Gloire et Honneur - Archive


 
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 [L'attaque de l'entrepot]

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Clane de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Ven 19 Sep - 14:04

Clane
n°48

Les Malmaison se démenaient comme des diables contre les diables. Clane, les dents serrées, offrait à l'un des géants rougeâtres des coups redoublés, poussédé par l'énergie du désespoir et cette curieuse ivresse du sang qu'avait provoqué le contact de la sève noire sur sa peau et ses habits. C'était comme si les vapeurs d'une puissante drogue l'imprégnait totalement et le forçait à maintenir cette cadence infernale. Sur les cadavres de ses camarades tombés, il criait entre ses dents cet équilibre précaire entre la haine et l'effroi et combattait comme il pouvait les griffes et les roueries du démon, assailli également par l'un des derniers survivants à cet assaut suicidaire.

Engagé dans le balais délétère, Malrys tenait bon non loin de Clane, accompagné dans cette danse étrange par Dalw et le lieutenant de Hautesylves, lequel, après un moment de fatigue, avait retrouvé force et témérité une fois rejoint par les deux hommes de Malmaison. Ils renforçaient eux aussi leurs attaques. Ils finiraient bientôt par être complètement hébétés, à combattre sans hargne ni coeur ; mais alors, Clane espérait que ce cauchemar serait déjà fini. Certaines données allaient dans son sens, notamment le fait que les assauts déchaînés des deux démons s'étaient calmés. Les blessures que leur avaient infligé les soldats avaient piqué leur orgueil et excité leur esprit de représaille, et pendant quelques instants, ils avaient été invincibles. Mais le sang s'écoulait de leur corps, et la puissance qu'il contenait s'échappait d'eux, les affaiblissant contre les êtres humains.

Mais soudain, le démon qu'affrontait le garde et Clane tenta une attaque qui lui permit de se libérer du double front qu'ils avaient créé. Cette opération lui coûta une sévères plaies au niveau du genou, qui le fit boîter, et Clane se demanda pourquoi il risquait de perdre sa mobilité. Il comprit son geste lorsqu'il vit le dernier mage de l'école sacrée de l'escouade être entouré d'une lumière qui semblait émaner de ses habits immaculés. Le démon, effrayé par ce qu'avait provoqué le charme des autres magiciens sur ses frères, avait décidé de ne pas le laisser une nouvelle fois le nuire.

Alors qu'il se précipitait sur le mage en claudiquant, Clane abandonna la poursuite pour se concentrer. Une fois prêt, il cria un “MALMAISON” retentissant tout en levant son épée en direction du démon. Le cri de guerre fut suivi d'un phénomène quasi palpable. Dans cette atmosphère de souffre, de sueur, de sang et de peur semblait se créer une forme amorphe glissant, fulgurant, sur le démon. Elle assombrit une minute le champ qu'elle traversa, puis disparut en lui. Lequel démon arrêta d'un coup sa marche, laissant le temps au mage terrorisé de prendre ses jambes à son cou. Clane essayait d'imposer sa volonté à ce rejeton des Enfers. Immobile dans sa position, l'épée tendue, il avait les yeux fermés et des rides étaient apparus sur son front souvent insouciant.

Sans même ouvrir sa gueule immense, du diable sourdit un rire sardonique et amusé. Et puis, un rictus de surprise et de douleur apparut sur la face déjà torturé de l'adversaire. Il ne prenait ça à la légère, car d'un coup d'un seul, rugit, fit trois grands pas et se saisit de Clane, qu'il souleva sans mal. Ce dernier était toujours prostré, concentré dans son combat avec l'esprit de son adversaire, que cela n'amusait plus du tout. Le démon continua pourtant la lutte mentale et eut bientôt le dessus. Mais alors qu'il s'amusait de cette victoire si facile, le soldat qui le combattait précédement enfonça dans son ventre épais la pointe de son épée jusqu'à la garde.

L'horrible diable faillit s'étrangler de douleur et, jetant Clane contre l'un des derniers meubles encore intacts, il reprit le combat avec le garde, qui tentait de parer les coups vindicatifs avec son bouclier déjà réduit à la portion congrue.
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Dalw de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Ven 19 Sep - 22:16

n°10

Quelle folie avait tenté son oncle ? Dalw n’aurait su le dire mais il n’était pas question de perdre davantage de temps en vaines interrogations. En ses veines chantaient les esprits de ses ancêtres, le guidaient dans ses mouvements, la hargne des siens au combat était désormais sienne. La sueur perlait sur son front, coulait sur son visage lui brûlant les yeux. Il n’y prêtait pas garde. Dans ce duel, il le savait, le temps jouait à son avantage. Certes, ses forces diminuaient mais les démons s’étaient vus infliger de cruelles blessures qui drainaient, peu à peu, leur énergie. « Je m’occupe du blessé ! Achevez l’autre, qu’on ne traine pas plus longtemps ici ! » S’entendit-il dire.

Avait-il, lui aussi, perdu l’esprit ? Il se le demandait. Même blessé, son adversaire demeurait extrêmement dangereux, à ne pas sous-estimer. Son épée décrivit un arc de cercle, contraignant le diable à reculer, ce qui le fit grimacer de douleur. La lame du garde était toujours profondément encrée en lui, chaque effort se révélait une véritable torture. Le jeune Malmaison en profita, frappant successivement à l’aine, à l’épaule puis à la cuisse. Il ne parvint pas à toucher son adversaire, qui para ses coups, mais au prix d’un effort qui ne cessait de le diminuer. Dalw eut un sourire mauvais.


« Goûte à la fureur du Nord, cloporte ! » s’emporta le chevalier tandis que son épée effectuaient un dangereux moulinet. L’incube recula d’un pas avant d’effectuer une frappe en arc de cercle, de bas en haut, que Dalw esquiva d’un pas latéral avant de frapper à nouveau, au-dessus du visage. Son adversaire bloqua aisément, trop heureux déjà de la parade qu’il allait pouvoir effectuer, avant de sentir la puissante poigne du Nordique s’emparer de l’épée fichée dans son ventre et de la retirer sèchement. D’un seul coup, un flot de sang continu commença à s’échapper de la large entaille. Le monstre tituba quelques pas, décidé à emporter son adversaire dans la mort, mais toute sa force s’était échappée de ses trop nombreuses blessures. Il s’effondra, sa tête venant butter violemment le sol de bois dur tandis qu’un filet de sang s’échappait de la commissure de ses lèvres. Il n’était pas encore mort, pas tout à faire, mais il sentait la vie lui échapper. Il lâcha un ultime grognement avant que la lame de Dalw ne vienne s’enfoncer dans sa gorge, qui libéra une mare de sang noirâtre.

