaccord. Il porte un jugement que l’on dit rapide sur les choses et les situations, mais il a en fait étudié profondément le problème. Il est simplement sûr de lui et ne se sens pas le besoin de faire des hypothèses. Il vient d’une famille qui a toujours voulu qu’il devienne prêtre d’Agrath. Il a exaucé leur souhait, mais les a déçus en devenant prêtre de l’Equilibre. Il ne leur parle plus depuis. Il est rarement présent dans les temples, car il voyage sans cesse.

Ninstüg Findh : Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres. Il a été élu à ce poste car il sait faire la part des choses entre les personnes qui veulent voir évoluer le culte et celles plus conservatrices. Il a un calme à toute épreuve et ne s’énerve que rarement. Il doit avoir environ 50 ans. Il gère le culte avec justice, mais aussi d’une main de fer. Les prêtres se disent contents, car il sait allier l’autorité et la douceur. Comme Stephan, il a une vision différente du uclte et lutte pour la faire adopter. Malheureusement, il fait face à trop d’obstacles pour pouvoir réellement mettre en œuvre sa pensée. On ne sait rien de ses origines, il en parle peu ou pas. Il est peu voir pas présent. Soit il s’enferme dans ses appartements et n’autorise personne à venir le voir soit il part pendant de longs mois pour des raisons inconnues. Il commence à y avoir beaucoup de rumeurs à son sujet, rumeurs qu’il n’a pas encore démenti.

Us et Coutumes du Culte

Lors du 3ème jour du 3ème mois de l’année, on fête Agrath. Dans tous les villages où il y a un culte d’Agrath, tous les villageois sortent dehors, qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il grêle. Ils fêtent la colère d’Agrath. A la troisième heure de l’après-midi, un homme ( tiré au hasard parmi les volontaires ) prend une hache ( symbole de la Hache Punitive ) et sacrifie un agneau en l’honneur d’Agrath. S’en suit une nuit de fêtes, d’alcool et d’orgies à foison. Cette offrande est censée apaiser la colère du Dieu. Si le temps n’est pas meilleur dans les jours suivants, on sacrifiera un nouvel agneau 3 jours après le premier, et ainsi jusqu’à ce que le temps s’améliore, signe que le Dieu s’est calmé.

La coutume veut que une personne vienne faire une offrande à Agrath lorsqu’un membre de sa famille part à la guerre ( pour lui donner force et courage ) ou lorsqu’il meurt et qu’il a un tempérament particulièrement belliqueux ( pour que Agrath le guide dans la mort ).

On dit aussi que recevoir une bénédiction d’un prêtre d’Agrath favoriserait les chances de conception et la virilité, mais rien n’a jamais été prouvé. Plusieurs superstitions courent autour d’Agrath :
- Si l’on casse une hache, c’est que l’on va bientôt être envoyé à la guerre
- Si un membre de notre famille est mort par une hache, c’est que Agrath a un grief contre notre famille. Il faut faire une offrande au plus vite
- Si l’on est né au mois d’Agate, c’est que l’on est destiné à un avenir guerrier ou dans le culte d’Agrath

Il y a plusieurs coutumes au sein même du culte :
- Lorsqu’on passe son test pour devenir prêtre, on doit porter une couronne de fleurs blanches, signe de la « pureté » du futur prêtre qui n’a jamais tué un homme
- Au milieu de la cour de chaque temple, une hache doit être plantée dans un arbre mort. On y fera une offrande chaque année ( voir plus haut ).

Si vous tuez un prêtre dans un combat loyal, n’ayez pas peur d’une punition divine, car c’est le contraire qui s’ensuivra. Tuer un prêtre avec honneur vous apporte la bénédiction du Dieu, et est censé vous assurer une victoire dans vos prochaines batailles. Au contraire, si vous en tuez un par surprise, pendant qu’il dort, qu’il n’est pas armé … vous êtes sur que la colère du Dieu s’abattra sur vous et vous punira.

Un aspect moins connu du culte d’Agrath est sa polyvalence. De croyance populaire, c’est le culte du combat et de la guerre, et tout le monde prend ça au premier degré si l’on peut dire. Mais le combat peut avoir une notion plus spirituelle, comme un combat contre la mort. A ce moment-là, il est possible d’invoquer Agrath pour venir en aide à la personne qui en a besoin. Mais cette dernière lui sera à jamais redevable et devra s’engager à venir dans un temple d’Agrath et y faire une offrande au moins une fois par mois.

Prières des différents domaines du culte de Thün :

Combat

Rage du Sang : C’est une prière que les prêtres du Combat n’ont le droit d’utiliser qu’une fois par an, à l’occasion de la fête qui porte son nom. Cela consiste à essayer d’entrer en contact avec l’essence d’Agrath, son être même, qui aurait pour effet de décupler la force et la rage du guerrier en question. Mais il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Afin d’essayer d’entrer en contact avec l’essence de leur Dieu, les prêtres doivent exécuter un rituel complexe. En effet, ils doivent d’abord prononcer une prière en l’honneur d’Agrath, ce qui doit apaiser leur cœurs pour la méditation à venir : « Ô Agrath, je fais régner la paix dans mon cœur pour pouvoir t’accueillir. Ô Agrath, je fais régner le calme dans mon cœur pour pouvoir accueillir ta rage. Ô Agrath, je fais régner la sérénité dans mon cœur pour que ta force m’habite. Ô Agrath, je désire m’unir à toi et accéder au noyau de ton être. » Puis le prêtre qui désire accomplir la Rage du Sang tombe dans une profonde méditation. Il doit se réveiller trois fois et répéter le même nombre de fois la prière. Ce n’est qu’après la troisième prière qu’il va tomber dans une transe profonde, et va pouvoir essayer d’accéder à l’essence d’Agrath.

Voix du Courage : C’est une prière que les prêtres du Combat prononcent avant chaque combat pour obtenir le courage et la force de vaincre. Il y a deux versions de cette prière : l’une avant que le combat ne commence, l’autre juste avant de porter le premier coup. De ce fait, la deuxième version est abrégée. Certains prêtres préfèrent la première, d’autres la seconde, et d’autres encore décident de faire les deux à la fois. Cela n’a aucune importance, car la seule chose qui est fondamentale, c’est la sincérité insufflée dans la prière. Cela posé, n’importe qui, même s’il n’est pas prêtre d’Agrath, peut prononcer cette prière. Elle peut s’appliquer à de nombreuses situations et pas seulement au combat. Elle est surtout symbolique, un message pour donner du courage. La première version est la prière complète : « Agrath, dieu du Combat, donne-moi la force. Donne-moi la force d’accomplir ce qui doit être fait, de faire ce qui doit être accompli. Soutiens-moi, insuffle-moi la volonté, donne-moi le courage de réussir. Agrath, mes prières se tournent vers toi, j’implore ton aide. Agrath, dieu du Combat, donne-moi la force. ». La seconde est très courte et se résume en peu de mots : « Agrath, je cherche la force, la volonté, le courage. Agrath, je te cherche. Aide-moi, Ô Agrath »

Souffle Brûlant : C’est une prière dont l’efficacité est très controversée, et que peu de prêtres du Combat utilisent encore. Elle est censée harmoniser le corps du prêtre avec l’arme qu’il porte. Faire en sorte que l’objet et l’être ne fassent plus qu’un. Qu’au-delà du combat et de la violence, la clé soit l’harmonie et l’équilibre. Justement, c’est l’objectif de cette prière qui pose des problèmes. Les prêtres du Combat ont davantage tendance à demander du courage que de l’harmonie avec leur lame. Le débat est violent, entre certains prêtres qui estiment que pour combattre efficacement et exécuter au mieux la volonté d’Agrath il faut ne faire qu’un avec son arme et d’autre qui pensent que cette prière devrait être réservée à l’Equilibre et ne convient pas à des prêtres qui combattent directement. Cette prière ne serait, disent-ils, que d’une moindre efficacité. En clair, elle n’a pas sa place dans l’ensemble des prières qu’un prêtre du combat doit savoir. Tant que personne n’a tranché, la prière reste en vigueur. Ses effets sont très variés. Certains ressentent une chaleur au niveau du bras et, lorsqu’ils frappent, ils disent avoir l’impression que l’arme est une extension de leur bras. D’autres se rendent compte que l’épée obéit directement aux envies du prêtre, et non plus en passant par le bras qui la tient. En clair, si le prêtre pense à décapiter son adversaire, ce n’est pas le bras qui va se lever pour diriger l’épée dans la bonne direction, mais l’épée qui agira et fera le mouvement, ce qui entraînera le déplacement du bras. Quoi qu’il en soit, ces effets ne durent que quelques secondes et ne sont ressentis que par une minorité de prêtre. Pourquoi ? Cela reste un mystère. En tout cas, voici la prière : « L’harmonie et l’équilibre sont la clé de tout combat. Ô Agrath, j’exécute ta volonté. Aide-moi en donnant à mon corps l’harmonie et l’équilibre dont il a besoin avec mon arme. Fais que l’arme et le corps soient entremêlés, qu’ils ne fassent plus qu’un. Pour exécuter ta volonté, je te le demande, Ô Agrath, aide-moi ! »

