Gloire et Honneur - Archive


 
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 Poèmes tardifs voire nocturnes...

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Salta
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MessageSujet: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Dim 15 Juin - 1:06

Mouahaha !

Grésillements de cette nuit, couverts
Perfidement par leurs coeurs ouverts.
Leurs chants avinés et leur enjouement clair,
Par leur ivresse même, suintant le sincère,
Et clamant haut et fort en novices trouvères,
Une foi inébranlable, et commune, chaque ère,
A toutes les jeunesses, à d'aucun fringuant hère !

Souffrons donc que mon silence soudain pèse,
Les rimes en -ère, usent mon inspiration.
Je m'en vais donc vider mon trop plein, ne lui déplaise,
Dans les oreilles réticentes d'un certain compagnon.

Voici donc mes quelques bouffoneries, quelques vers vernis et choisis, peu précis, mais pourtant confortant mon brûlant flamboiement...
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Dim 15 Juin - 2:50

Explosion versifiée, assonance filée,
Ton flamboiement s'est à mon sens
Malheureusement trop vite consumé.
Quant à la versification nocturne,
Mes nuits blanches sont une chance
De me permettre un travail de style,
Même si elles me rendent taciturnes.
Les mots en dérive sur des idées qui filent,
Je te réponds sans plus savoir pourquoi
Et, dans un brouillard de fatigue, me noie.

Encore une ligne perdue dans mon esprit
Aussi paumé qu'allègre à produire des rêves éveillés
De plus en plus absurdes au fil de la nuit.
Après ces inepties, j'devrai p't'être essayer d'me coucher.

Mais non.
Pouet.
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Silenus Nesego
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Dim 15 Juin - 12:31

Et le novice contemple les écrits
Des aînés dont il apprend.
Mais certes pas à ses dépends,
Puisque il en ressort toujours content,
Vraiment !

Par ces duels il n'est plus surpris.
Ce spectacle de poètes joutant
Entre deux surtout le plus souvent
Devient une habitude à l'avenant.
Assurément !

De lui accorder sursis je vous prie,
Car le pauvre observateur rimant
Ne trouve rien de mieux finalement,
Que ces bien pauvres rimes en -ant !
Malheureusement !

Pourtant, pourtant, le novice aime à vous lire et à s'enrichir de vos joutes écrites, tant sous le Pommier qu'en ces lieux, vous défrayez la chronique, c'est certain !
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Salta
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Dim 15 Juin - 14:51

Pauvre âme de poète délavée
De sommeil, qui tire et pâlit tes traits !
Que je plains tes infertiles veillées !

Allons, solennellement je promets,
Que mon vil et gluant examen passé,
J'accorderai toute ou partie de mes nuits,
A palabrer galament en ta subtile compagnie,
Et de soulever sous ton front épuisé,
Une telle tempête de phrasés déchaîné,
Que tu t'en retrouveras contemplant ton clavier,
Au miroir, au matin, sur ton front imprimé !

Point de remerciements voyons, c'est tout naturel,
J'attendais si impatiemment notre fameux duel !

Mmmh... bien, avec un rien de réticence,
Je te fais l'honneur d'un compliment sincère,
Tu m'as flattée dignement en tes précédents vers,
Te rendre la pareille n'est que suivre décence :

Noble bardillon, tu manies le Verbe,
Comme fort rarement j'ai connu.
Et malgré mes traits acerbes,
Mon respect t'es sobrement dû.
Bonjour

*regard amusé*
Novice pertinent,
Tes charmantes rimes
Et tes vers plaisants,
Sont loin de ce mime
Auquel tu te prétends
Vil ressortissant !

Je me tais tardivement, il n'est que trop temps que mes taquineries s'éteignent, sans quoi tristement me ferai tancer, jusqu'à déteindre d'humilité, par ce que j'ose appeler Suprême Autorité... Embarassed TARTINE !
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 16 Juin - 4:05

Une nuit de plus et des vers à lire,
Alors qu'encore mes traits se tirent
Je souris pour moi même à l'invite
D'une amicale joute, jeune poètesse.
Quant à l'ami chroniqueur magique,
Tu n'es notre disciple par aucun accord tacite,
Et ta prose, toute en délicatesse,
Promet une dimension épique
Que je crains de ne pouvoir atteindre
Avec mon modeste balladin.

