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 Salle d'attente.

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Delibar
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MessageSujet: Salle d'attente.   Dim 17 Aoû - 16:46

Une p'tite nouvelle. C'est pas exeptionnel...
Salle D'Attente


Cinq heures du matin. Christian Duchemin se fit réveiller par le chien de ses voisins qui avait reprit ses habituels hurlements après quelques heures de répit. Il plaqua l'oreiller contre ses oreilles et, un quart d'heure plus tard, se rendormit.
Huit heures moins dix. L'architecte se réveilla à nouveau. Christian consulta son réveil et se rapella soudain qu'il avait rendez vous chez son dentiste à neuf heures et qu'il devait se rendre à l'autre bout de la ville. Il se leva, s'habilla le plus vite possible, descendit les escaliers en courant, se cogna l'orteil contre le mur, arriva dans la cuisine, alluma sa cafetière... en panne ! Christian étouffa un juron et ouvrit son placard en quête d'une bouteille de lait. Rien! Pas le temps de chercher plus : il était déjà huit heures passées. Il mit ses chaussures et ouvrit la porte. Un froid glacial l'envahit. Christian se précipita et manqua de glisser sur une plaque de verglas. Il n'était pas facile de se repérer dans cette obscurité : le réverbère clignotait faiblement et n'allait pas tarder à rendre l' âme. Christian démarra sa voiture et partit en trombe.
Huit heures et demie. Il n'avait parcouru que quelques kilomètres et il était déjà pris dans les embouteillages. Il alluma l'auto radio :
« Une récente étude à prouvé que les hommes redeviennent presque des animaux s'ils sont enfermés trop longtemps dans un petit espace »
Il coupa la radio, pas la peine d'écouter ces sornettes.
Neuf heures. Il était déjà en retard. Mais vu la circulation, il ne devait pas être le seul dans ce cas.
Un quart d'heure plus tard, il était arrivé au cabinet orthodontique. C'était un grand bâtiment avec de nombreux dentistes et orthodentistes. Un café réputé pour ses délicieux nougats était situé juste en face du cabinet. Christian entra dans le cabinet et appella un ascenseur. Celui-ci arriva quelques minutes après. L'architecte entra dans l'ascenseur et appuya sur le bouton numéro cinq.
« Rez de chaussée. Attention à la fermeture des portes. » dit une voix semblable à celle de l'horloge parlante.
Christian soupira. Il avait horreur de cette voix.
« Niveau cinq. Attention à la fermeture des... »
Il était déjà parti.Il se dirigea vers la salle d'attente. Arrivé devant la porte, une infirmière lui demanda avec qui il avait rendez-vous.
« Docteur Lelatin. grommela-t-il en gise de réponse
− La salle d'attente a changé d'emplacement, veuillez me suivre, je vous prie »
Elle le conduisit dans un autre couloir et s'areta devant une porte.
« Par ici, monsieur »
Il rentra dans la salle et l'infirmière referma la porte derrière lui. L'architecte examina la pièce. Elle devait faire environ trois mètres cinquante de côté. Près du mur qui faisait face à la porte, il y avait six chaises et une petite table sur laquelle était posée une revue. Contre le mur d'à côté, il y avait un distributeur de friandises et une affiche expliquant les bienfaits d'une alimentation équilibrée. Sur le dernier mur, il n'y avait rien à part un miroir haut d'une trentaine de centimètres. La salle d'attente était occupée par trois personnes : un grand homme aux cheveux blonds coupés courts qui paraissait s'ennuyer, une femme aux yeux gris et les cheveux chatain clair triturant son sac à main d'un air impatient et un petit homme somnolent aux cheveux d'un noir de jais légèrement clairsemés aux tempes et aux yeux blau acier. Christian s'installa sur une chaise et regarda à peine le magazine posé sur la table. C'était un programme télévisé vieux de plusieurs années. Il consulta sa montre : neuf heures vingt-trois. Il avait presque une demie-heure de retard et le dentiste ne semblait pas l'attendre. Celui-ci aussi ne devait pas être à l'heure. Christian n'aimait pas perdre son temps et, puisqu'il était parti avec précipitation, il n'avait pas emmené de travail. Les minutes passèrent. Il regarda sa montre une fois de plus. Elle indiquait dix heures moins le quart.