Prière de Mort : C’est une prière que, normalement, un prêtre d’Agrath ne devrait prononcer qu’une fois dans sa vie. Ce n’est pas une prière pour ressusciter, ou pour tirer le prêtre des griffes de la mort, mais simplement pour que les derniers mots des prêtres soient pour son dieu, Agrath. Cette prière est hautement symbolique, mais elle est aussi fondamentale. En effet, elle est présente chez tous les domaines du culte, à quelques variantes près. Si un prêtre ne prononce pas cette prière alors qu’il est mourant, ce signifie qu’il renie sa fidélité à Agrath ( si le prêtre est mort sur le coup ou presque, il est pardonné de ne pas l’avoir dite ). En plus, pour les prêtres du combat, s’ils ont été tués loyalement, ils doivent recommander celui qui l’a tué à Agrath pour qu’il reçoive sa bénédiction. Si le prêtre a été tué déloyalement ( couteau dans le dos, poison ), il demandera à ce que celui qui l’a tué ainsi soit puni par Agrath. Fondamentalement, il ne se passera rien de grave si le prêtre ne dit pas cette prière, mais c’est un dernier hommage en l’honneur d’Agrath. Hommage que ce dernier est susceptible d’apprécier. Voici la prière : « Ô Agrath, je sens que la mort vient me chercher. Elle m’attend. Je lui ai dit de patienter, pour qu’un dernier hommage te soit rendu. Ô Agrath, j’ai exécuté ta volonté durant ma brève vie humaine, et par-delà la mort je te serais toujours fidèle. Si ma mort a été loyale, bénis celui qui ma tué. Si elle ne l’a pas été, punis-le. Si elle n’a été ni l’une ni l’autre, alors contente-moi de m’écouter. Ô Agrath, la mort s’impatiente. J’espère avoir respecté au mieux ta volonté et je t’adresse ces derniers mots avant que la mort ne m’emmène. Ô Agrath.». Si la prière est prononcée alors que le prêtre n’est pas mort, il risque une punition divine. Cela lui est pardonné s’il est convaincu qu’il va mourir ou se remet miraculeusement ( d’une blessure par exemple ).

Equilibre

Méditation de l’Esprit : Cette prière s’apparente plus à une médiation qu’à un véritable discours envers Agrath. Cela ne veut pas dire qu’Agrath n’est pas présent dans cette prière ; Mais c’est seulement que, contrairement aux autres prières, celle-ci est tournée vers le fidèle. Ce dernier déclame d’abord une prière envers Agrath avant de sombrer dans une profonde transe, plus profonde encore que le sommeil. C’est quelque chose qui vacille entre le coma et le sommeil. A se moment-là, le prêtre remet en cause chacune de ses décisions, et notamment sa foi en Agrath. C’est le véritable but de cette prière. On part du principe que si l’on ne doute pas de quelque chose, c’est que l’on n’y croit pas vraiment. Le fidèle d’Agrath se pose donc des questions sur sa foi et sur les actions que celle-ci a entraînées. S’il fait le bilan qu’il a eu raison d’adopter cette position, il en ressort grandi, et sa volonté de servir Agrath n’en est que plus forte. Cela permet aussi de faire le point d’une manière plus générale sur le cours de sa vie. Lorsque le prêtre le décide, il sort de sa transe. Cela n’est pas à la porté de tout le monde, car avant de plonger dans cet état, le prêtre déclame une prière : « Ô Agrath, j’ai toujours exécuté ta volonté. J’ai accompli ce que je croyais être tes désirs, ce que je croyais être ce que tu voulais. En ce jour, j’appelle au doute. J’appelle à la remise en cause de cette confiance aveugle en toi. Je suis ton prêtre, je ne peux qu’en ressortir plus fort. Aide-moi à me juger, Ô Agrath. ». C’est cette prière qui est à la base de tout. Sans elle, rien ne peut être accompli. Et seulement quelqu’un qui a réellement une confiance aveugle en Agrath qui peut plonger dans cet état.

Baiser du Dieu : C’est une prière prononcée lorsque les prêtres de l’Equilibre bénissent les soldats qui vont combattre. Elle doit son nom à l’acte effectué juste après cette prière, c’est-à-dire que le prêtre embrasse le front du soldat pour le bénir. De croyance populaire, lorsqu’on embrasse quelqu’un, on lui donne son âme. Le prêtre donnerait donc au fidèle une partie de l’âme d’Agrath. C’est prière est censée donner de la force et du courage au soldat. En pratique, cela est bien plus relatif. Le poids de la bénédiction variera en fonction de l’importance que le soldat accorde à celle-ci. En clair, plus le soldat croira en Agrath, plus il croira que la prière a un véritable effet et lui permettra de survivre, plus ce sera le cas. C’est une prière qui a un but davantage spirituel que matériel. Mais ce n’est pas le seul facteur de réussite. Si le fidèle ne pense pas sincèrement que la prière va donner des ailes ( au sens métaphorique du terme ) au soldat, alors ce ne sera pas le cas. Tout est une question de volonté et de foi. Il n’y a pas besoin de faire des gestes compliqués ou de sacrifier 17 vierges lors d’une éclipse solaire, juste d’y croire. Cette prière a été reprise par le peuple, pour souhaiter bonne chance, dans une version modifiée et beaucoup plus courte. Agrath n’y comporte pas, au contraire de celle des prêtres. Voici celle, tout d’abord, des prêtres d’Agrath : « Ô Agrath, puisse-tu bénir cet homme. Ô Agrath, puisse-tu lui insuffler la force et le courage. Ô Agrath, puisse-tu lui permettre de vivre pour te servir. Ô Agrath, puisse-tu l’accompagner dans son combat. Ô Agrath, puisse-tu affermir sa volonté de vaincre. Ô Agrath, puisse-tu en faire Ton soldat. ». Voici celle modifiée : « J’espère que la force et le courage t’accompagneront. J’espère que ta volonté sera suffisante pour accomplir tes actes. J’espère que tu reviendras vivant et heureux. Bonne chance. »

Lien de Force : C’est une connexion qui se fait entre le prêtre et le destinataire. Cela consiste à transmettre de l’énergie. Cela pourrait paraître anodin, mais c’est un lien qui se révèle plus solide qu’il n’y paraît. Ce lien doit obligatoirement comporter au moins un prêtre d’Agrath, car lui seul connaît la prière qui permet d’établir cette connexion et, de plus, Agrath est « l’intermédiaire » de cette énergie ; Le rituel pour créer ce lien est plus complexe que les autres, en raison des conséquences de cette bénédiction. Le prêtre commence par réciter une prière que voici « Ô Agrath, je désire donner ma force à cette homme, afin qu’il exécute ta volonté au mieux. Ô Agrath, aide-moi à accomplir cet acte, pour qu’il obtienne la force et aille par-delà le monde. Ô Agrath, c’est vers toi que je me tourne, car seul toi peux exaucer ma prière. » Si la prière réussi, une connexion est crée entre les deux personnes, symbolisée par une sorte de fil couleur argenté. Le prêtre peut alors transmettre sa force à l’autre homme. Il n’est pas question de transmettre des connaissances, des aptitudes mais de la force pure, de la vitalité en clair. Par exemple, si un homme est grièvement blessé, le prêtre peut utiliser cette prière pour transmettre sa force afin que le soldat puisse mieux lutter contre la maladie. Cela se traduit par une faiblesse du fidèle concerné, qui va sentir ses forces décliner très rapidement et par un gain d’énergie pour le soldat. Une fois le lien rompu, par une simple phrase du prêtre ( « Merci, Ô Agrath, d’avoir accédé à ma prière. » ), il reste tout de même une trace de cette connexion. Le prêtre va « sentir » si l’homme à qui il a transmis ses forces est vivant, et le contraire, qu’elle que soit la distance qui les sépare. Attention, seul le prêtre peut fournir de l’énergie à un autre homme, le contraire n’est pas vrai. Cette prière marche rarement, car elle est relativement puissante et demande une certaine énergie pour la mettre en œuvre.

Prière de Mort : Fondamentalement, c’est la même que celle du prêtre du Combat ( voir plus haut ), même s’il y a quelques différences dans la formulation : « Ô Agrath, je sens que la mort vient me chercher. Elle m’attend. Je lui ai dit de patienter, pour qu’un dernier hommage te soit rendu. Ô Agrath, j’ai exécuté ta volonté durant ma brève vie humaine, et par-delà la mort je te serais toujours fidèle. Ô Agrath, entre le combat et la prière, j’ai fait au mieux pour que le monde connaisse quelle est ta volonté. Ô Agrath, mon regard c’est porté sur de nombreux homme, et je leur ai transmis ma foi en toi. Ô Agrath, la mort s’impatiente. J’espère avoir respecté au mieux ta volonté et je t’adresse ces derniers mots avant que la mort ne m’emmène. Ô Agrath.»