L’homme cracha dédaigneusement sur le cadavre avant de passer sa main gantée sur son front humide. La bête était morte. Enfin. N’en restait plus qu’une…
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Clane de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Ven 19 Sep - 23:11

Clane
n°49

La migraine qui s'était emparée de sa caboche avait au moins avantage, il n'avait pas à se soucier de la douleur qui sourdait de tout son corps. Les souffrances que lui faisait endurer sa psyché malade masquaient tous les cris d'alarmes qu'il pouvait recevoir de son physique caboché. Il lui fallut même un certain temps pour que ses sens refassent surface et lui délivrent les données qui lui seraient vitales. Après quelques instants d'évanouissement, donc, il se leva comme il put, s'appuyant sur un mur lui aussi bien en peine. Le moindre de ses gestes accentuait ses maux de tête déjà trop forts, mais pourtant il eut le courage d'embrasser les restes du manoir dans lequel une escouade d'une douzaine de soldats avaient essayé de sauver leur vie des goules et des démons qu'avaient vomi les fenêtres et la porte de la maison pas si bienveillante que ça.

De la fière troupe, il ne restait qu'une poignée d'hommes. Clane aurait pu les compter sur une seule de ses mains, s'il avait pu demander quoi que ce soit de sa tête capricieuse et geignardes. Autour du dernier des monstres se mouvaient maladroitement Dalw mais surtout Malrys et le lieutenant, hagards de fatigue. La lutte avait été acharnée et longue. Les blessures qu'on avait infligé au dernier rejeton n'avaient pas été assez légères pour ne pas l'exciter, et pas assez profondes pour le fatiguer réellement. Il jetait donc des regards assurés de chaque côté, avec l'air d'un de ces immenses félins acculé par une bande de chasseurs trop ivres ou téméraires pour comprendre leur erreur. Ainsi donc la danse s'était ralentie, la fatigue nerveuse s'étant emparé des humains. Le diable semblait bercé paisiblement ses adversaires, comme s'il cherchait à se reposer sur leur garde, à se laisser aller à penser au sommeil voire même faire une pause.

Clane, une fois levé, tangua difficilement vers son épée patie vagabonder à quelques mètres de lui après que le démon l'ait propulsé contre l'un des murs fragiles du manoir en pièce. Indifférent au crépitement de l'acier sur les griffes de leur proie, il se baissa gauchement pour ramasser l'épée ensanglantée. Son glaive en main, il le fixa un instant, défaillant quasiment. Il en perdit presque l'équilibre et se redressa comme il put, ivre de chaleur et d'épuisement.
Alors qu'il se dirigeait vers le diable qui l'achèverait sûrement, la mort dans l'âme, il entendit la douce et inintelligible mélopée que produisent les mages de l'école sacrée lorsqu'ils se préparent à sauver une poignée de désespérés grâce à un sort dont ils ont le secret.

Ce dernier mage n'était pas forme, cela était convenu, et pourtant il sut trouver la force de s'approcher de la bête tout en susurrant des mots incompréhensibles pour les profanes. Initié expulsé d'un temple, Clane se rappela de quelques termes, mais son cerveau refusa d'en expliquer le sens. Aussi resta-t-il là, à contempler la lumière solaire qui émanait du bout des doigts poisseux de sang du mage. Ce dernier fut comme soulevé par une force invisible et, tendant ses bras dispensateurs d'énergie, fit apparaître une sorte d'immense voile lumineuse qui enfla tout autour de lui. L'air fut d'un coup délicieux, et le manoir depuis trop longtemps assombri par la présence des êtres maléfiques des Enfers, retrouva ses couleurs claires sous l'effet de la lumière sacrée qui l'emplissait.

Le diable, trop proche du champ d'action de l'incantation, ne put s'empêcher de crier un cri strident. Etait-ce une menace que véhiculait le terrifiant rugissement ? Les hommes prirent le parti d'imaginer que c'était là la manifestation de faiblesse qu'ils attendaient depuis tout ce temps et, comme un seul homme, Malrys et le lieutenant se jetèrent à l'assaut, bientôt rejoints par les Malmaison déboulant en hurlant leur cri de guerre si reconnaissable. Le diable gesticula en tout sens comme un aveugle aux prises avec quelques malandrins, jetant ses bras trop longs de façon chaotique. On aurait dit que ses membres ne répondaient plus de rien, qu'il avait perdu empire sur lui-même. Bien que cette dernière défense était encore plus dangereuse que précédemment, les hommes d'armes louvoyaient tout autour du monstre en observant, professionnels, les diverses ouvertures qu'il laissait à chaque fois.

Ce fut la fin du dernier rejeton, qui ne put faire grand-chose contre ses quatre hommes mûs par l'odeur du sang et la bénédiction de l'école sacrée, qui, comme les dogues d'une meute seigneuriale, s'enfoncèrent d'un coup d'un seul sur les flancs de l'ennemi. Il se débattit, il donna des coups et cracha, il est vrai, mais son salut était déjà perdu, et ses griffes venaient se casser sur les boucliers des hommes ou, maigre consolation, effleurer une épaule. Trois épines d'acier vinrent s'enfoncer dans son abdomen tandis que la dernière épée lui tranchait le bout de l'épaule d'un coup mal placé à la base destiné à son cou.

Son corps fut pris de spasmes, sa gorge vomit de plus belle les stridences que les mortels n'étaient pas autorisés à entendre ici bas, mais tandis qu'elle accomplissait là son horrible chant du cygne, Clane défourrailla son couteau de vieux chasseur avant de lui ouvrir la gorge d'un geste net et brutal. Un borborygme pathétique conclua cette bataille, et le corps rougeâtre cessa son spectacle.
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Dalw de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Ven 19 Sep - 23:58

n°11

Dès la fin des hostilités, en titubant, l’écume aux lèvres, Dalw approcha les corps sans vie de ses compagnons et, en pilleur de cadavres expert, les délesta d’une épée ainsi que d’un bouclier en relativement bon état. Le Nordique soupesa un instant ses nouvelles acquisitions. Une qualité supérieure à ce qu’il possédait auparavant. Au moins ne reviendraient-ils pas totalement les mains vides. Un minimum d’équipement n’était pas un luxe pour combattre pareilles créatures. On ne saurait lui reprocher son opportunisme. Au moins, il essayait de sauver des vies « et la tienne en premier… » siffla une voix venimeuse dans son crâne. Plusieurs de leurs compagnons étaient morts, il fallait encore espérer que ce ne soit pas en vain. Gahn devait encore combattre ses adversaires. Si la majorité des démons, ainsi que de nombreuses goules s’étaient concentrées sur le groupe de diversion, il n’en restait pas moins que les forces du nécromant étaient particulièrement nombreuses. Dalw jura et lança à l’adresse de son oncle :


« Clane, rien ne sert de rester là. D’ici peu, des renforts pourraient arriver et nous ne sommes pas en mesure d’engager une nouvelle mêlée. On a fait notre possible et un peu de repos ne nous ferait pas de mal. »

Le vieux chevalier se massa les tempes en lâchant un grognement.