Pour en revenir à notre saltimbanque enjouée,
J'apprécie l'acidité que tu sais si bien feindre.
Tu as su lancer une joute presqu'à partir de rien
Sauf des sentences de qualité.




Transformerons nous ce topic dédié
Aux poètes noctambules assoiffés
De vers et de beau lexique,
En le laissant voguer au fil
De duels à la plume, nous lançant des piques ?
Le choix me parait facile,
Laissons ici libre cour à notre envie du moment,
Poésie libre de tout ou verbiage ardent.


Je retourne faire semblant d'hiberner,
Courant ce soir encore après les bras de Morphée
Même si, je l'avoue, ce n'est pas sa compagnie
Que je cherche, plutôt son don qui me rendrait service.
Quel mal n'aurai-je pas à trouver le repos ces nuits,
Si son frangin Hypnos arrêtait mon supplice...





Et un dernier sizain pour la route,
Rempli de rien, encore, Salta s'en doute.
Mais j'avais envie de me laisser porter par les mots,
Des idées dérivant sur le fil de l'éveil,
Voguant chaotiquement sur la fatigue et ses flots.
Eeeeeeuh, quelqu'un m'aide pour une rime en -eil ?










Rolling Eyes
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Mordred Calogridis
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 16 Juin - 9:34

Pour finir en beauté ce que tu as commencé,
Il me semble que rajouter
"Vermeil" à la fin de tes mots,
Ne ferait qu'embêlir ton flot.

Jeune apprenti émerveillé que je suis
J'observe moi aussi ce charme sybillin qui m'attire vers les mots.
Appeuré, excité, je commence à composer mes flots
Dans l'espoir de pouvoir un jour clamer la vie.
Mais la lueur tardive du ciel m'empêche de réflêchir
Et mon imagination s'en fait ressentir.

Devant vous, je ne pèse rien
Sinon une plume dans le vent qui vient.
Je m'approche du son de vos vers,
Comme une tintement cristallin
Au milieu de l'hiver,
Qui me tient éveillé et serein.

Comme une balise au milieu de la mer,
Vos vers m'attire et dans la nuit je veille.
Dons du ciel que vous avez reçus de la Mère,
Vos mots sont faits de merveilles.

Novice toujours,
Je marche sur le long chemin,
Souriant au jour
Car c'est le voyage,
Que le but soit ou pas atteint,
Qui peut colorer nos pages.

Comme une balise au milieu de la mer,
Vos vers m'attire et dans la nuit je veille.
Dons du ciel que vous avez reçus de la Mère,
Vos mots sont faits de merveilles.

Couché sur ma feuille de papier
Les mots se sont imprimés.
A la fois sur ma joue,
A la fois dans mon coeur.
Eteignant ma lumière qui avec les ombres joue,
Je sombre dans les bras de Morphée qui semble vouloir mon bonheur.


Dernière édition par Mordred Calogridis le Mar 17 Juin - 17:47, édité 2 fois
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mar 17 Juin - 2:33

Ami Calo, la question en elle même était réthorique
Et m'autorisait la rime, concluant ma loghorrée.
Quand je vous vois, Nesego et toi, vous poser en novice,
Invariablement je tique.
Vos vers comme votre prose sont de qualité,
Tous avons nos points forts et nos vices.

Ce n'est certes pas par la poésie que vous pêchez,
Il est normal de vouloir s'améliorer
Mais vous débordez d'humilité.

Prenons des exemples pour illustrer mes dires
Et vous prouver qu'autant que Salta et moi, vous méritez.

D'abord, le plus récent, Calo. On repère
Dans tes vers une somme d'allitérations qui s'étirent
Et cadence délicieusement ton propos.
Je te considère comme l'un de mes pairs,
Un égal, au moins, dans le maniement des mots.