Prière

Poussée de Foi : C’est une prière censée améliorer la foi du destinataire en Agrath. En clair, après que le prêtre ai récité la prière, l’homme ( ou la femme ) est parcouru de milliers de fourmillements dans tout le corps. Puis il sent, d’après les témoignages, une bouffée de chaleur et un sentiment de sérénité. Ces effets auraient pour but de renforcer la foi en Agrath. Cette prière est notamment utilisée sur un apprenti qui a un certain potentiel mais qui ne croit pas assez, sur une personne en difficulté ( décès d’un proche … ) et qui a besoin de se raccrocher à quelque chose ou simplement sur un malade qui va mourir, afin que sa vie se termine sereinement. C’est la prière la plus étendue dans ses effets. Cela dépend de chacun. Outre les symptômes cités plus hauts, certains ont des vertiges ou des nausées pour un instant, puis ressentent un sentiment de puissance et d’invincibilité. Pour d’autres encore, une perception aiguë du monde pendant une poignée de secondes, des sens surdéveloppés … On peut tout de même noter que tous ces effets ont un seul but bénéfique afin que l’homme croie davantage en Agrath, puisque c’est ce dernier qui lui a envoyé ces bienfaits. Celui qui reçoit la prière a la sensation qu’avant, sans Agrath, sa vie était fade et sans joie, et que lui seul peut le soutenir dans sa vie et dans ses actions. On peut penser que cette prière peut conduire à des comportements extrêmes, mais généralement ses effets restent limités et s’estompent au bout de quelques semaines. Voici la prière : « Ô Agrath, montre à cet homme la voie de la sagesse. Ô Agrath, montre à cet homme le chemin qu’il faut suivre. Ô Agrath, montre à cet homme comment exécuter ta volonté. Ô Agrath, montre à cet homme comment t’être fidèle. »

Repos Divin : Il s’assimile plus à une technique qu’à véritablement une prière. C’est un moyen pour le prêtre de se reposer et de gagner en quelques minutes des heures de sommeil. Cela sert beaucoup lorsqu’il y a beaucoup de travail et pas assez d’heures dans la journée. Le processus est relativement simple, mais les prêtres gardent jalousement la formulation de cette prière, de peur que tout le monde ne vienne à l’utiliser. Mais ce n’est pas sans risques. Si le prêtre n’est pas suffisamment concentré, il y a possibilité d’obtenir l’effet contraire, c’est-à-dire une perte d’énergie équivalente à plusieurs jours sans dormir. Même si cette prière réussi, tout n’est pas gratuit, loin de là. En effet, le prêtre doit faire face à une perte de concentration, de mémoire et de faculté à se fixer sur un travail. Heureusement, ces effets sont passagers et se dissipent en quelques heures. Certains fidèles prétendent que lors de ce repos accéléré, ils parviennent à entrer en contact avec l’essence d’Agrath. Mais peu sont les personnes à le ressentir. Le prêtre récite la prière, puis tombe dans un profond sommeil. La seule différence avec ce dernier est le fait d’accélérer le repos. Il y a donc un gain important d’énergie en un laps de temps minime. Cette prière est peu connue du peuple, car ceux qui savent qu’elle existent sont convaincus que ce n’est pas un phénomène naturel que de gagner ainsi de l’énergie et s’en méfient donc. Certains prêtres se refusent à utiliser cette technique, prétendant que pour servir correctement Agrath, il faut dépenser de l’énergie. Ils disent même : « Pour Agrath, il faut dépenser du temps et du sang. » ce qui est devenu une phrase populaire : « Pour réussir, donne ton temps et ton sang. » Voici la prière : « Ô Agrath, il faut que j’exécute ta volonté. Ô Agrath, il faut que je te serve au mieux. Ô Agrath, donne-moi la force et l’énergie pour agir. Ô Agrath, donne-moi le repos en peu de temps, pour que je puisse utiliser celui qui me reste en ton honneur. »

Prière de Mort : Fondamentalement, c’est la même que celle du prêtre du Combat ( voir plus haut ), même s’il y a quelques différences dans la formulation : « Ô Agrath, je sens que la mort vient me chercher. Elle m’attend. Je lui ai dit de patienter, pour qu’un dernier hommage te soit rendu. Ô Agrath, j’ai exécuté ta volonté durant ma brève vie humaine, et par-delà la mort je te serais toujours fidèle. Ô Agrath, j’ai lu tes textes pour te comprendre, pour comprendre ta volonté. Ô Agrath, j’ai voué ma vie à étudier ton être. Ô Agrath, la mort s’impatiente. J’espère avoir respecté au mieux ta volonté et je t’adresse ces derniers mots avant que la mort ne m’emmène. Ô Agrath.»
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MessageSujet: Re: Culte d'Agrath   Lun 3 Mai - 14:43

J'ai corrigé l'ensemble de ton texte. J'en ai chié parce qu'il est très long ^^ (10 pages word pleines) ; il est très bien dans l'ensemble (vraiment !), mais j'ai noté quelques problèmes que j'aimerais que tu reprennes (voir ci-dessous) :

IMPORTANT ! J'ai tout corrigé, fait de légères modification, arrangé la syntaxe et l'orthographe. Merci donc de récupérer le texte que je te copie-colle et de ne pas retravailler sur ton texte à toi mais sur cette nouvelle version. Merci aussi de mettre toutes les modifications, tout ce que tu rajoutes en GRAS pour que je puisse me focaliser sur les modifs sans avoir à tout relire lors de la future (et dernière je pense) correction.

- Tu parles à un moment de la "Paix d'Agrath" mais tu ne l'inclus pas dans les rituels. Cette "paix d'agrath" pourrait avoir un rapport avec la fête du 3ème jour du mois d'Agate non ?

- Je ne parviens pas à comprendre l'intérêt de la Rage de Sang. Essayer d'entrer 1 fois par an seulement avec l'essence du dieu me paraît stupide pour un prêtre. Ensuite, quel est l'intérêt d'un rituel qui décuple ta force un seul jour par an et même pas le jour où tu en as besoin ? Wink

- Je trouve que tu ne mets pas assez l'accent sur l'aspect formation aux armes des apprentis (ce n'est pas très clair) et l'importance de la formation au combat dans le culte (les prêtres ne pourraient-ils pas être des instructeurs d'armée et maîtres d'armes réputés, engagés par les différents rois/comtes/barons ?).

- Tu ne mets pas l'accent suffisamment sur les valeurs véhiculées par le culte d'Agrath. Certes c'est un dieu essentiellement guerrier, mais Agrath symbolise la lutte, le courage, la volonté de lutter et vaincre pour aller de l'avant, l'instinct de survie, d'un certain côté il incarne un des aspects de la vie elle-même. Tu en parles à mots couverts mais je pense qu'il faut un peu plus insister là-dessus.

- Il faudrait repréciser quelque part que les prêtres d'Agrath ne sont pas des bouchers, que leur crédo c'est le combat pas la mise à mort. Ainsi s'ils peuvent tuer dans la fureur d'une bataille, pour moi le prêtre d'Agrath épargne les combattants vaincus aussi souvent qu'il le peut, sauf si ces derniers se sont montrés lâches, par exemple.

- Il faudrait rajouter un truc comme quoi un prêtre d'Agrath ne peut pas mourir du poison, de maladie ou de vieillesse, et qu'à partir du moment où le prêtre est condamné à courte échéance, il se tue lui-même à l'aide d'une arme. Bref faudrait rajouter un rituel là-dessus, pour moi c'est un déshonneur pour un prêtre d'Agrath de ne pas mourir de mort violente.

- Tu dis dans la méditation de l'esprit que le fidèle est au centre de cette prière et que cette dernière diffère des autres, mais je ne vois pas en quoi cette prière diffère des autres et en quoi le fidèle en est le centre. A revoir ou reformuler donc dans un sens ou dans l'autre.

Citation :
Bienvenue sur ces chroniques, lecteur. Je suis Arthin Valliad, prêtre d’Agrath à l’hiver de sa vie. Ma mort est proche, et je décide d’écrire ce cahier aujourd’hui pour vous raconter le périple de mon existence mais, plus que ce périple, les fondements du culte auquel j’ai consacré plus de 50 années, le culte d’Agrath.

Mon premier véritable contact avec ce culte commença à 14 ans, mais je n’eus ni révélation, ni message d’Agrath. Non, ce choix avait été fait depuis plusieurs années déjà. Je vais donc revenir brièvement en arrière. Deux ans plus tôt mon sort fut décidé. Je voulais être soldat. Mais je devais m’engager dans la religion, ainsi que mes parents l’avaient voulu. Ils me laissèrent le choix du culte. Je choisis Agrath. C'est à 14 ans qu’ils purent enfin m'envoyer au temple, âge auquel les prêtres acceptent de recevoir des enfants pour leur apprendre le culte. A mon arrivée, je fus surpris : j’étais d’une famille plutôt riche et je ne m’attendais pas à ce bâtiment sobre et vétuste. Je dus m’y faire très vite.

Une semaine après mon arrivée, on me fit passer le test d’initiation. Ce dernier, particulièrement long, dure une semaine. Pendant tout ce temps-là, on doit montrer sa dévotion en Agrath en priant jour et nuit. C’est une semaine durant laquelle ont est censé accueillir le Dieu dans son cœur. A la fin de la semaine, l’un des prêtres jette un sort qui va révéler « l’âme » de l’apprenti et sa croyance en Agrath. Si celle-ci est jugée suffisante, il est accepté.