« Je vois » commenta Dalw « Trouvons une autre demeure, avec vue sur l’entrepôt, où nous pourrons nous reposer un instant. De là, nous aviserons. » Son regard passa un instant sur les hommes présents « Je crois qu’il manque quelqu’un, le type que tu as laissé à l’étage. Faudrait peut-être que tu ailles le chercher. Là il doit se faire un sang d’encre…et un type qui se fait un sang d’encre avec des produits inflammables plein les mains, et ce juste au-dessus de ma tête, ce n’est pas pour me rassurer ahahaaaa... »

« ‘Gueule. . . » grommela Clane, qui paraissait endurer une migraine qu’on croyait réservée, les samedis soirs, à la gente féminine.

Son neveu soupira et lança à l’adresse du soldat
« Tu peux descendre ! C’est terminé, et amène les projectiles, on repart avec » ils durent attendre une bonne trentaine de secondes avant que, d’une petite voix, l’homme réponde « Vraiment ? » Le pauvre être tremblait de tout son corps en claquant des dents. Il avait entendu les hurlements sans rien voir de la bataille. A la vue des corps mutilés, il ne put s’empêcher de présenter son précédent déjeuner sous forme de flaque dans l’un des coins de la pièce.

« Bon » entama un Dalw imperturbable « On ramasse tous nos projectiles et on se tire rapidement d’ici ! »
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Clane de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 0:59

Clane
n°50


C'était une tripoté de joyeux nains. Ils chantaient et riaient dans la mine sombre tout en frappant la pierre avec des pioches, avec des marteaux. L'un d'entre eux était assi sur un tonneau immense planté au milieu de la salle chichement éclairée par quelques lanternes mal disposées, jouait de la cordemuse entre deux gorgées d'hydromel. Et ses frères de frapper plus fort, chanter plus fort. On criait qu'on avait trouvé de l'or d'un côté, et tout le monde criait à son tour pour ne pas être en reste ; alors on criait de l'autre côté, car la terre était humide. Un nain frappait trop fort, et jaillissait de la pierre un jet d'eau rouge sang. On criait, on piétinait, on s'en allait dans un autre tunnel, abattant le travail avec d'autant plus d'entrain, de tapage.

Voilà à quoi ressemblait le crâne de Clane dans son esprit fatigué. Les questions et les phrases prononcés par ses frères d'armes étaient d'autant plus d'attaques extérieures inutiles et énervantes. Des assemblages de mots sans intérêt, des bouts de phrases mal-prononcé par des formes qu'il ne se souciait même pas de distinguer. Clane s'assit lentement, prenant soin de ne pas provoquer un nouveau vertige. Il se releva. Il s'appuya contre l'un des colonnes qui avait survécu au combat.

Son coutelas était comme serti dans son poing, qui était resté, par mécanique, pétrifié dans cette position. Il essuya le sang qui le poissait sur un de ses camarades tombés sans autre forme de procès. Ensuite, il retira au même malheureux le foureau de son épée et le ceignit. Ceci fait, il y rangea la lame qui lui avait servi à mettre hors d'état de nuire le dernier monstre démoniaque. Ils avaient réussi à recouvrer le calme et le silence qui avait précédé cette escarmouche. Escarmouche ? Cette guerre, plutôt ; cette guerre qui avait duré une existence toute entière. Clane transpirait. Il plaça son visage dans ses paumes réunies, tentant de faire le vide. Mais rien ne voulait disparaître, au contraire, les visages joyeux des diables apparaissaient, puis ceux des cadavres qui jonchaient le sol. Un rire sardonique brisait le simulacre de tranquillité qu'il essayait d'imposer à son âme, accompagné de milliers d'autres voix au timbre éteint, pleurant, riant et criant.
“'R'es dieux.”, baragouina Clane. Il secoua la tête, harassé par cette vision si vraie. Et sur ce, il alla faucher un bouclier à l'une des goules qui avaient réussi à entrer.

Par superstitution comme par esprit de gloriole, il découpa les deux cornes du prince démon dont il avait fracassé le crâne et le mit dans son sac puis trancha les doigts de tous les démons sous les yeux dubitatifs du reste de la garde. Les hommes du nord étaient bouffis de préjugés mystiques étranges ; lorsqu'un démon décédait, par exemple, il fallait lui couper les doigts pour ainsi éviter, une fois dans les Enfers, être victime de la torture des griffes. Clane, en bon nordique, croyait un peu à cette légende, bien que, en bon roublard également, il savait qu'il pourrait en faire quelque chose, comme les vendre à un alchimiste particulièrement audacieux ou un démoniste en manque d'objets d'étude. Enfin, c'était également pour prouver à tous que leur petite garde avait su terrasser des démons. Une fois ceci fait, il plaça les quarante longs doigts griffus dans sa bourse d'or, mélangeant ainsi le sang démoniaque à sa monnaie. Ceci fait, il retomba sur un morceau de meuble, prostré et semblant combattre dans une lutte interne peu rassurante.

[Ajout d'une épée lvl2, un bouclier lvl1, quarante doigts de démons et deux cornes de démon majeur à Clane. Soustraction d'un gourdin.
Ajout d'une épée lvl2 et un bouclier lvl1 à Dalw. Merci d'avance !]

Erg : Après autant de post, tu le mérites je pense Smile
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Dalw de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 13:06

n°12

La lame souillée fut débarrassée du sang qui la maculait puis Dalw rangea au fourreau son ancienne épée, dérobée à un chevalier errant dans une auberge, de qualité inférieure. Le doux bruit de la chair tranchée ponctuait chacun de ces mouvements. Si le jeune Malmaison était un pilleur de cadavres expert, son oncle approchait du stade de la divinité en la matière. Sa rapidité à trancher les doigts tenait plus de l’expérience du bandit de grand chemin, habitué à s’emparer rapidement des bagues des voyageurs, que de la finesse du chirurgien. Néanmoins, par de tels actes, il donnait l’impression de savoir parfaitement ce qu’il faisait et que la situation était sous contrôle. A voir leurs ennemis ainsi démembrés, la petite troupe en conçu un certain soulagement : tout démons qu’étaient leurs adversaires, ils n’en restaient pas moins mortels.

« On sort d’ici, n’oubliez pas de prendre tous les projectiles inutilisés, on leur trouvera sûrement une autre utilité plus tard… »

C’est donc une petite troupe chargée qui se faufila, le plus discrètement possible, dans les ruelles de Hautesylves. Des hurlements et des cris de guerre provenaient de l’entrepôt, aussi le groupe que menait Dalw, son oncle étant trop occupé à maudire l’armée de nains qui semblait s’être décidée à percer un tunnel au sein de son crâne, pouvait-il se déplacer sans paraître provoquer le moindre bruit. L’attention des troupes du Nécromancien toute entière concentrée sur la bataille de l’entrepôt, les Nordiques se trouvaient libres de leurs mouvements. Le chevalier Malmaison avisa une demeure cossue, peut-être celle d’un marchand de vin, dont certaines fenêtres semblaient donner sur l’entrepôt. De plus, avantage non négligeable, elle ne se trouvait pas dans le périmètre immédiat de leur précédent repaire.