A toi, Silenus, qui a vu le Gritche
Sous la plume d'un autre conteur.
Ta prose est un régal, tellement riche...
Ta victoire à un certain concours
Ne fait que prouver l'ampleur
D'un talent dont s'esquissent très vite les contours.
Tes vers sont justes, plaisants comme tes histoires,
Et ton style, a peine lu, avait déjà imprimé ma mémoire.

Mais revenons à la douceur
De notre brebis duelliste.
Ressentirais-tu déjà la peur
D'une joute que tu penses élitiste ?

J'en doute, mais espère t'avoir attirée
Par ces mots sous entendant
Un dédain suffisant.
Honte à moi qui te provoque
Sans une once d'humilité
Par des propos vils et pédants.

Je suppose que tu as succombé
Aux appels d'un repos mérité.
Aussi, dans ma mansuétude,
Je te pardonne de privilégier tes études.

Et hop, quelques vers sur lesquels cracher ton venin,
Bien que ta férocité et ton acariâtreté soient feints.
(Si sur ce point j'ai encore atteint ton égo,
C'est pour être sur de te revoir assez tôt.)




Bien, après ces modestes lignes,
Ayant pour ce soir assez joué à Orphée,
Je vais rester à l'affût d'un Morphée
Qui me fuit encore, d'une humeur maligne.





Nenuit.
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Silenus Nesego
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mar 17 Juin - 3:08

Puisque le baladin maraudeur
Prétend que du jeu des mots l'on peut se contenter
Je m'en excuse,
Mais dès à présent,
Ne rimerai plus.

Fort satisfaisante est l'idée de profiter en ce sujet
Pour y apposer notre plume.
Mais qu'y dire ? De quel ire rire ?
Vastes sont les complaintes
Nombreuses les réjouissances
Tant de sujets

Eh puis zut, si tant est que passe joliment ces syntaxes, ces vers, ces lignes, c'est en ces longs phrasés que je me complaît. Ces styles alambiqués ne me semblent être faits que pour le plaisir de lire un verbe en assonance, consonances, harmonies, sons assortis. Car qu'il y ait ou non bagarre, que le mot soit grossier, que le terme soit simpliste, le Verbe devrait se lire et s'ouïr comme s'écoute le son du torrent qui s'écoule, comme se chante un chant sans paroles, seuls harmoniques frivoles s'envolant et longues portées de coroles. J'en caracole d'aisance, ce milieu est le mien je m'y sens bien. Peut-être l'aurez vous remarqué, ma signature consiste en l'apposition de terme semblables puis dissemblables tout en ce que j'espère être de la musicalité. Mes propos, aussi soutenus et riches en termes ne sont pas, mais je m'efforce selon mes propres dons de faire de simples et ternes discours des glissades. Oui, mes palabres sont ainsi faites pour que l'on y glisse mais point que l'on s'y enlise. Voguez, voyagez, pagayez sur ces légers flots aussi calmes qu'impétueux.

Je vais vous conter une chose. Puisque de sujet il n'y a pas vraiment et qu'il faut en trouver un qui soit opportun. Peut-être grâce à ce lieu, j'ai réalisé récemment, sciemment, que du Verbe je voulais faire mon Œuvre. Mais il n'est secret pour personne que sonne souvent le glas du trépas de l'écrivain s'affairant, ce avant même son premier "repas". Aussi cherche-je à allier mes goûts, cet amour des mots et ce goût des rencontres humaines. De sciences politiques il se pourrait que je m'abreuve à l'avenir, en vue de devenir ce genre de conteur pour gazettes qui de leurs écrits font recette.

Et si tu y prêtes attention compagnon de galère, si toutefois des références qu'il faut tu disposes, si d'aventure ce savoir tu possèdes, tu noteras qu'en mes textes aussi de fins emprunts il y a. Tel ce charme sibyllin dont tu fis preuve n'est-il pas ?

Bref bref, sortons de la nef, laissons passer tant de religiosité, vous aurez compris que c'est sur les sons que j'aime à jouer. J'invente même en me lisant les liaisons qui les mieux sonneraient. S'il n'en tenait qu'à moi, juste ici vous auriez lu que j'aime t'à jouer, plutôt. Et le rythme, les cassures, les césures, n'omettons point. Tous ces outils font le charme du Verbe. Ce sont possiblement les seuls que j'aspire "t'à" maîtriser, ne suis point versé dans l'art de manipuler plus savamment le Verbe.


