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 Poèmes tardifs voire nocturnes...

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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Jeu 26 Juin - 3:18

*Ne grince pas des dents, ému par les vers.*
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Ven 22 Aoû - 3:05

By Salta'vec-son-p'tit-coup-dans-l'nez

Silence et grisaille, si loin de cette nuit qui s'étire, insensée par son interminable apport, vent frais, doux, tranquille murmure et douceur impondérée. Pas de sens, il ne faut pas le chercher, l'esprit embué, alourdit sur les bords, dans ses tréfonds irrationnels, ses pourtours raccornis, trouble attitude... Insensé, c'est ça, je ne sais déjà plus où je m'emmène. Grisant, la grisaille en vient peut-être.
Je tiens à ajouter que mon manque de lien prouve que chaque mot et liaison explose depuis mon ventre, ventriloque implosif, écouté, retrancrit, cette fois tel quel. L'inspiration de l'ivresse, l'ébriété m'enlève, me transporte, loin de l'érotique sentiment de la puissance inspirée. Humble par l'alcoolisation enflammée de mes veines artistes, enferrée par le rationnalisme quotidien, la gange froide de la raison-éducation qui ploit ce soir sous les coups de bélier des ailes de ce que je me refuse à nommer Ame, mais qui renâcle et piaffe de l'ouragan artiste... Je m'incline fièrement, m'éparpille, la boule euphorique qui titille inlassablement de joie indiscible mes tripes et mon noyau incandescent. C'est Moi dans toute sa vérité : en vrac et incroyable. Je cède le trône, l'ivresse retombe. L'Amour simple, imperverti pas aucune réflexion frôle et fait frissonner mes omoplates, sensibles et frileux. L'Amour, pas physique, pas concret, juste celui qui, je ne le comprends que maintenant, fluctuait l'enchaînement des tournures des Grands qui le décrivaient avec leurs ventres et viscères.
Je le dépose aux pieds merveilleux de Kessel. Je le brandis, en flambeau, et hurle sans bruit. Aucun commentaire ne bruira...

By Glo pompette:

Versatile vermillon
Sonnant un carillon
De couleurs de fête
Au creux de ma tête...
Le sentier ne menait pas à Rome,
Mais qu'importe, en somme :
Il me conduisit au perron
De deux joyeux drilles,
A une fête sans raisons
Et ses joyeuses trilles.

Ce premier arrêt
Attise mon intéret
Et présage une suite
On ne peut plus sympathique :
Deux adorables jeunots,
Des jeux sur les mots
Lors que l'or, vermeil et gris
S'écoulent en des flots
Qui voient nos papilles ravies.

Volonté d'éternité de l'instant fugace,
Qui se voit d'impatience mélée.
Réussir à se poser, sans penser
Que la présente seconde s'efface.

Chaque fraction, chaque image,
Toutes, toujours, en souvenir.
Ces quelques jours en présage
D'une myriade de sourires.
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Salta
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 3 Sep - 1:09

Dans l'impasse aux murs de briques
Qui grimpent si haut qu'ils cachent le ciel
A mon nez levé qui, frénétique,
Cherche la voie que les coins recellent.

Le glas qui sur ma poitrine lacère
De sa griffe chantante sa trace métallique,
Trouve écho en le sombre éclair
Que le gong grave dans mes yeux éclectiques.

Et voilà Résignation qui s'accoude à ma nuque
Tente de dompter mon front renâclant des naseaux,
Soufflant comme l'étalon que l'on veut faire ennuque
Sous sa poigne sardonique, son indéniable étau...

Ravagée, la Révolte se redresse et titube
Elle n'est que charpie et ossements mis à nu
Et qui brandit encore fièrement le bulbe
De la Contestation toute flétrie et tordue.

Il n'est plus qu'un regard qui maintient l'équilibre
Qui pousse du doigt le front encore farouche
Qui joue au tuteur du bout d'os et de fibres
Et allume la danseuse, empêche qu'on la mouche.