« On va s’installer là le temps de récupérer d’aviser la suite des évènements. »
murmura Dalw avant de pousser la porte de la pointe de son épée. Pour tout accueil, il reçut une bouffée d’air chargé de poussière. Vraisemblablement, personne n’était venu ici depuis la fuite du propriétaire…
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 14:30

Clane
n°50

Et puis on trouva une autre de ces grandes habitations au milieu d'arbres et on y entra. Elle était située non loin de l'entrpôt et juste assez pour, le cas échéant, se retirer directement. On inspecta donc rapidement la maison et s'installa dans le séjour qui offrait aux hommes quelques canapés jonchés de coussins de toutes les couleurs. Les plus éreintés se laissèrent aller à la somnolence tandis que d'autres cherchaient quelque objet capable de leur remettre du baume au coeur. Clane quant à lui s'effondra dans un des larges poufs qui décoraient le séjour et garda les yeux grands ouverts, craignant à nouveau d'être étreints par les curieuses sensations qui l'envahissaient à chaque fois que ses paupières cédaient à la fatigue. Cela lui rappelait les mauvais jours de biture, mais en pire (ce qui n'était pas peu dire).

En parlant de boisson, deux hommes revinrent rapidement dans la pièce occupée par les restes des escouades avec ce qui semblait être un tonnelet d'un vin fameux. Un autre homme s'en alla chercher les gobelets les plus chics de la riche demeure (de longues fluttes en cristal damasquinées d'argent), et on ouvra le petit tonneau sans autre forme de procès. Chacun prit un verre, même les plus amochés et même Clane, qui ne se sentait pas d'humeur à toucher à la moindre goutte d'alcool.
Un soldat fit un discours hésitant et maladroit sur les leurs qui venaient de tomber, et sur les liens qui les unissaient à présent dans la lutte contre le Mal et toutes ces choses. Clane grognait à chaque fois pour confirmer ses dires et essayer de le faire taire, mais à chaque fois le soldat y voyait des encouragements et trouvait toujours quelques mots à déclarer sur l'un ou l'autre des cadavres. Il y eut un silence, puis il leva son verre et porta un toast aux frères tombés. On fit écho à son toast, et tous burent une razade.

On but ainsi pendant un certain temps tout en observant les nouveautés de l'entrepôt et essayer de soigner ce qui pouvait l'être dans les conditions actuelles – le reste du temps, on repensait au combat qui avait été donné et les morts qu'il avait provoqué. Et puis le mage de l'école sacrée vint troubler le silence pesant qui s'était établi.
“Certains ont des blessures assez cruelles. Je ne peux rien faire pour eux, et le temps ne joue pas en leur faveur. Si aucune manifestation de vie ne se fait du reste de la troupe, on sera obligé de les ramener le plus rapidement possible à des guérisseurs, pour leur salut.”
Certains hochèrent de la tête tandis que les autres continuaient de siroter leur vin en se remémorant les instants d'horreur qui s'était introduite dans leur existence il y avait de cela quelques minutes.
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Golgoth
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 15:54

Post N°76 de <Golgoth>

‘Ça passe ou ça casse’ avait pensé not' brave barbare en pénétrant dans l'entrepôt qui, les portes fermées, n'était éclairé que par quelques ouvertures en haut des murs. Et par chance, ça avait passé, jusqu'à maintenant en tout cas. Les troupes avait vite compris qu'il fallait se disperser, mais elles avaient aussi su qu'il ne fallait pas rester immobile par la peur de se faire toucher. Elles avaient donc avancer, même si certaines étaient mortes, et avaient débusqué tous les ennemis d'en-bas, tandis que les archers et les arbalétriers redoublaient d'attention pour éliminer ceux d'en haut.

Et quand ils furent enfin dans la mêlée, les guerriers prirent grand-joie à venger la mort de leurs camarades, à l'abri des tirs ennemis qui ne pouvaient pas prendre le risque de toucher un des leurs. Les mages sacrés s'occupaient de rendre leur vigueur aux combattants. Le massacre s'établit des deux côtés mais Hautesylve ayant l'avantage du nombre, il ne resta bientôt plus qu'un démon majeur, et un elfe bondissant. Le forgeron s'élançait à la poursuite de ce dernier, qui venait d'achever un garde devant lui, mais le premier lui barra le chemin de sa lance. Riant comme un démon pouvait le faire en une telle occasion, celui-ci tentait de piquer son adversaire. Golgoth dut se jeter violemment contre le mur ou les caisses, à plusieurs reprises, pour éviter de se faire embrocher. Pendant ce temps, l'elfe avait profité de son agilité raciale pour grimper les échelles sans qu'aucune flèche ne l'atteignît, bien qu'un carreau lui frôlât la jambe. Notre guerrier se recula. Un arbalétrier put alors enfin avoir le démon en ligne de mire, et son vireton fendit l'air jusqu'à vriller l'épaule de l'être démoniaque. Celui-ci poussa un grognement, et chargea l'arbalétrier qui prenant peur tenta de s'éloigner. Golgoth abattit alors son marteau de toutes ses forces sur l'épaule déjà blessée du démon. Celui-ci poussa un cri mêlé de rage et de douleur, lâchant cependant sa lance. Le forgeron ajouta son cri à celui de l'infernal et laissa l'adrénaline pénétrer son corps et augmenter ses capacités (*Rage contrôlée*). Il lui porta un nouveau coup de masse, que le démon para tant bien que mal avec son bras dont les os se brisèrent sous le choc. Puis de son autre bras, valide, ce dernier agrippa la barbe du quadragénaire, et tirant dessus, il envoya balader son adversaire contre un pile de caisses. Et pour achever les malheurs du forgeron, mais aussi ceux du démon, la pile s'écroula sur eux. Un coin de caisse fatal perça la peau épaisse du démon, lui ouvrant le crâne. Golgoth eut un peu plus de chances quand à lui, car il n'eut que des dégâts contondants. Mais plein de contusions et une grosse bosse sur le crane, il s'évanouit.

Pendant ce temps, la liche préparait son plan de fuite. Et elle comptait bien sur l'aide du traître infiltré au milieu des troupes ennemies. Elle avait reconnu un des assassins qu'Antonium avait eu la bonne idée d'envoyer espionner en ville. Il fallait libérer la porte principale. La liche diabolique fit alors signe au dernier arbalétrier orc qui, s'avançant du côté de la porte principale, le répéta à l'attention du traître. Au même moment l'orc mourut, un carreau lui ayant percé la cervelle. Le traître s'écria alors :

- Un démon ! Ces ordures n'ont donc pas tous trépassé !