Dernière édition par Silenus Nesego le Mer 18 Juin - 4:38, édité 2 fois
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Mordred Calogridis
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mar 17 Juin - 17:42

Ces vers qui ont quittés tes pages
Sont venues s'inscrire dans mon coeur.
Que de paroles sages
Pour un homme qui compte l'heure !

J'entend soudain un tintement cristallin.
Ce sont les cloches de minuit,
Alors je pense à la vie.
Bercé par le vent
Je scrute lentement
Le ciel sombre et grand
Déjà garni d'éclats blancs.

Mon coeur continue de bondir dans ma poitrine
Car le jeune chérubin est venu me cibler
Durant la nuit caline
De la pointe de sa flêche argentée.

Je continue de penser.
Je suis heureux mais accablé.
Car la lumière qui brille à l'intérieur de moi
Chez l'autre ne se reflète pas.

Une goutelette salée
Sur ma joue commence à dévalée.

Cette fois-ci,
Ce n'est pas le ciel qui pleure
Mais bien un poête adoucci
Qui n'a pas sû trouver le courage
Pour dévoiler sa flamme.

Heureux est l'homme
Qui possède la chance
De ne pas être timide
Et dont les paroles ne sont pas acides.

Alors après avoir joué
Avec les mots enchantés
Je tire ma révérence
Sans la moindre engeance.

Mais non ! Les flots on cessés.
Ils ont été remplacés.

Encre noir
Sur papier blanc.
Lune noir
Sur ciel ardent.

J'ecris.
Pour oublier j'écris.
Pour vivre j'écris.
Assez de ces indécis !

Mes amis
Il vient un jour où il faut dire merci.
Il vient un jour où l'on a fini.
Il vient un jour où l'on connaît la nuit.

Je terminerai ces quelques mots
Par un signature hors de propos
Mais néanmoins agréable
Car de mes paroles je signe dans le sable.
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Salta
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mar 17 Juin - 21:38

*soupir de contentement*
Ah mes chers et très chers... apprentis XD² :XD: XD² :XD:
Laissons-nous donc voguer en crête d'une vague aigüe et piquante, que je sens rouler en croassant ses palabres et ses ronds-de-jambes en queue-de-pie : la prose mes apprentis !
La poésie sans rimes, sans alineas, sans métrique ou autres carcans stupides et avilis qui cloîtrent les plus hautes exaltations dans des coques de plâtre vernis... Polis, épaules endolories à force de haussements, hautains et charmants de naïveté feintes, nonchalants de chaleur, mes chers, très chers, les mots prosés se posent et reposent, empotés quand poupins, appréciés quand perspicaces, ou paillards ou puritains !

Les mots, les mots ! Les phrases et les lettres ! Ecriture et lecture sont des arts antédiluviens. En parallèle de la luxure du corps, celle des lettres qui s'enlacent, se repoussent, se chevauchent allègrement, se heurtent et se joignent, quel ballet divin ! Point d'apparat, ils sont tous nus, mais alambiqués ils deviennent raffinés !
Scindons les en deux, trois ou quatre-quarts, jouons et roulons les dans la farine, sous la langue et dans le nez. Eternue, tu en crées un, tu soupires et il s'arrondit, ronronnement facile et câlin. Câlin, petit être, polyglotte amer et insomniaque, je t'accorde même un regard attendri du haut de ma folie grincheuse. Un claquement de menton, je te salue instament, impétueusement, et ma vague est passée. Je tourne et vire, hilare sur mon navire, de feuilles blanches et vierges pour l'éternité, buvant chaque éclaboussure d'accent grave et circonflexe, de soupirs transis et de damnations sentencieuses.