On m’indiqua que mon apprentissage durerait 6 longues années, au terme desquelles je devrais passer une année de test avant de pouvoir devenir réellement prêtre. Quand j’interrogeais sur ce fameux test, je n’avais en réponse que des silences.

Un jour que j’allais à la bibliothèque, je remarquai un texte, soigneusement conservé. J’interrogeai le bibliothécaire sur son contenu ; il me dit que tous les Apprentis doivent lire ce texte car c’est le récit de l’histoire du culte d’Agrath. Le voici :

Histoire du Culte – Par Xemonthis

Si vous avez découvert ce manuscrit et que mes lignes sont encore lisibles, c’est que j’ai pu transmettre une vie d’étude sur l’histoire de notre Culte, des Ages Sombres jusqu’à aujourd’hui ( 680 est la date à laquelle j'écris). En toute modestie, je peux affirmer que c’est l’écrit le plus complet qui existe sur le culte d’Agrath. De longues années durant, j’ai recoupé les divers parchemins, archives et témoignages pour obtenir cette version finale.

Pendant la période des Ages Sombres, il n’y eut pas ou peu d’écrits. Ce millénaire nous réserve encore bien des mystères. On sait seulement que c’est à cette époque qu’a été créé le culte d’Agrath. A ce moment-là, ce n’était pas vraiment un culte. C’était une réunion de quelques fidèles dans un but commun : prier Agrath. Mais il convient tout de même de le rapporter, pour comprendre ses origines. Cette période d’instabilité du culte durera, contrairement à ce que l’on peut penser, jusqu’après 122. En effet, pendant la Reconstruction, nul ne s’intéressait vraiment à la guerre, plus occupé à reconstruire les cités dévastées. Ce culte était encore minoritaire et peu reconnu. Mais un coup d’éclat allait changer tout cela. Autour de 138, le prince Arkel-Ion se déclare comme envoyé par Agrath sur Terre. Les fidèles du dieu son choqués et crient au blasphème : c’est un imposteur ! Le prince ne semblait pas apprécier que l’on doute de sa parole, et envoya des soldats massacrer les prêtres. Ceux-ci n’étaient pas nombreux, mais certains parvinrent tout de même à s’enfuir et à se cacher ; Ils étaient convaincus que leur Dieu punirait le prince. L’histoire leur donna raison avec la mort du prince, en 184, qui tomba foudroyé au moment de vaincre son ennemi. Les prêtres ne doutèrent pas un seul instant qu’Agrath avait agi en personne. C’est à partir de cet évènement qu’ils commencèrent à fonder un véritable culte, comprenant l’importance de transmettre un message aux fidèles. C’est à ce moment là que s’installe une hiérarchie du culte, des dogmes, des valeurs … Mais pour le moment, toutes ces études restent très théoriques : prière, étude de manuscrits anciens, du maniement des armes et des méthodes de combat. Les prêtres ont peu de temples et encore de nombreux litiges, tant administratifs que sur le partage des pouvoirs. Le culte prospère lentement mais sûrement.

Au fur et à mesure des générations, les prêtres d’Agrath changèrent leur manière de voir le culte. Ils pensaient que la volonté d’Agrath était autre, et qu’il voulait qu’ils combattent pour lui. Si sa volonté est celle-ci, on ne le saura jamais, mais les prêtres y croyaient dur comme fer. Ils troquèrent leurs soutanes contre des armures, leurs livres de prières contre des épées. Ils combattaient, dans n’importe quelle bataille, en pensant que c’était ce qu'Agrath voulait.

A la fin des Ages Troubles, vers 450 donc, la population de Roc-Rétif, là où la majorité des prêtres étaient installés, se souleva. Elle voulait la paix, et les prêtres d’Agrath étaient donc leur tête de Turc, leur bouc émissaire, avec leurs dogmes guerriers. Bien que le roi de Roc-Rétif respecte le culte d’Agrath et ait tenté d’étouffer le mal dans l’œuf, il avait des problèmes plus urgents à régler et se désintéressa quelque peu du sort des prêtres. Cela commençait avec quelques habitants qui frappaient à la porte des temples pour manifester leur mécontentement. Puis, peu à peu, le mouvement prit de l’ampleur. Bien que les habitants aient peur d’une « vengeance divine » et ne se manifestaient au départ que le visage masqué pour ne pas être reconnus, la colère enleva toute inhibition et peur d’Agrath. Cela ne se fit pas sur quelques semaines, ni même sur quelques mois, mais bien sur quelques années. La famine, la pauvreté donnèrent de la force à cette manifestation en faveur de la paix. Ils n’avaient rien obtenu des dirigeants, et reportaient donc leur colère vers les prêtres d’Agrath, cristallisation de cette guerre qu'ils haïssaient. En 472, une jeune femme du nom de Lehane Shyn prit la tête du mouvement. D’après les différents écrits récoltés, on sait d’elle qu’elle est née d’un milieu assez pauvre, et que son frère est mort à la guerre. Mais son nom ne restera pas dans l’Histoire. Un an seulement après qu’elle ait prit la tête du mouvement, elle mourut assassinée. Nul ne sait par qui, mais de nombreux indices nous révèlent aujourd’hui que c’est probablement le fait du Grand Prêtre de l’époque, Asthar Fulzor. Il fallut encore plusieurs années pour que la population se calme. A la fin, elle ne se rappelait même plus pourquoi elle faisait la guerre aux prêtres d’Agrath.

Ceux-ci se rendirent alors compte que la guerre en elle-même n’était pas la solution : il n’accomplissaient plus la volonté d’Agrath, ils se comportaient comme des bouchers ! Si la prière et le combat n’étaient pas ce qu’Agrath voulait, alors il fallait comprendre la volonté du Dieu ! En 595 eut lieu le Conseil Des 70 Prêtres ; c’était une réunion des 70 ecclésiastiques les plus influents, qui devaient discuter de la manière dont le culte devrait être organisé. Il fallut trois jours et trois nuits pour parvenir à une décision. Ils divisèrent le culte en 3 parties : le combat, la prière et un domaine mixte. La hiérarchie fut clairement établie, des temples furent créés de plus en plus nombreux au fur et à mesure des années. C’est autour de 600 – 650 que le culte de développe réellement pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui...

En sortant de la bibliothèque, j’aperçus une femme habillée entièrement de blanc. Cela m’étonna, car, jusque là, car je n’avais jamais vu un prêtre habillé ainsi. Je demandai à mon supérieur qui c’était. En souriant, il m’indiqua : « Elle, c’est le chef du domaine de la Prière. Si tu t’engages dans cette voie après ton test, c’est elle qui supervisera ton travail au début, puis qui t’aidera si tu as des interrogations. Si tu vois un homme habillé tout de rouge, c’est le chef du domaine du Combat. C’est le second domaine que tu peux choisir après ton apprentissage. Avec un habit coloré, le chef de l’Equilibre. Peu de personnes s’engagent sur cette voie, par le fait que l’on doit maîtriser les deux domaines pour s’y engager. Si les prêtres de la prière étudient le message d’Agrath, que ceux du Combat vont se battre avec les soldats dans la bataille qu’Agrath a choisie, le prêtre de l’Equilibre doit aider les combattants. Non pas par le combat, mais en leur transmettant la force d’Agrath et en faisant passer son message. Enfin, mais je pense que tu ne le verras pas de sitôt, le Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres. Il sort rarement de ses appartements, ou s’il le fait il part sillonner le pays pour de longs mois. Nous avons de la chance d’avoir un Grand Prêtre comme lui. »

Intrigué, je suis allé à la bibliothèque pour avoir davantage de renseignements sur les domaines. Voici un texte que j’ai trouvé particulièrement intéressant :

Les Domaines du Culte – Par Azthophase

Lorsque les prêtres d’Agrath doivent choisir un domaine dans lequel ils passeront toute leur existence, ils sont peu ou pas informés sur les subtilités de chacun d’entre eux. C’est pour cette raison que j’ai fait cet écrit, de manière à les informer de manière exhaustive des choix qui s'ouvriront à eux.