Puis, haranguant les autres soldats, il réussit à en entraîner une bonne partie à sa suite, malgré les ordres de Gahn. Il restait cependant une bonne partie des archers et des arbalétriers qui tenait en ligne de mire le second étage, et quelques gardes. Un de ces derniers commença alors à grimper les échelles menant à l'étage. Au même moment, une grande tempête se leva du côté de la porte principale. La liche utilisant ses propres pouvoirs et les intensifiant grâce au livre qu'elle tenait dans ses mains, envoya balader les archers près de la porte principale, faisant aussi lâcher prise le garde qui tentait de monter. Épuisée, il lui restait encore la force de fuir cependant. Précédée par Sernet et Amon, ce dernier créant un périmètre glissant pour encore mieux couvrir leur fuite. La porte de l'entrepôt avait par chance été ouverte après que des corps aient été projetés contre celle-ci, et les sbires d'Agramand réussirent à sortir, la liche ayant dévié à temps une flèche qui aurait pu être fatale. Pendant ce temps, le traître mourait après avoir emporté le plus d'ennemis avec lui.

Le plan de la liche avait été très risqué, et si la chance ne les avaient pas accompagnés, ils seraient morts. Mais ils n'étaient pas au bout de leurs peines, car ils tombèrent face à face avec une danse-lame d'une grande beauté (fatale), qui ne semblait pas vouloir les laisser partir si facilement. Pendant, ce temps, la couche de glace d'Amon avait commencé à fondre, permettant aux gardes, l'accès à la porte.

[A GAHN —> -2 gardes et -1 chevalier. Un garde s'avère être en fait un assassin d'Agramand, donc -1 assassin des sombre fonds, - 1 arbalétrier orc, - 1 démon majeur. Les ennemis sont hors de l'entrepôt. Golgoth est fortement contusionné et est coincé sous une pile de caisses.]
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Leelou Lovara
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 16:16

Post Cent Trente Neuvième
Leelou Lovara


[Post Précédent : ici]

L'ambiance qui régnait dans la cité était morbide. Toutes ces maisons vide, cela donnait la chair de poule. Mais l'allure du fermier ne laissant pas de répit, Leelou et Eshalda n'arrivaient pas à le rattraper. Ils ne savaient pourtant pas d'où venait le feu. La fumée indiquait une direction mais cela pouvait très bien être en plein centre du camp des troupes maudites. Dans ce cas, les trois amis courraient à la catastrophe. Heureusement, au fur et à mesure de leur progression dans la cité fantôme, la fumée semblait se rapprocher. Le camp des troupes maudites devait être beaucoup plus loin, du moins Leelou l'espérait. Et ce ne fut pas le camp des adversaires d'Hautesylve mais un entrepôt qui apparu devant eux. Les deux jeunes femmes qui avaient finalement réussi à rattraper Mundéric l'arrêtèrent, à quelques dizaines de mètre de l'entrepôt et le forcèrent à se cacher avec elles, au coin d'une maison, reprenant leur souffle.

Après quelques secondes, la Tsigane prit la parole.


"T'es ... trop ... con. Commença-t-elle, saccadé par ses grandes inspirations. T'sais ... même pas ... Où t'allais. ... Si on ... était tombé ... dans ... un piège ... t'aurais fait quoi ?"

Le guerrier haussa les épaules. Il n'avait pas réellement réfléchi. Il avait juste vu là l'occasion de taper sur du mort qui bouge encore. Les trois compagnons avaient à peu prêt repris leur souffle et devant le regard noir de la Tsigane, Mundéric s'excusa d'avoir réagi comme ça.

"Maintenant qu'on est là, autant aller voir non ?" Proposa Eshalda.

La Tsigane se tourna rapidement vers l'ancienne voleuse avec un regard encore plus noir qu'avant. Eshalda lui sourit et se tourna vers l'entrepôt, se collant au mur de la maison, ne faisant dépasser que sa tête. Mundéric se rapprocha d'elle tandis que la Tsigane croisait les bras, en retrait.


"Ya une maison dont la porte est défoncée là-bas. J'crois qu'il y a des cadavres à l'intérieur. Ça ressemble pas à des humains. Il y a eu une bataille ici. Je pense qu'elle continue dans l'entrepôt."

En effet, depuis l'entrepôt, des bruits de combat se faisaient entendre. Un grognement puissant figea les trois compagnons. Quelle créature pouvait pousser ce genre de cris ? C'était quelque chose de maléfique. Des bruits de lames qui s'entrechoquent suivirent, encore plus violent que précédemment. Afin d'achever de les convaincre, un garde fut projeté depuis l'intérieur de l'entrepôt sur la porte qui trembla. D'un simple regard, ils se mirent d'accord et avancèrent rapidement vers la porte. Mundéric jeta un coup d'œil par la petite ouverture et resta figé.

"Qu'est-ce qu'il y a Mundéric ?
-J'sais pas c'ke c'est mais ... C'est gros ...
-Pousse toi ! S'énerva Eshalda qui le poussa pour prendre sa place. Par Morken ...
-C'est quoi ?!
-C'est un démon majeur ... il y a aussi des soldats d'Hautesylve ..."

Mais l'ancienne voleuse fut coupée dans sa description de l'état des lieux, s'écartant de la porte rapidement. Un autre homme venait d'être projeté sur la porte. Celle-ci ne résista pas au choc et s'ouvrit violemment, projetant le pauvre homme en dehors. Leelou se jeta sur le mage pour lui venir en aide.

"N'y allez pas ..." Lâcha-t-il dans un dernier râle.

C'en était trop pour Mundéric qui saisit sa lame. Le guerrier ouvrit ensuite violemment et une bonne fois pour toute la porte et se retrouva nez à nez avec une liche, un zombie et un elfe qui semblait être de connivence avec eux. Sans trop réfléchir, Mundéric poussa un hurlement de rage et se jeta sur ces nouveaux adversaires. La liche épuisée incanta un nouveau sort lentement mais Eshalda dégaina ses shurikens plus rapidement. Les trois petites lames se plantèrent dans le torse de la liche qui cracha un peu de sang. Elle fixa la jeune femme avec ses yeux injectés de sang. Elle avait mit un terme au sort de la liche qui se retrouva l'instant d'après transpercée de part en part par l'épée de Mundéric. Il la retira ensuite brutalement et fit un tour sur lui même pour la décapiter. Sa tête vola à quelques mètres de là.

Pendant ce temps, Leelou s'était mise face au dernier mort vivant (Amon) et à l'elfe, qui tentaient de fuir. Elle semblait ridicule sa dague à la main mais elle tint sa position, prête à en découdre.