Là est l'ivresse. Là le royaume invincible et réversible, où retourner sa veste ne signifie que changer un mot pour son voisin ! Vous rendez-vous compte de nos pouvoirs sur leurs pauvres corps osseux ? C'est moi, seule, comme une grande (oui je suis grande, si grnde !! regarde moi tu ne vois même pas le poil dans ma main que je te tends !), qui les ordonne ! En rang par deux, non, par paragraphe, et tu diras ça pour moi, et ton choix ne se pose que dans l'ordre de tes vertèbres : viens là tes vertèbres, c'est moi qui te les donne ! Je les décris, ou pas... Et pour un rien je t'efface.
Rien, aucune lettre misérable n'échappe à ma main, à mon bon vouloir tout scintillant de mon ivresse folle. Farandole, fifrelins et feux-follets...

Ahhh

Là... Je me tais. Apprécions aussi par leur absence, ces êtres maléables et si humblements soumis, auxquel jamais être humain ne demande son avis... Bonjour
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Mordred Calogridis
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mar 17 Juin - 22:23

De la rime, à la prose
Il n'y a qu'un pas
Et la chose
Se fait sans plat.

Un pas, certes
Mais de sept lieues
Car les rimes ouvertes
Sont l'opposé
Des proses fermées
Et des vers creux.

Alors Maîtresse Salta
Comment voulez vous sonnez le glas
Qui de la rime glorieuse nous fera
Passer à la prose d'eclat ?

Je ne doute pas
De votre talent
Mais expliquez moi
Vos fondements.

Car la curiosité
Défaut de qualité
Excite mes papilles
Et me titille.

A choisir, les rimes me paraissent plus lumineuse,
A vous de me proposer Mademoiselle L'Odieuse
Sur ce,
J'attend, bienheureux.
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 18 Juin - 2:47

La prose, mon domaine de prédilection que j'explore avec la conviction et la passion propre aux découvertes sans cesse renouvelées. Nous avons ici deux maitres des sons et des lettres, allitérant sans pudeur sur l'art le faire naître chaleur et émotion.

Ami Calo, quand on explore la rime et ceux qui y sont les plus grands, on ne peut noter pour certains qu'une frime sans talents. Auteur que j'ai en horreur, Bonnefoy est passé maître dans l'art de l'artifice, de la rime facile et tentatrice, voulant nous donner une idée du beau qui n'est que carcan d'inepties radoteuses et fadasses.
Beaudelaire avait compris l'intérêt du pargraphe agencé à son souhait, rythmé en son sein et rimé quand même. L'allitération est logique solution quand se succèdent les phrases, l'assonance est merveille quand retentit l'éclat du Verbe enfin libre.

Libre, oui, mais comme souligné par notre ingénue poétesse, libre de donner aux idées et émotions d'un auteur une vie dans les plus hautes sphères du langage et des pulsations de passion. Tu maîtrises la prose à la perfection alors qu'en tes vers se pointait, austère, la marque de l'hésitation.

Ami Silenus, tes sonorités prosées sont osées mais d'autant plus belles, un perpétuel renouveau interne à ton texte, le faisant s'élever au plus haut.

Nous avons donc ici deux maitres de l'exploration lexicale, cherchant les sons et la maitrise parfaite d'un agencement de tons et de lettres. Ma prose est peut être moins élaborée, la rime versifiée est un cadre qui m'est parfois nécessaire, pour que je ne me disperse. Mais mon coeur penche toujours pour la forme la plus naturelle, pouvant s'étirer en arabesque et se replier avec une vivacité serpentine. Le choix du lexique reste mon objectif premier, chaque mot dans son sens le plus pur pour porter au pinacle des prétentions d'émotions. Lançons nous donc dans cet Art par le passé trop souvent dénigré. La poésie prosée suivant les vers de nos envies, chacun adoptant le style qui lui sourit le plus. Mais en même temps, essayons nous tous là où l'on pêche, c'est dans l'exercice difficile et revêche, repoussant même car contre notre nature, que se développe le style vers un talent plus pur.

Une dernière chose pour conclure, amie bateleuse. Ne considère pas comme apprenti qui est ton maître, le poète Simmonsien à beaucoup à t'apprendre, comme tu peux lui enseigner.Je l'ai déjà dit, ni maître ni disciple en ces lieux, chacun peut apprendre des écrits des autres et ne doit nullement être envieux. Digression induite par ce dernier point : le néologisme m'est plus cher que le syllogisme, un peu comme un Prévert mélangeant ses syllabes, la création et l'idée passent par l'intelligibilité de mots nés sous notre plume.