« Depuis combien de temps attendez vous ? Demanda-t-il à son voisin.
− Plus de trois quarts d'heure, répondit le blond, et les deux autres éttaient déjà là quand je suis arrivé. »
Christian soupira et se leva. Il inséra une pièce dans le distributeur et appuya sur un bouton au hasard.
« Autant casser la croûte. dit-il
− Oui, j'ai pas vraiment faim mais je vais prendre quelque chose, ca fera passer le temps.
− Il faudra penser à le remplir, remarqua Christian, il ne reste plus grand chose. »
Le distributeur ne contenait plus que trois paquets de chips et une dizaine de barres chocolatées. Les quatre personnes attendrent pendant ce qui leur sembla une éternité. Le petit homme faisait les cent pas, le grand pianotait sur l'accoudoir de son siège. La femme semblait s'assoupir. Christian prit la revue, mais celle-ci dégageait une odeur de moisi si forte qu'il la reposa tout de suite. Christian patienta encore quelques instants puis, n'y tenant plus, se dirigea vers la porte et tira sur la porte et tira sur la poignée. Mais la porte ne bougea pas, elle était fermée. Fermée à clef.
Ils étaient enfermés, pris au piège. Au début, il n'y avait pas cru, il avait secoué la porte sans succès. Christian avait appellé les autres qui avaient essayé à leur tour. Ne cédant pas à la panique, le blond sortit son téléphone mobile et composé un numéro.
« Panne de réseau ! S'écria-t-il »
Ils essayèrent tous et se heurtèrent au même échec.
« Je me rappelle maintenant, commença la femme, on est vendredi aujourd'hui, le cabinet ferme à midi et demie ! »
D'un même geste, tous regardèrent leur montre. 12h 44
« Eh bien, nous voilà coincés ici tout le weekend. Autant faire les présentations, je m'apelle David Gillot.
− Bertrand Cottard. dit le blond d'un air peu enthousiaste
− Veronique Chambouillet
− Christian Duchemin.
− Il faudra se rationner, dit le petit,vous avez tous de l'argent ? demenda-t-il en désignant le distributeur »
Ils étalèrent leur monnaie et se partagèrent pour le repas de midi. En gérant bien la nourriture ils tiendraient jusqu'au lundi.
« L'après-midi va être longue. commenta Bertrand
− Comme un jour sans pain. ajouta David
− C'est le cas de le dire ! »
Ils éclatèrent d'un rire nerveux. Les minutes se succédaient. Ils attendaient, c'est le mieux qu'ils pouvaient faire. Les éclairages marchaient encore. On semblait les avoi oubliés, comme on les avait oubliés eux. Il parlaient peu les yeux rivés sur leur montre, essayant des rester insensible aux supplications de leur ventre.
À dix-neuf heures, ils prirent une demie barre chocolatée chacun. Ils n'étaient pas rassasiés, mais s'ils voulaient tenir plusieurs jours ils devraient se contenter de ça. Une heure plus tard, ils décidèrent de dormir.