[Donc, pour plus de clartée, voici l’ordre des messages : Amon-Gahn-Golgoth-Leelou. Personne ne post avant son tour. Apres 12 heures d’attente, votre tour saute, et vous devrez attendre le prochain Wink ]
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Amon
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 18:43

POSTE N°174
<AMON>


La bataille commençait à devenir très dangereuse pour les morts-vivants au point que Sernet du monter de toute urgence auprès d’Amon. La liche eut soudain une idée pour s’en sortir, elle ordonna au lieutenant de Nosh et à son fidèle compagnon de s’agripper à un pilier. Ceci fait, elle ouvra son livre et semblât se concentrer. Soudainement, une violente tempête apparut, balayant les ennemis contre la porte principale de l’entrepôt avec une telle violence qu’un corps entrouvrit la porte en la percutant. Puis, doucement, le pouvoir s’estompa. La liche leur intima de sauter et de profiter de l’état de choc des humains pour sortir. Amon s’arrêta un peu avant la porte et gela très rapidement toute la zone devant elle, juste pour ralentir un peu les survivants. Enfin, ils approchèrent de la porte permettant de sortir de ce bourbier. Avant qu’ils n’aient eu le temps de la toucher, elle s’ouvrit violemment sur trois autres humains. Deux de ceux la se jetèrent sur la liche comme des enragés, tandis qu’une troisième se mit face à Amon et Sernet, elle était d’une grande beauté qui n’atteignit pas le mort-vivant.

_Encore des humains… Malheureusement, nous avons perdus, je ne peux que l’admettre. Vous combattre laisserait le temps aux médiocres de l’entrepôt de me rattraper et donc me tuer… Sernet, attaque la !

Sans hésiter il sortit son épée et s’avança vers la dame, tandis qu’Amon leva sa main parallèlement au sol, exactement comme la vision qu’il avait eu au lac des songes, puis il se concentra. Une seconde-Une étrange sensation envahi son corps, son esprit semblait comme tirer vers la main tandis que toutes les parcelles de son corps s’effondraient sur elle-même. Deux secondes-Les sensations physiques l’abandonnaient, il ne sentit plus aucune action de la matière, une liberté presque jouissive. Trois Secondes-Tous ses sens s’arrêtèrent soudainement et tout aussi rapidement revinrent. Dans un fracas silencieux pour les vivants, l’esprit d’Amon venait de rendre à néant le dernier lien de son corps. Il le vit, chose fragile tomber en poussière et lui, planant, plus fort que jamais. Il regarda ses mains, elles n’étaient plus que transparence et volute, comme tout le reste de son corps. Mais intérieurement, il savait… il savait qu’il manquait encore quelque chose, cet état n’était pas encore l’aboutissement finale, il restait une étape : la lichification. Et pour cela, il devait revenir vivant d’HauteSylve. Presque ivre de ce nouveau pouvoir, il s’élança vers la femme qui avait osé le bloquer et pénétra dans son corps… non ! Mieux encore, dans son esprit !

_Vouuus aveeez l’iimmensse hooonneur d’asssisteeer auuu renouvellllemennnt deee mon espriiiit. Saachez en estiiiimer toute l’imporrrtance, jeuuune demoiiisellle.

Juste avant de sortir, il lança une violente attaque mentale puis rejoins le monde de la matière. Sernet regardait son maître avec étonnement et admiration.

_Bieeen, paartoons mainnteenant.

C’est en esprit, qu’il regagna rapidement la zone sous contrôle mort-vivant, suivi de Sernet, toujours aussi frapper par cette nouvelle technique.

post suivant


Dernière édition par Amon le Mar 23 Sep - 21:33, édité 3 fois
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Gahn
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 19:25

Post no 363
<Gahn>

Cela faisait une demi-heure qu’Unbar tournait en rond autour du chariot de Port-Pergas, entendant les hurlements de douleurs et les plaintes des bléssés. Quand finalement le calme revint, d’abord du côté de Clane, puis de l’entrepôt, le prêtre novice sauta à l’avant de son véhicule et fouetta la croupe du cheval de trait. En quelques secondes, le jeune nain était sur la place du combat, emmenant le chariot vers les portes lattérales du bâtiment. De nouveau, il sauta au bas du véhicule et courrut à l’intérieur, dévoilant le carnage.

Les cadavres pourrissaient déjà, la rumeur des mouches le confirmant. Hagards, quelques gardes se relevaient, le visage en sang, la mine fatiguée, boitant pour la plupart. Son regard se porta sur Throd, bien vivant mais la mine affreuse de celui qui a vu ce que les morts savent faire. Son arbalète sur l’épaule, il rejoignit son compatriote dans un état second. Tout l’entrepôt était sens dessus dessous, et il n’était pas impossible que quelques hommes soient sous quelques caisses, agonisant en silence.
En passant près du cadavre d’un démon majeur, l’image d’Aransh revint à Unbar, se signant des runes de Lumières qu’il connaissait, priant pour l’apaisement de l’âme démoniaque. Dans le marasme du combat, tout semblait lent, étouffant et lourd.

-Eh, vous deux, par ici, lança la voix familière de Fulrim.

Le nain avait poser son marteau sur son épaule, des gouttes de sang en tombant lentement. Son visage était contusionné mais il gardait la même mine sérieuse que d’habitude. Le guerrier avait eut raison de plus d’un adversaire aujourd’hui, et il lui tardait de comparer ses exploits avec ceux d’Elijah. Ce dernier se tenait près de Gahn, le vieux guerrier gardant les yeux fermés. Il les rouvrit quelques secondes plus tard, la mine terrible.

-Sale guerre, cracha Fulrim. Personne n’en sortira indemne...

Un bref signe de tête de la troupe, et Unbar s’accroupit près du guerrier Bjoränn. Les mains du prêtres irradièrent de Lumière et fermèrent les plaies superficielles de Gahn à en juger par le sifflement de douleur qu’il émit. Fulrim le porta alors, se dirigeant vers la sortie principale. En passant entre ces caisses, Gahn remarqua la silhouette familière d’Oltdorf, le chevalier de Port-Pergas, gisant dans on sang.

-Olt...Oltdorf...

Le vieux rejoignit la dépouille de son compagnon d’arme, le sergent qui avait combattus avec lui lors du coup d’état de Port-Pergas. Le vieil homme avait les poumons perforés ainsi qu’une large entaille à la tête et au flanc. Les yeux humides de rage, Gahn récita une courte prière pour la mémoire de son ami avant d’être tirer au dehors par Fulrim. La liche gisait là, dans son sang, entourée de trois curieux personnages. Une lui était inconnue, mais le guerrier reconnus presque instentannement Leelou et son camarade, dont le nom lui échappait. Cette rencontre remontait à son passage controversés à Sryam, un souvenir amer pour Gahn.

-Tiens... Comme on se retrouve, hein? Kof kof...