La Prière

C’est le domaine le plus spirituel du culte. Les prêtres appartenant à la Prière n’ont qu’un objectif : comprendre et accéder à l’essence d’Agrath. Nul n’y est jamais parvenu, mais les prêtres tendent tous vers cet accomplissement. La journée d’un prêtre de la prière se divise en plusieurs parties. Le matin, il prie et fait des offrandes à Agrath. Puis il étudie des textes d’anciens prêtres, des récits de batailles, des prières, des demandes d’habitants qui veulent faire une offrande au Dieu… L’après-midi, il étudie d’abord le maniement des armes. Nul ne peut se prétendre prêtre s’il ne sait pas tout sur les armes. Le prêtre de la Prière ne fait que de la théorie. Il sait s’en servir, mais le fait que rarement. Il étudie les métaux, le fonctionnement des armes de siège, la stratégie mais ne met rien en œuvre. En effet, on considère que le message d’Agrath ne peut être compris que si l’on sait tout de son domaine : le combat. Après les armes, le prêtre s’occupe de l’administration du temple. Ce sont les prêtres de la Prière qui s’occupent de la gestion du temple où ils sont. Les dépenses, les offrandes, les apprentis qui sont arrivés, les tests d’initiation, les achats de nourriture… chacun a un domaine qui lui est propre. Une fois par semaine, tous les prêtres de la Prière se rassemblent pour mettre en commun ce qu’ils ont fait et pour discuter des objectifs de chacun. C’est le Conseil du Temple. Une fois par an, il y a la semaine de la Grande Abstinence. Les prêtres restent une semaine sans manger, buvant et dormant le moins possible. Ils se consacrent jour et nuit à la prière pour Agrath. C’est un évènement très important car il symbolise la complète dévotion du prêtre de la Prière envers Agrath. Le prêtre choisissant cette voie ne peut avoir de femmes ni d’enfants.

L’Equilibre

On pourrait dire que l’Equilibre est le juste milieu entre Combat et Prière. De nombreux prêtres ont été tentés par ce domaine. Mais c’est aussi le plus difficile, car il faut être polyvalent ; il faut maîtriser le domaine de la Prière et celui du Combat. Peut-être pas de manière aussi approfondie et pointue, mais tout de même. Après avoir choisi le domaine de l’Equilibre, le prêtre ne reviendra que très rarement dans les temples, une ou deux fois par an environ, pour rapporter ce qu’il a fait. Il a une totale liberté d’action, mais seulement après deux ans de perfectionnement au temple. En fait il va lui-même décider de là où il veut aller. C’est lui qui « sent » où Agrath veut qu’il exécute sa volonté. Il maîtrise lui aussi les armes mais ne les utilise pas comme le prêtre de la Prière. Par contre, il va aller directement sur les champs de batailles ou dans les casernes pour bénir les soldats et leur insuffler la force et le courage d'aller combattre. Lui-même ne le fait pas, il se contente de transmettre le message d’Agrath à travers le monde. Il va avoir un rôle important pour la pérennité du culte car c’est lui qui va aller « chercher » les apprentis. Certains viennent d’eux-mêmes au temple pour aller en apprentissage, mais souvent les prêtres de l’Equilibre vont sillonner les villes s’il n’y a pas une ou deux familles qui voudraient que leurs enfants deviennent prêtres d’Agrath. Les bénédictions d’un prêtre de l’Equilibre sont très puissantes et on dit qu’elles auraient changé le cours de plusieurs batailles (Inutile de dire que cela relève de la spéculation). Le prêtre de l’Equilibre ne favorise aucune bataille, aucun camp et peut bénir des soldats pour aller ensuite au camp adverse. Ce qui est important pour lui, c’est de donner la volonté de se battre aux soldats à travers Agrath. Nombre de prêtres de l'Equilibre sont des instructeurs, entraînent les soldats auprès des divers Rois, Comtes ou Barons. Ils ne peuvent avoir de femmes ni d’enfants. Les prêtres de l'Equilibre sont souvent solitaires, bien qu'ils puissent également voyager de concert si de grandes batailles nécessitent plusieurs d'entre eux. Ils suivent les fêtes et rites du culte, mais n'ont pas de libations propres à leur domaine.

Le Combat

Dire que les prêtres du Combat sont les opposés de ceux de la Prière serait simplifier à l’extrême. Ce serait inexact, et même contraire à la réalité : On pourrait dire qu’ils sont leurs parfaits compléments. Ils sont là pour exécuter la volonté d’Agrath, à travers le combat et les armes. Ce sont des voyageurs. Ils ne restent dans les temples que quelques jours par mois tout au plus, le plus souvent ils habitent dans les casernes comme les autres soldats. Ils sont plutôt solitaires, et ne se rencontrent entre eux que très rarement. Pendant deux années après avoir choisi le Combat, ils alternent entre le perfectionnement des armes et les batailles. Puis ils vont uniquement combattre. Ils vont généralement dans des batailles, des conflits entres royaumes, mais peuvent tout aussi bien faire partie d’un tournoi. En fait, tant qu’ils ont l’arme à la main, ils n’ont pas vraiment de limites. Alors que le culte de la Prière est très encadré, avec des heures précises pour faire des choses précises, les prêtres du Combat sont à peu près libres de faire ce qu’ils veulent. Ils doivent simplement accomplir une bataille. Peu importe qui sont les protagonistes, où, comment et pourquoi. Une bataille. Ils peuvent exercer la volonté d’Agrath en étant soldats, mais aussi comme stratèges ou gardes dans une ville. Ils sont initiés à tous les types de combat, puis c’est à eux de décider lequel exécutera la volonté d’Agrath, selon eux. Ils sont différents d’un soldat quelconque car ils ne se battent pas pour un pays, ni même pour une idée, mais bien pour leur Dieu. A côté de cela, bien des prêtres ont épargné un ennemi vaincu sur le champ de bataille, parce qu'ils le jugeaient honorable. De même les soldats considèrent comme un honneur de lutter contre un prêtre d'Agrath, et bien que tuer l'adversaire ne soit pas déshonorant, rares sont les guerriers à tuer un prêtre vaincu à la loyale. Les prêtres ne peuvent avoir de femmes ni d’enfants. Il existe deux rituels primordiaux pour un prêtre du Combat : La paix d’Agrath et la Rage du Sang. Une semaine par an, les prêtres ne peuvent pas combattre et doivent rester à méditer, notamment sur les morts qu’ils ont engendré et sur la cause de ces morts. C’est une épreuve assez difficile, car certains guerriers n’arrivent pas à vivre avec ces morts sur la conscience et quittent les rangs des prêtres. Lors de la Rage du Sang, le prêtre essaie d’entrer en contact avec l’essence d’Agrath. S’il y parvient, il est pris d’une fureur guerrière qui décuple sa force et son endurance. Fureur qui ne s’achèvera qu’au coucher du soleil.


Les Apprentis

Tous les prêtres ont été, il y a plus ou moins longtemps, Apprentis. C’est un passage obligé, qui dure 6 longues années au terme desquelles l’apprenti choisira sa spécialisation. Pendant ces années, on va apprendre à l’apprenti tous les fondements du culte d’Agrath. On ne va pas s’intéresser davantage à tel ou tel enseignement, mais essayer de donner à l'élève des bases solides. L’apprenti apprendra toutes les prières rituelles, toutes les bénédictions. Peut-être que celles du Combat ne lui servira pas lorsqu’il sera dans la Prière, mais l'enseignement est commun à tous. Il apprendra quelles sont les offrandes à faire au Dieu, ce qui provoque sa satisfaction ou, au contraire, son mécontentement. Il apprendra à se pencher sur des manuscrits anciens, à lire et à écrire pour la plupart. Il devra savoir en détail la fabrication d’une arme, le squelette d’un cheval ou même les vertus des différentes plantes médicinales. Tout cela ne semble avoir aucun lien, mais le domaine de l’apprentissage est très vaste. On va essayer d’inculquer à l’apprenti le plus de notions possibles qui pourraient lui servir : de la manière de tendre une embuscade aux recettes de cuisines lorsqu’on est dans la nature en passant par la manière de déchiffrer des manuscrits anciens. Les Apprentis n’ont pas le droit de sortir du temple où ils ont passé leur test d’initiation, sauf à des occasions spéciales ou accompagnés par un prêtre. Ils effectuent les taches plus « spirituelles » et qui concernent l’étude à proprement parler le matin puis continuent avec les tâches plus « physiques » et militaires l’après-midi. Une fois par mois, durant deux ou trois jours, chaque apprenti accompagne un prêtre dans son programme. Cette coutume a pour nom la « Découverte ». Chacun va d’abord avec un prêtre de la Prière, puis avec un prêtre de l’Equilibre et enfin avec un prêtre du Combat. L’apprenti suit le prêtre dans tout ce qu’il fait. S’il va combattre, il reste à l’arrière mais observe. S’il bénit, il reste à ses côtés … c’est un moyen pour les Apprentis d’en savoir davantage sur chaque domaine afin de choisir en tout état de cause celui qu’ils préfèrent.

Les jours passèrent, les semaines, les mois, les années. J’appris le maniement des armes, les prières rituelles d’Agrath, la connaissance de tous les métaux, de tous les moyens de combattre. J’étais enfin prêt à passer mon test pour devenir un vrai prêtre. Alors que je me rendais là où l’on devait me donner les instructions, je passai devant la statue d’Agrath. C’était la représentation la plus courante du Dieu : Un homme fort et viril. Il est l’image même du valeureux guerrier. Il est debout, brandit une hache devant un ennemi invisible et se défend avec un bouclier, placé devant son cœur. Le dieu est toujours habillé de manière très dépouillée. Enfin, on le voit très souvent représenté avec un collier de fleurs blanches.