C' était leur deuxième jour dans la salle. Ils ne prirent pas de petit déjeuner, si ce n'est une gorgée de la bouteille d'eau de Mme Chambouillet. Mais un demi-litre d'eau pour quatre et pour deux jours, ce n'était pas assez. La journée se déroula comme l'après-midi précédente. David et Véronique espéraient que leur familles apellent la police pour les prévenir de leur absence inexpliquée. Bertrand explorait la pièce et découvrit, sur le mur du distributeur, une porte tapissée comme le reste de la pièce. Ils étaient trop paniqués la veille pour l'avoir vue. Il se précipitèrent, ouvrirent la porte et débouchèrent sur...des toilettes. Après
le premier instant de déception, Christian s'approcha du lavabo et tourna frébillement le robinet. Rien. Pas d'eau. C'en était trop pour Véronique qui fondit en larmes. David tenta de la raisonner en lui disant qui ne restait plus qu'un jour et deux nuits a passer ici, tandis que Bertrand et Christian s'escrimaient à obtenir de l'eau, en vain.
Dix-neuf heures. Ils prirent leur ''diner'' et allèrent se coucher. Christian se réveilla à cinq heures du matin, les autres dormaient et le sac de Véronique, qui avait dû tomber dans la nuit, gisait par terre, la bouteille d'eau dépassant légèrement. La soif iritait sa gorge et la bouteille était là, à quelques pas de lui. Une petite gorgée ne ferait de mal à personne pensa t-il. Il étira lentement ses bras, prit la bouteille, dévissa doucement le bouchon. Le liquide bienfaiteur était entre ses mains.
« Que fais-tu Christian ? »
L'architecte fit volte face, Bertrand était assis et le regardait. Christian bafouilla que le sac était tombé et qu'il fallait le reposer, pour garder l'eau. Bertrand le regarda, l'air suspicieux puis posa la tête sur un siège et se rendormit peu de temps après.
Dix heures. C'était leur dernier jour dans la salle ! Le lendemain, les consultations reprendraient, on leur ouvrirait la porte et ils seraient sauvés. Malgré leur faim et leur soif ils étaient heureux. David avait arraché une page du magazine et pliait une cocotte en papier. Bertrand déchira une autre feuille et fit un avion qu'il lança ver le petit qui l'évita de justesse. Bientôt, ils faisaient un concours d'origamis. Ils étaient redevenus des enfants. A midi ils finirent leurs provisions. La journée se déroula joyeusement. Ils avaient faim mais savaient qu'ils seraient bientôt rassasiés. Le groupe eu du mal à s'endormir cette nuit-là.
Le lundi matin, ils attendaient tous. Une demie-heure passa. Ils ne s'inquiétaient pas pour autant : on finirait bien par les trouver ! Au bout de deux heures d'attente, ils durent avouer que quelque chose n'allait pas. Bertrand donna un coup de pied rageur dans le distributeur vide. Ils attendirent longtemps.
« Il faudra sortir d'ici un jour ! tempêta le grand après qu'ils aient fini la bouteille d'eau.
− Regardons ce qu'on a comme objets. proposa David.
− Je n'ai qu'un trombone. dit Véronique.
Bertrand se précipita vers elle et lui arracha le trombone des mains, le tordit et crocheta la serrure. Christian cru entendre des bruits de pas précipités du côté du mur au miroir mais n'y preta pas attention. La porte s'ouvrit. Les quatre se précipitèrent au dehors et se heurtèrent à des hommes en blouse. Christian les boscula et s'enfuit, ne prêtant pas attention aux cris qui retentissaient derrière lui. Il se rua vers l'ascenseur.
« Attention à la fermeture des portes. »
L'architecte poussa un soupir de soulagement. Il était libre. L' étude à propos des personnes enfermées trop longtemps dans un petit espace, c'était donc ça. Il jura de ne plus jamais retourner chez l dentiste. Plus qu'un étage. Christian consulta sa montre : 17 heures. À ce moment les écoliers sortaient d'une journée de cours et les gens se retrouvaient dans les cafés. Un café... Ce serait la première chose qu'il prendrait puis il commanderait un copieux repas. Les portes allaient s'ouvrir d'un moment à l'autre, Christian allait sortir de ce cabinet et vider les cuisines du restaurant le plus proche, savourant sa liberté... Le problème, c'est que les portes restèrent bloquées.
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