Une quinte de toux pris le semi-nain lorsque Fulrim l’aida à s’asseoir. Gahn le retint par la manche et ajouta en chuchotant :

-Rassembles les hommes et vérifies sous les caisses que tout le monde soit entier. Demandes aussi à Unbar et le dernier mage du Port de bénir les morts, que ces cadavres ne renforcent pas les rangs d’Agramand. Une fois que tout le monde sera rassembler, commencez à remplir le chariot. On retournera alors dans le cercle intérieur... Oh, et encore une chose, ramassez quelques armes des morts vivants. Rien de trop gros, et mettez ca dans des chiffons. On mettra ca dans la charette à bras... Discret, hein?

Fulrim fit “oui” de la tête et retourna dans l’entrepôt au pas de charge, beuglant ses ordres. Gahn reporta alors son regard sur Leelou et son groupe, plutôt amusés par cette rencontre. Leelou était assez secouée par quelque chose que Gahn ignorait, mais rapidement, elle retrouva ses esprits.

-Ca f’sait longtemps... La dernière fois que je vous ais vus, c’était dans cette auberge de Sryam avec votre copain paladin, non? Qu’est-ce qui vous amène ici? Questionna le semi-nain, toujours en prise avec ses quintes de toux dues à la fatigue.

Action suivante dans le second niveau

[Donc, il reste 4 gardes, 3 arbalétriers et 4 archers aux vivants, les Morts-vivants sont tous morts ou en fuite.]
[Golgoth, pour ton prochain post, tu peux sortir car les survivants vérifie sous les caisses après le barouf de la liche.]
[Quel butin Elijah, Fulrim et Throd récupèrent-ils (Unbar bénissant les morts?]
[Vous pouvez également faire le prochain post hors de l’entrepôt, en retournant au QG]


Dernière édition par Gahn le Mar 23 Sep - 18:34, édité 1 fois
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Golgoth
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Sam 20 Sep - 22:05

Post N°77 de <Golgoth>

- Hé ! J'crois qu'j'en ai trouvé un là !

Bruits de caisses qu'on déplace. Le forgeron ouvre les yeux. Même ça lui fait mal.

- J'en ai un, il a l'air vivant.

- Bien sûr qu'j'suis vivant ! Qu'est-ce qu'vous croyez !

On finit de libérer le râleur, et celui-ci se releva tant bien que mal, serrant les dents pour ne pas laisser transparaître la douleur qui parcourait tout son corps. Courbaturé, contusionné de partout, Golgoth avait de la chance d'avoir survécu à la chute des caisses, contrairement à son adversaire qui exhibait son grand cadavre puant à quelques mètres de là :

- Ha ! J'l'ai eu çui là ! 'tin même parler ça fait mal...

Le seul survivant des mages sacrés s'approcha alors de lui, la mine grise. En silence, il posa ses deux mains sur les épaules du forgeron, fermant les yeux. Ce dernier sentit alors une magie douce le pénétrer, soulageant ses contusions. Puis le mage le lâcha, soupirant un bref Ça devrait aller mieux comme ça avant de repartir bénir les morts.

- Hum, merci bien.

Ainsi, ils avaient gagné la bataille, les pertes alliées avaient été importantes, trop peut-être, mais la victoire appartenait tout de même à leur camp. La victoire de la bataille, mais toujours pas celle de la guerre.

Golgoth ne pouvait pas faire d'efforts trop brusques, alors il laissa les troupes décharger sans lui les caisses de vivres importantes sous les indications de l'ancien régisseur du lieu. Et il sortit à l'air libre, pour respirer un air moins chargé d'effluves cadavériques. C'est alors qu'il aperçut la belle tsigane de leur congrégation à côté du valeureux nain qui les avait guidé dans la bataille:

- Tiens, Leelou la danseuse ! Et euh... l'jeune homme d'Garh'Dyr... N'z'avez final'ment r'joints. 'Va pouvoir apprendre au Nécromancien Noir qu'Hautesylve ne tombera jamais face à lui...

L'endroit n'était sûrement pas le mieux choisi pour des retrouvailles, et Golgoth, fatigué, plein de poussière, de sueur et du sang de ses ennemis, n'avait certes pas bonne allure. Mais il était tout de même content de voir des membres de la congrégation de Neis, c'était pour lui des alliés précieux et en qui il pouvait avoir confiance dans le combat qui les réunissait contre Agramand.

- Hum... on est toujours en territoire ennemi, on va emporter l'plus de vivres possibles mais ces salauds peuvent rev'nir...
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Leelou Lovara
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Lun 22 Sep - 21:38

Post Cent Quarantième
Leelou Lovara


Le zombie semblait intelligent. Très intelligent même. Il parlait correctement et semblait être le chef de l'elfe. Il lui intima d'attaquer la Tsigane qui dégaina son arme pour combattre. Elle était amoindrie par son combat et sa course mais l'elfe était lui aussi grandement affaibli à cause de son combat. Armée de sa dague, Leelou ne pouvait pas parer et esquiva le premier coup. L'instant d'après, la tête de la liche voltigea entre elle et son adversaire alors que le zombie partait en poussière. L'instant de quelques secondes, tout le monde fixa la créature putréfiée qui devenait une sorte d'esprit. Le moins étonné de tous fut l'elfe qui devait déjà connaitre ce sort. Il profita de la brèche créé dans la défense de la Tsigane pour blesser la jeune femme au bras. Grâce à un superbe réflexe, la lame la toucha juste superficiellement alors qu'elle passait dans le dos de l'elfe. Elle eu juste le temps de lui taillader légèrement les deux omoplates car le zombie était passé à l'attaque.

Alors qu'elle passait sa lame sur le dos de son adversaire, Leelou sentit quelque chose rentrer en elle. C'était froid, ce n'était pas tactile. La sensation l'envahit rapidement et pénétra finalement dans son esprit. La voix du zombie résonna alors violemment dans sa tête. La Tsigane lâcha son arme et se prit la tête à deux mains, la secouant de gauche à droite, voulant faire sortir Amon de sa tête. Mais cela n'eut aucun effet. Le mort vivant était entré et ne comptait pas ressortir tout de suite. Sa voix résonna une nouvelle et dernière fois alors qu'une force mystérieuse lui vrillait les neurones. Leelou tomba à genoux, le visage crispé par la douleur. Mundéric et Eshalda lui vinrent ensuite en aide rapidement, l'aidant à se relever. Alors qu'elle réussissait enfin à rouvrir les yeux, la Tsigane vit Amon et Sernet s'enfuir au coin de la rue tandis que derrière eux, des soldats d'Hautesylve approchaient.

En premier arrivèrent deux nains, que Leelou connaissait mais dont elle mit du temps à se rappeler qui ils étaient. Il fallut qu'un des deux parle de Sryam pour qu'elle se les remettent. Il s'agissait du nain qui lui avait donné une coquette somme pour l'aider elle et la Congrégation de Neis à affronter Agramand. Finalement, ils se retrouvaient au même endroit, à combattre le même ennemi. Pas en état de parler, ce fut Mundéric qui prit la parole, alors qu'Eshalda soutenait toujours la Tsigane, qui allait un peu mieux.