J’entrai donc dans une grande salle, où étaient présents les trois « Chefs de domaine », Anhil Garhand pour le Combat, Eléonore Trayne pour la Prière et Stefan Folh pour l’Equilibre. Il y avait aussi le grand prêtre, Ninstüg Findh (il y a un document sur eux en annexe ainsi qu’un texte sur les us et les coutumes du culte). Ils m’expliquèrent que, pendant 4 mois, je devais étudier et prier pour découvrir où je devais aller combattre. Puis pour les 4 mois suivants, je devais bénir ceux que j’allais soutenir. Enfin, pour les 4 derniers mois, je combattrais l’arme à la main. A la fin de cette année, je choisirais le domaine dans lequel je veux exercer ma prêtrise.

Les quatre premiers mois se déroulèrent sans problèmes, excepté le fait que je ne savais pas du tout où je devais aller. Ce ne fut que le dernier mois que je compris : je devais aller aider à la Lutte contre Agramand ! Le lieu était ainsi apparu dans mon esprit. Sans doute une intervention divine. Les quatre mois d’après furent mes préférés, insufflant le courage et la volonté aux soldats, leur expliquant le message d’Agrath. Les derniers mois furent les plus exaltants, mais les plus marquants aussi. La mort, la soif de sang … tout cela m’était inconnu auparavant. A la fin de l’année, je décidai de devenir un prêtre de l’Equilibre. On m’accueillit à bras ouverts. Voilà comment se termine mon histoire.

Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Un mois, peut-être deux. Je ne relaterai pas ce qui se passe après mon entrée dans le domaine de l’Equilibre, ce serait trop long. Surtout, avant de mourir, je voudrais faire une prière à Agrath. La prière rituelle, que tous connaissent :

« Agrath, donne-moi la force. Donne-moi la force de comprendre ta volonté. Donne-moi la force d’exécuter ton message. Donne-moi la force d’insuffler le courage aux combattants, à tes fidèles sujets. Donne-moi la force de sillonner le monde pour répandre ton message. Donne-moi la force d’être ton prêtre. »

Annexe

Les chefs de Domaines et le Grand Prêtre

Anhil Garhand : Chef du domaine du Combat. C’est un homme d’une cinquantaine d’années, assez buté et renfrogné. Il n’est ni amical ni conciliant, sa vie étant entièrement consacrée au combat. Assez conservateur, il pense que le culte est parfait tel qu’il est, ce qui le met en désaccord avec Eléonore. Anhil a pu accéder à ce poste grâce à ses discours enflammés sur Agrath, ses combats épiques et sa volonté. Même si assez effrayant, il est très charismatique et convainc sans problème son auditoire. Mais il lui manque une certaine ouverture d’esprit, il refuse d’avoir tort et de modifier ses jugements. Il est d’une famille modeste, même plutôt pauvre, qui ne voulait pas qu’il s’engage dans la prêtrise. Mais il pense avoir eu la révélation d’Agrath. Il est très habile au combat et est donné en exemple pour ses exploits sur le champ de bataille.

Eléonore Trayne : Chef du domaine de la Prière. Eléonore est une femme d’une quarantaine d’années, qui a travaillé très dur pour en arriver là. Elle fait continuellement face à une adversité masculine et doit lutter pour garder son poste. Très déterminée, elle n’en est pas moins posée et calme. Quand il y a un problème, elle l’examine sous toutes ses coutures avant de transmettre son jugement. Elle a une vision très ouverte sur l’évolution du culte et sur ce que pourraient être ses modifications. Elle vient d’une famille assez riche, qui l’a envoyée au culte d’Agrath un peu pour s’en « débarrasser » car ils n’arrivaient pas à la marier. Ils pensaient qu’elle deviendrait un garçon manqué, assoiffé de combats. Elle est au contraire très féminine et a décidé de se consacrer à la Prière. C’est elle qui gère toute l’administration des Temples d’Agrath.

Stefan Folh : Chef du domaine de l’Equilibre. C’est le plus jeune des chefs. Il doit avoir à peine 35 ans. Il a accédé très récemment à ce poste après la mort de l’ancien chef. Stefan est très novateur. Il aimerait beaucoup changer le culte, en le recentrant sur la bénédiction des soldats et non plus sur le combat comme c’est le cas actuellement. Il pense qu’Agrath ne choisit pas les combats, mais qu’il honore les vainqueurs. Il a une argumentation très solide, qu’il a étayée grâce à ses nombreux voyages. Mais il fait face à une résistance farouche envers la nouveauté, notamment d’Anhil avec qui il est en profond désaccord. Il porte un jugement que l’on dit rapide sur les choses et les situations, mais il a en fait étudié profondément le problème. Il est simplement sûr de lui et ne ressent pas le besoin de faire des hypothèses. Il vient d’une famille qui a toujours voulu qu’il devienne prêtre d’Agrath. Il a exaucé leur souhait, mais les a déçus en devenant prêtre de l’Equilibre. Il ne leur parle plus depuis. Il est rarement présent dans les temples, car il voyage sans cesse.

Ninstüg Findh : Grand Prêtre. C’est un nain, comme tous les Grands Prêtres. Il a été élu à ce poste car il sait faire la part des choses entre les personnes qui veulent voir évoluer le culte et celles plus conservatrices. Il a un calme à toute épreuve et ne s’énerve que rarement. Il doit avoir environ 50 ans. Il gère le culte avec justice, mais aussi d’une main de fer. Les prêtres se disent contents, car il sait allier l’autorité et la douceur. Comme Stefan, il a une vision différente du culte et lutte pour la faire adopter. Malheureusement, il fait face à trop d’obstacles pour pouvoir réellement mettre en œuvre sa pensée. On ne sait rien de ses origines, il en parle peu ou pas. Il est peu voire pas présent. Soit il s’enferme dans ses appartements et n’autorise personne à venir le voir soit il part pendant de longs mois pour des raisons inconnues. Il commence à y avoir beaucoup de rumeurs à son sujet, rumeurs qu’il n’a pas encore démenties.

Us et Coutumes du Culte

Lors du 3ème jour du 3ème mois de l’année, on fête Agrath. Dans tous les villages où il y a un culte d’Agrath, tous les villageois sortent dehors, qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il grêle. Ils fêtent la colère d’Agrath. A la troisième heure de l’après-midi, un homme (tiré au hasard parmi les volontaires) prend une hache (symbole de la Hache Punitiv ) et sacrifie un agneau en l’honneur d’Agrath. S’en suit une nuit de fêtes, d’alcool et d’orgies à foison. Cette offrande est censée apaiser la colère du Dieu. Si le temps n’est pas meilleur dans les jours suivants, on sacrifiera un nouvel agneau 3 jours après le premier, et ainsi jusqu’à ce que le temps s’améliore, signe que le Dieu s’est calmé.

La coutume veut qu'une personne vienne faire une offrande à Agrath lorsqu’un membre de sa famille part à la guerre (pour lui donner force et courage) ou lorsqu’il meurt et qu’il avait un tempérament particulièrement belliqueux (pour qu'Agrath le guide dans la mort).

On dit aussi que recevoir une bénédiction d’un prêtre d’Agrath favoriserait les chances de conception et la virilité, mais rien n’a jamais été prouvé. Plusieurs superstitions courent autour d’Agrath :
- Si l’on casse une hache, c’est que l’on va bientôt être envoyé à la guerre
- Si un membre de notre famille est mort par la hache en dehors d'une bataille, c’est qu'Agrath a un grief contre notre famille. Il faut faire une offrande au plus vite.
- Si un enfant naît au mois d'Agate, il aura un tempérament de feu ou d'acier et sera plus susceptible de devenir guerrier ou prêtre d'Agrath.

Il y a plusieurs coutumes au sein même du culte :
- Lorsqu’on passe son test pour devenir prêtre, on doit porter une couronne de fleurs blanches, signe de la « pureté » du futur prêtre qui n’a jamais tué un homme
- Au milieu de la cour de chaque temple, une hache doit être plantée dans un arbre mort. On y fera une offrande chaque année (voir plus haut).

Si vous tuez un prêtre dans un combat loyal, n’ayez pas peur d’une punition divine, car c’est le contraire qui s’ensuivra. Tuer un prêtre avec honneur vous apporte la bénédiction du Dieu, et est censé vous assurer une victoire dans vos prochaines batailles. L'épargner vous assurera néanmoins exactement les mêmes bienfaits. Au contraire, si vous en tuez un par surprise, pendant qu’il dort, qu’il n’est pas armé … vous êtes sûr que la colère du Dieu s’abattra sur vous et vous punira.

Un aspect moins connu du culte d’Agrath est sa polyvalence. De croyance populaire, c’est le culte du combat et de la guerre, et tout le monde prend ça au premier degré si l’on peut dire. Mais le combat peut avoir une notion plus spirituelle, comme un combat contre la mort. A ce moment-là, il est possible d’invoquer Agrath pour venir en aide à la personne qui en a besoin. Mais cette dernière lui sera à jamais redevable et devra s’engager à venir dans un temple d’Agrath et y faire une offrande au moins une fois par mois.