Celui là, je me le tais.
On ne nomme pas un sauveur si discret.
Sous mes flatteries, chaudement il ronronne
A moi qui l'entretiens avec l'anxiété bonne.

Il me garde un coin de sourire dans la gorge
M'alimente un foyer de douceur
Et fais hurler de la force des forges
La colère juste qui rehausse mon Humeur.

Alors non. Point d'asservissement. Je m'en retourne lourdement...


Dernière édition par Salta le Sam 6 Sep - 23:45, édité 1 fois
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 3 Sep - 2:17

Litanie langoureuse de lancinants moratoires
Qui, comme toujours, fait fuir Morphée,
Et réclame le récurent exutoire
Du Verbe et ses jeux chamarrés.

Que n'existe de façon de comprendre
Les gens qui nous entourent...
On croit que l'un sait entendre
Mais ce n'est qu'un factice atour.

La promesse d'une présence
Qui ravive la confiance
Se voit trahie par une volonté
Inique, ignare, bornée.

Ainsi, la flamme vacillante
D'une confiance atteinte
Fait front à la colère défiante
Qui peu à peu l'éreinte.

Et voilà que sombre en deux mois
Ce qui fut cinq ans durant.
Et il n'est pas pire émoi
Que cet affront déchirant.

Le Caractériel se crut Sage
Mais enfermé dans sa prison
Qui transforme les adages
En bien piètres sermons.

Que crois tu, Ô toi qui te crus
Si grand et de Savoir pourvu ?
Tu t'es fourvoyé et ne m'as pas connu,
Je suis flou dans la silhouette de préjugés où tu m'as vu.

Ainsi, je fus un temps
Ton protégé, qui t'inquiétait
Mais qui, outrage à ton pronostic, étrangement,
Toujours s'en sortait.

Puis je fus le frère que tu n'eus point,
Le gamin à prendre sous ton aile,
A te croire presque paternel,
Et tentant de m'aiguiller en vain.

Tu te persuadas de me connaitre,
Tu fis fi de toute évidence
Et t'en remis à ta pseudo-science,
Jamais ne voyant ce que je me sais être.

Tu nous crus semblables,
Tu m'imaginas vulnérable,
Tu fantasmas un caractère
Qu'il me vaut mieux taire.

Mais, vois tu, ne t'en déplaise,
Je ne suis pas, pas plus que toi, mon frère,
Et encore moins ce père
Qui, toute ma jeunesse, lèse.

Je ne suis pas faible,
Pas une brebis qui bêle
Et ne suis pas tes pseudos préceptes
Qui rendent la vie inepte.

Je ne suis pas, vois tu, si appréhendable,
Je ne suis non plus arrogant,
Je ne tente pas de tracer ta vie gentiment
Et jamais ne prétends être stable.

Quand je cite mes valeurs
C'est, vois tu, pour m'y tenir
Et non faire croire à un honneur
Et pourtant toujours les trahir.

Tu me dis borné, certes, je concède
Que quand tu m'exposes tes vues erronées,
Je ne peux m'en empêcher, je cède
A l'instance de les corriger.

Vois tu, je n'imagine pas ma vie
Comme une succession de promotions
Mais la livre à la passion,
Et n'importe jamais le chemin que je suis.

Si la sente alambiquée de l'art
Te semble désuète, ignare,
Crains de ton existence le vide
Et de n'avoir toujours point vécu à ta première ride.

Crois toi sensible, savant,
Mais sache que l'empathie
N'est jamais ton propre sentiment,
Ressens-tu seulement ceux d'autrui ?

Ah, dernier point, l'ami,
Sache que la science n'est pas que données.
J'y préfère la socio-philosophie,
Et l'étude de l'humain en son entier.

Ainsi, je te laisse à tes certitudes
Et tes si grandiloquentes "utiles" études.
Je continue donc de "me mentir à moi-même".
Mais je garde un avantage certain, vois tu. Je sais la vie que je mène.
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