"On vient combatt'e les troup' maudites d'Agramand pardieu ! S'exclama-t-il alors que Golgoth arrivait. Pis l'paladin est là aussi, 'vec toute la Congrégation. Y vient d'arriver aujourd'hui, en même temps que nous. On est v'nu avec les troubadours d'Port Pergas."

Leelou salua Golgoth et Gahn. Ça lui faisait du bien de voir des têtes connues, même si elle devait faire une drôle de mine, au milieu de cet enfer. Le sort d'Amon lui avait offert en prime des nausées, un puissant mal de crâne.

[Post Suivant : ici]

[Putain de bug de merde >.<]


Dernière édition par Leelou Lovara le Mar 23 Sep - 13:27, édité 2 fois
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Golgoth
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Mar 23 Sep - 11:31

[Ouaip, hein ! Forumactif, c'est d'la daube (pire que windows)]
Post N°78 de Golgoth

"On vient combatt'e les troup' maudites d'Agramand pardieu ! S'exclama-t-il alors que Golgoth arrivait. Pis l'paladin est là aussi, 'vec toute la Congrégation. Y vient d'arriver aujourd'hui, en même temps que nous. On est v'nu avec les troubadours d'Port Pergas."

Pour un natif de Norgod comme Golgoth, arriver à saisir des propos tenus avec le fort accent d'un paysan de Djel'Fa pouvait paraître difficile, mais quand on avait traîné avec les pires habitués des tavernes, on finissait par comprendre à peu près n'importe qui. Le forgeron comprit donc que la toute la congrégation de Neis était enfin réunie à Hautesylve, et qu'ils étaient arrivés en même temps qu'une troupe de troubadours. Des artistes, tiens donc... Comme si ceux-ci allaient pouvoir les aider à vaincre l'ennemi. Que croyaient-ils ? Qu'ils allaient leur apporter la victoire en composant sur cette guerre des ballades épiques, tout en restant à l'abri ? Un comportement de charognards... alors qu'ils pouvaient très bien aligner leur vers loin des combats, sans traîner dans les pattes des vrais guerriers tout en se baffrant sur les réserves de la ville.

Hum... Enfin... Le regard du quadragénaire barbu finit par s'attarder sur Leelou. Celle-ci était dans un bien mauvais état, comme la dernière fois qu'il avait combattu avec elle, à Garh'Dyr. Golgoth espérait qu'elle n'avait pas inscrit dans ses habitudes le fait de frôler le coma après chaque bataille, car sinon, malgré sa grande habileté dans l'art de la guerre, elle finirait par être un poids. Et c'est donc l'esprit plein de sarcasmes et réunissant toute la mauvaise foi du forgeron que celui-ci prit la suite du chariot, tandis que Mundéric et Eshalda y hissait la belle tsigane à moitié inconsciente. Les membres lourds et les articulations très douloureuses, le guerrier aurait aussi pris place avec plaisir dans le chariot, mais on ne le lui avait pas proposé, et plein de la fierté fatuite du combattant, il ne pouvait pas s'abaisser à demander, d'autant plus que le chariot était déjà plein. Ainsi, il prit son courage à deux mains, ne laissant presque rien transparaître de sa douleur, mais accueillant avec joie l'arrivée au second niveau. Là, il passa rapidement à l'infirmerie où un soigneur, voyant qu'il n'avait que des contusions, même si parfois assez prononcés, lui appliqua une pommade sur les parties blessées avant de le chasser, peu amène, en lui conseillant de bien se reposer.

C'est d'ailleurs ce que fit le forgeron fatigué. Aucune position ne lui convenait car toutes lui étaient douloureuses, mais comme le fait d'en changer l'était encore plus, il resta immobile. Et le sommeil finit par le gagner...

***

- Euh...

----——————------—————---——————---------------——----—————---—
Post Suivant à la mairie de Hautesylve


Dernière édition par Golgoth le Ven 10 Oct - 21:57, édité 2 fois
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Clane de Malmaison
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MessageSujet: Re: [L'attaque de l'entrepot]   Mar 23 Sep - 20:18

Clane
n°51

Quelques cruches de vin étaient déjà passées dans les gosiers cupides de la soldatesque lorsque l'une des sentinelles cria que le reste de la troupe se mouvait. Elle devait en avoir fini avec les morts de l'entrepôt, au vu du charriot rempli à ras bord. Clane grommela, et les soldats remirent tabard et fourreau à leur place. Une tous prêts, ils sortirent par la porte principale sans pour autant faire de bruit, comme s'ils avaient peur de réveiller les cadavres qu'ils avaient laissé derrière eux. Une fois sortis, ils hélèrent discrètement le reste de la garde puis le rejoignirent.

Ils avaient l'air moins mal en point qu'eux, mais étaient victorieux eux aussi, et c'était là l'essentiel. Une fois avec le reste de la troupe, on marcha caha-cahin en direction de la deuxième enceinte, afin de s'y mettre à l'abri et d'y être soigné des nombreuses blessures que l'armée des morts leur avait infligé.
Clane s'approcha de Gahn et, après l'avoir salué, commença à parler.
“Beaucoup de morts ?...”, s'enquit-il avant de reprendre sans attendre la réponse du nain. “Nous avons perdu plusieurs gardes et plusieurs mages. Il semblerait que la diversion n'ait pas fonctionné, car la plupart des morts se sont dirigés vers vos positions, ce qui n'a aucun sens, comment auraient-ils pu savoir que vous vous prépariez à attaquer la seconde porte ?”, se demanda-t-il, ignorant que les troupes n'avaient pas laissé le temps à la diversion de produire ses effets. “Une poignée de goules nous ont attaqué... et puis ce fut au tour de quatre démons...” Il secoua la tête, confus.
“C'était horrible. Ils nous ont infligé de solides pertes. L'un d'entre eux était immense, avec deux cornes diaboliques sur la tête et ses yeux monstrueux. Vraiment horrible...”
Il hésita un instant à parler de l'esprit du démon qu'il avait eu le front d'attaquer et qui semblait encore faire peser sur lui sa folie, mais se tut. Ils avaient réussi à abattre quatre démons, la victoire n'avait pas besoin d'être ternie avec ce genre d'effets secondaires tout à fait négligeables.

Et pourtant, que sa tête lui faisait mal, et, lorsque ses paupières tombaient, pourquoi le silence ne s'en venait pas ? Pourquoi devait-il subir les flots inchoérents de la voix du diable, ainsi que des cris et des visions d'horreur ? Clane secoua de nouveau la tête, harassé par la fatigue, les yeux vitreux et le pas mécanique et lent du soldat qui s'oublie dans quelque rêverie.

[Quand chantent les chouettes]
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