Prières des différents domaines du culte d'Agrath

Combat

Rage du Sang : C’est une prière que les prêtres du Combat n’ont le droit d’utiliser qu’une fois par an, à l’occasion de la fête qui porte son nom. Cela consiste à essayer d’entrer en contact avec l’essence d’Agrath, son être même, qui aurait pour effet de décupler la force et la rage du guerrier en question. Mais il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Afin d’essayer d’entrer en contact avec l’essence de leur Dieu, les prêtres doivent exécuter un rituel complexe. En effet, ils doivent d’abord prononcer une prière en l’honneur d’Agrath, ce qui doit apaiser leur cœurs pour la méditation à venir : « Ô Agrath, je fais régner la paix dans mon cœur pour pouvoir t’accueillir. Ô Agrath, je fais régner le calme dans mon cœur pour pouvoir accueillir ta rage. Ô Agrath, je fais régner la sérénité dans mon cœur pour que ta force m’habite. Ô Agrath, je désire m’unir à toi et accéder au noyau de ton être. » Puis le prêtre qui désire accomplir la Rage du Sang tombe dans une profonde méditation. Il doit se réveiller trois fois et répéter le même nombre de fois la prière. Ce n’est qu’après la troisième prière qu’il va tomber dans une transe profonde, et va pouvoir essayer d’accéder à l’essence d’Agrath. Réussir ce rituel est rare, seuls les meilleurs prêtre-guerriers y parviennent.

Paix d'Agrath : ???

Voie du Courage : C’est une prière que les prêtres du Combat prononcent avant chaque combat pour obtenir le courage et la force de vaincre. Il y a deux versions de cette prière : l’une avant que le combat ne commence, l’autre juste avant de porter le premier coup. De ce fait, la deuxième version est abrégée. Certains prêtres préfèrent la première, d’autres la seconde, et d’autres encore décident de faire les deux à la fois. Cela n’a aucune importance, car la seule chose qui est fondamentale, c’est la sincérité insufflée dans la prière. Cela dit, n’importe qui, même s’il n’est pas prêtre d’Agrath, peut prononcer cette prière. Elle peut s’appliquer à de nombreuses situations et pas seulement au combat. Elle est surtout symbolique, un message pour donner du courage. La première version est la prière complète : « Agrath, dieu du Combat, donne-moi la force. Donne-moi la force d’accomplir ce qui doit être fait, de faire ce qui doit être accompli. Soutiens-moi, insuffle-moi la volonté, donne-moi le courage de réussir. Agrath, mes prières se tournent vers toi, j’implore ton aide. Agrath, dieu du Combat, donne-moi la force. ». La seconde est très courte et se résume en peu de mots : « Agrath, je cherche la force, la volonté, le courage. Agrath, je te cherche. Aide-moi, Ô Agrath »

Souffle Brûlant : C’est une prière dont l’efficacité est très controversée, et que peu de prêtres du Combat utilisent encore. Elle est censée harmoniser le corps du prêtre avec l’arme qu’il porte. Faire en sorte que l’objet et l’être ne fassent plus qu’un. Qu’au-delà du combat et de la violence, la clé soit l’harmonie et l’équilibre. Justement, c’est l’objectif de cette prière qui pose des problèmes. Les prêtres du Combat ont davantage tendance à demander du courage que de l’harmonie avec leur lame. Le débat est violent, entre certains prêtres qui estiment que pour combattre efficacement et exécuter au mieux la volonté d’Agrath il faut ne faire qu’un avec son arme et d’autre qui pensent que cette prière devrait être réservée à l’Equilibre et ne convient pas à des prêtres qui combattent directement. Cette prière ne serait, disent-ils, que d’une moindre efficacité. En clair, elle n’a pas sa place dans l’ensemble des prières qu’un prêtre du combat doit savoir. Tant que personne n’a tranché, la prière reste en vigueur. Ses effets sont très variés. Certains ressentent une chaleur au niveau du bras et, lorsqu’ils frappent, ils disent avoir l’impression que l’arme est une extension de leur bras. D’autres se rendent compte que l’épée obéit directement aux envies du prêtre, et non plus en passant par le bras qui la tient. En clair, si le prêtre pense à décapiter son adversaire, ce n’est pas le bras qui va se lever pour diriger l’épée dans la bonne direction, mais l’épée qui agira et fera le mouvement, ce qui entraînera le déplacement du bras. Quoi qu’il en soit, ces effets ne durent que quelques secondes et ne sont ressentis que par une minorité de prêtre. Pourquoi ? Cela reste un mystère. En tout cas, voici la prière : « L’harmonie et l’équilibre sont la clé de tout combat. Ô Agrath, j’exécute ta volonté. Aide-moi en donnant à mon corps l’harmonie et l’équilibre dont il a besoin avec mon arme. Fais que l’arme et le corps soient entremêlés, qu’ils ne fassent plus qu’un. Pour exécuter ta volonté, je te le demande, Ô Agrath, aide-moi ! »

Prière de Mort : C’est une prière que, normalement, un prêtre d’Agrath ne devrait prononcer qu’une fois dans sa vie. Il s'agit de l'ultime prière qu'un prêtre adressera à son dieu, Agrath, avant de changer d'allégeance et d'être pris par Nethfer, dans le respect de l'antique décision des Dieux. Cette prière est hautement symbolique, mais elle est aussi fondamentale. En effet, elle est présente chez tous les domaines du culte, à quelques variantes près. Si un prêtre ne prononce pas cette prière alors qu’il est mourant, cela signifie qu’il renie sa fidélité à Agrath (si le prêtre est mort sur le coup ou dans l'incapacité de parler, un autre prêtre la dira pour lui). Le prêtre du combat, s'il a reçu une blessure mortelle d'un ennemi loyal, doit également recommander celui qui les a tués à Agrath pour qu’il reçoive sa bénédiction. Si le prêtre a été tué déloyalement (couteau dans le dos, poison), il demandera que celui qui l’a tué ainsi soit puni par Agrath. Fondamentalement, il ne se passera rien de grave si le prêtre ne dit pas cette prière, mais c’est un dernier hommage en l’honneur d’Agrath. Hommage que ce dernier est susceptible d’apprécier. Voici la prière : « Ô Agrath, je sens que Nethfer vient me chercher. Elle m’attend. Je lui ai dit de patienter, pour qu’un dernier hommage te soit rendu. Ô Agrath, j’ai exécuté ta volonté durant ma brève vie humaine, et par-delà la mort je te serai toujours fidèle. Si ma mort a été loyale, bénis celui qui ma tué. Si elle ne l’a pas été, punis-le. Si elle n’a été ni l’une ni l’autre, alors contente-toi de m’écouter. Ô Agrath, Nethfer s’impatiente. J’espère avoir respecté au mieux ta volonté et je t’adresse ces derniers mots avant que Nethfer ne m’emmène. Ô Agrath.». Si la prière est prononcée et que le prêtre ne meurt pas, il risque une punition divine. Cela lui est pardonné s’il est convaincu qu’il va mourir ou se remet miraculeusement.

Equilibre

Méditation de l’Esprit : Cette prière s’apparente plus à une médiation qu’à un véritable discours envers Agrath. Cela ne veut pas dire qu’Agrath n’est pas présent dans cette prière ; Mais c’est seulement que, contrairement aux autres, celle-ci est tournée vers le fidèle. Le prêtre déclame d’abord une prière envers Agrath avant de sombrer dans une profonde transe, plus profonde encore que le sommeil, proche du coma. A ce moment-là, le prêtre remet en cause chacune de ses décisions, et notamment sa foi en Agrath. C’est le véritable but de cette prière. On part du principe que si l’on ne doute pas de quelque chose, c’est que l’on n’y croit pas vraiment. Le fidèle d’Agrath se pose donc des questions sur sa foi et sur les actions que celle-ci a entraînées. S’il fait le bilan qu’il a eu raison d’adopter cette position, il en ressort grandi, et sa volonté de servir Agrath n’en est que plus forte. Cela permet aussi de faire le point d’une manière plus générale sur le cours de sa vie. Lorsque le prêtre le décide, il sort de sa transe. Cela n’est pas à la portée de tout le monde, car avant de plonger dans cet état, le prêtre déclame une prière : « Ô Agrath, j’ai toujours exécuté ta volonté. J’ai accompli ce que je croyais être tes désirs, ce que je croyais être ce que tu voulais. En ce jour, j’appelle au doute. J’appelle à la remise en cause de cette confiance aveugle en toi. Je suis ton prêtre, je ne peux qu’en ressortir plus fort. Aide-moi à me juger, Ô Agrath. ». C’est cette prière qui est à la base de tout. Sans elle, rien ne peut être accompli. Et seulement quelqu’un qui a réellement une confiance aveugle en Agrath qui peut plonger dans cet état.

Baiser du Dieu : C’est une prière prononcée lorsque les prêtres de l’Equilibre bénissent les soldats qui vont combattre. Elle doit son nom à l’acte effectué juste après cette prière, c’est-à-dire que le prêtre embrasse le front du soldat pour le bénir. De croyance populaire, lorsqu’on embrasse quelqu’un, on lui donne son âme. Le prêtre donnerait donc au fidèle une partie de l’âme d’Agrath. Cette prière est censée donner de la force et du courage au soldat. En pratique, cela est bien plus relatif. Le poids de la bénédiction variera en fonction de l’importance que le soldat accorde à celle-ci. En clair, plus le soldat croira en Agrath, plus il croira que la prière a un véritable effet et lui permettra de survivre, plus ce sera le cas. C’est une prière qui a un but davantage spirituel que matériel. Mais ce n’est pas le seul facteur de réussite. Si le fidèle ne pense pas sincèrement que la prière va donner des ailes (au sens métaphorique du terme) au soldat, alors ce ne sera pas le cas. Tout est une question de volonté et de foi. Il n’y a pas besoin de faire des gestes compliqués ou de sacrifier 17 vierges lors d’une éclipse solaire, juste d’y croire. Cette prière a été reprise par le peuple, pour souhaiter bonne chance, dans une version modifiée et beaucoup plus courte. Agrath n’y apparaît pas, au contraire de celle des prêtres. Voici celle, tout d’abord, des prêtres d’Agrath : « Ô Agrath, puisses-tu bénir cet homme. Ô Agrath, puisses-tu lui insuffler la force et le courage. Ô Agrath, puisses-tu lui permettre de vivre pour te servir. Ô Agrath, puisses-tu l’accompagner dans son combat. Ô Agrath, puisse-tu affermir sa volonté de vaincre. Ô Agrath, puisses-tu en faire Ton soldat. ». Voici la version populaire : « J’espère que la force et le courage t’accompagneront. J’espère que ta volonté sera suffisante pour accomplir tes actes. J’espère que tu reviendras vivant et heureux. Bonne chance. »


Lien de Force : C’est une connexion qui se fait entre le prêtre et le destinataire. Cela consiste à transmettre de l’énergie. Cela pourrait paraître anodin, mais c’est un lien qui se révèle plus solide qu’il n’y paraît. Ce lien doit obligatoirement comporter au moins un prêtre d’Agrath, car lui seul connaît la prière qui permet d’établir cette connexion et, de plus, Agrath est « l’intermédiaire » de cette énergie ; Le rituel pour créer ce lien est plus complexe que les autres, en raison des conséquences de cette bénédiction. Le prêtre commence par réciter une prière que voici « Ô Agrath, je désire donner ma force à cette homme, afin qu’il exécute ta volonté au mieux. Ô Agrath, aide-moi à accomplir cet acte, pour qu’il obtienne la force et aille par-delà le monde. Ô Agrath, c’est vers toi que je me tourne, car toi seul peux exaucer ma prière. » Si la prière réussit, une connexion est crée entre les deux personnes, symbolisée par une sorte de fil couleur argenté. Le prêtre peut alors transmettre sa force à l’autre homme. Il n’est pas question de transmettre des connaissances, des aptitudes mais de la force pure, de la vitalité en clair. Par exemple, si un homme est grièvement blessé, le prêtre peut utiliser cette prière pour transmettre sa force afin que le soldat puisse mieux lutter contre la maladie, la blessure, la douleur. Cela se traduit par une faiblesse du prêtre concerné, qui va sentir ses forces décliner très rapidement et par un gain d’énergie pour le soldat. Une fois le lien rompu, par une simple phrase du prêtre (« Merci, Ô Agrath, d’avoir accédé à ma prière. »), il reste tout de même une trace de cette connexion. Le prêtre va « sentir » si l’homme à qui il a transmis ses forces est vivant, et le contraire, qu’elle que soit la distance qui les sépare. Seul le prêtre peut fournir de l’énergie à un autre homme, le contraire n’est pas vrai. Cette prière marche rarement, car elle est relativement puissante et demande une certaine énergie pour la mettre en œuvre.

Prière de Mort : Fondamentalement, c’est la même que celle du prêtre du Combat ( voir plus haut ), même s’il y a quelques différences dans la formulation : « Ô Agrath, je sens que Nethfer vient me chercher. Il m’attend. Je lui ai dit de patienter, pour qu’un dernier hommage te soit rendu. Ô Agrath, j’ai exécuté ta volonté durant ma brève vie humaine, et par-delà la mort je te serai toujours fidèle. Ô Agrath, entre le combat et la prière, j’ai fait au mieux pour que le monde connaisse ta volonté. Ô Agrath, mon regard s’est porté sur de nombreux hommes, et je leur ai transmis ma foi en toi. Ô Agrath, Nethfer s’impatiente. J’espère avoir respecté au mieux ta volonté et je t’adresse ces derniers mots avant que Nethfer ne m’emmène. Ô Agrath.»

Prière

Poussée de Foi : C’est une prière censée améliorer la foi du destinataire en Agrath. En clair, après que le prêtre ait récité la prière, l’homme (ou la femme) est parcouru de milliers de fourmillements dans tout le corps. Puis il sent, d’après les témoignages, une bouffée de chaleur et un sentiment de sérénité. Ces effets auraient pour but de renforcer la foi en Agrath. Cette prière est notamment utilisée sur un apprenti qui a un certain potentiel mais qui ne croit pas assez, sur une personne en difficulté (décès d’un proche… ) et qui a besoin de se raccrocher à quelque chose, de gagner du courage, d'accepter de continuer la lutte. On utilise également cette prière sur les malades, afin de leur insuffler la volonté de se battre, de lutter pour rester en vie. C’est la prière la plus étendue dans ses effets. Cela dépend de chacun. Outre les symptômes cités plus hauts, certains ont des vertiges ou des nausées pour un instant, puis ressentent un sentiment de puissance et d’invincibilité. Pour d’autres encore, une perception aiguë du monde pendant une poignée de secondes, des sens surdéveloppés … On peut tout de même noter que tous ces effets ont pour but que l’homme croie davantage en Agrath, puisque c’est ce dernier qui lui a envoyé ces bienfaits. Celui qui reçoit la prière a la sensation qu’avant, sans Agrath, sa vie était fade et sans joie, et que lui seul peut le soutenir dans sa vie et dans ses actions. On peut penser que cette prière peut conduire à des comportements extrêmes, mais généralement ses effets restent limités et s’estompent au bout de quelques semaines. Voici la prière : « Ô Agrath, montre à cet homme la voie du courage. Ô Agrath, montre à cet homme le chemin qu’il faut suivre. Ô Agrath, montre à cet homme comment exécuter ta volonté. Ô Agrath, montre à cet homme comment t’être fidèle en luttant contre son destin. »

Repos Divin : Il s’assimile plus à une technique qu’à véritablement une prière. C’est un moyen pour le prêtre de se reposer et de gagner en quelques minutes des heures de sommeil. Cela sert beaucoup lorsqu’il y a beaucoup de travail et pas assez d’heures dans la journée. Le processus est relativement simple, mais les prêtres gardent jalousement la formulation de cette prière, de peur que tout le monde ne vienne à l’utiliser. Ce n’est pas sans risques. Si le prêtre n’est pas suffisamment concentré, il y a possibilité d’obtenir l’effet contraire, c’est-à-dire une perte d’énergie équivalente à plusieurs jours sans dormir. Même si cette prière réussit, tout n’est pas gratuit, loin de là. En effet, le prêtre doit faire face à une perte de concentration, de mémoire et de faculté à se fixer sur un travail. Heureusement, ces effets sont passagers et se dissipent en quelques heures. Certains fidèles prétendent que lors de ce repos accéléré, ils parviennent à entrer en contact avec l’essence d’Agrath. Mais peu de gens le ressentent ainsi. Le prêtre récite la prière, puis tombe dans un profond sommeil. La seule différence avec ce dernier est le fait d’accélérer le repos. Il y a donc un gain important d’énergie en un laps de temps minime. Cette prière est peu connue du peuple, car ceux qui savent qu’elle existe sont convaincus que ce n’est pas un phénomène naturel que de gagner ainsi de l’énergie et s’en méfient donc. Certains prêtres se refusent à utiliser cette technique, prétendant que pour servir correctement Agrath, il faut dépenser de l’énergie. Ils disent même : « Pour Agrath, il faut dépenser du temps et du sang. » ce qui est devenu une phrase populaire : « Pour réussir, donne ton temps et ton sang. » Voici la prière : « Ô Agrath, il faut que j’exécute ta volonté. Ô Agrath, il faut que je te serve au mieux. Ô Agrath, donne-moi la force et l’énergie pour agir. Ô Agrath, donne-moi le repos en peu de temps, pour que je puisse utiliser le temps qui me reste en ton honneur. »

Prière de Mort : Fondamentalement, c’est la même que celle du prêtre du Combat (voir plus haut), même s’il y a quelques différences dans la formulation : « Ô Agrath, je sens que Nethfer vient me chercher. Il m’attend. Je lui ai dit de patienter, pour qu’un dernier hommage te soit rendu. Ô Agrath, j’ai exécuté ta volonté durant ma brève vie humaine, et par-delà la mort je te serai toujours fidèle. Ô Agrath, j’ai lu tes textes pour te comprendre, pour comprendre ta volonté. Ô Agrath, j’ai voué ma vie à étudier ton être. Ô Agrath, Nethfer s’impatiente. J’espère avoir respecté au mieux ta volonté et je t’adresse ces derniers mots avant que Nethfer ne m’emmène. Ô Agrath.»

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