Et pour finir la soirée en beauté,
Quoi de mieux que de poser quelques vers ?
Car comme je l'ai plus haut souligné
C'est dans l'exercice que l'on progresse parmi ses pairs.

Donc quelques vers, comme je les aime,
Sans obligations de métrique
Ni stupides règles iniques,
Seulement des mots qui font poème.

Et si certains hurlent au blasphème,
Violant allègrement les règles d'un agencement
Par trop codifié et se figeant lentement,
J'accepterai leur anathème
Comme l'un des plus beaux compliments
Car prouvant que l'on peu versifier sans carcan.
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MDJ (Leelou Lovara)
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 18 Juin - 3:03

Permettez moi je vous pris
Malgré mon absence de talent,
D'intervenir soudainement,
Evitant si possible votre mépris.

Tout comme Mordred
Je vous apporte mon aide.
Tout comme lui
La prose ne me sied pas,
N'en déplaise à Salta.

Je ne saurai me risquer
En cette belle nuit,
A d'avantage m'exprimer.

Je rajouterai seulement :
Art du feignant,
La prose ne mérite aucunement,
Selon mon humble testament,
D'être élevée à ce rang.

Comme ma danseuse
Je n'ai point la chance
De savoir manier les mots.

C'est donc pourquoi
Il me tarde de vous laisser,
Ne désirant point polluer
Vos propos.

Maitres poètes,
Veuillez donc m'excuser
Si ce petit texte
Longuement préparé,
Ne vous plait pas.

_________________
MDJ (Leelou Lovara), [MDJ's punisher], ~MDJ Sadique~
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Glorac
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 18 Juin - 3:22

Ami meujeu, qui se dit sans talent,
Tes vers ne dérangent nullement,
Mais explicite un peu les causes
Qui te font dénigrer la prose.

La richesse d'un texte non versifié
Est parfois plus dur à appréhender,
Mais peut sembler plus naturel
Et certains maître y nichent les émotions les plus belles.

Une prose ouvragée, fignolée,
Anoblie par un travail acharné,
Peut sans conteste supplanter
L'académique forme rimée.




Cherche donc la transcendance, Leelou, d'un poème ou l'on ressent l'absence d'une émotion intense. La banalité de certains et le nombrilisme d'autres on gâché l'envolée des sentiments par un lyrisme anodin. Ouvre Beaudelaire, survole le paysage de n'importe laquelle de ses proses. Les chutes sont sublimes, les sujets de choix, et l'émotion à correcte dose. Souvent a été décriée la prose poétique, mais je préfère un pavé splendide à des vers sans saveur. Laisse toi porter par les sons de Silenus ou Salta, s'immisçant en nous, transcendant nos émotions. Découvre le travail de poèter sans vers, mais en voulant faire voir un but, faire ressentir quelque chose.

Dernier point, ce topic est ouvert à tous, le talent que vous estimez avoir ne compte pas, c'est aux lecteurs de trancher. En en général, vous vous sous estimez Wink
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MDJ (Leelou Lovara)
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 18 Juin - 4:16

Je n'aime point la prose. C'est un fait.

Peut-être est-ce la faute à un manque d'expérience. Je le reconnais, même si j'aime la poésie, c'est un domaine que malheureusement je n'ai pas eu le loisir d'explorer profondément. Peut-être qu'avec plus de lecture je pourrais apprécier cet art comme vous l'appelez. Mais en attendant, comme demandé, je vais tenter d'expliciter mes propos, certes durs envers cette façon d'écrire que je reconnais point comme étant de la poésie.

Comme toi trouvère, même si je préfère les rimes à la prose, je préfère aisément les rimes bien faites. Aligner des mots est un geste simple. Les aligner pour raconter une histoire, une émotion, un sentiment en est une autre. Les aligner en rimes dans ce même but, c'est arriver aux portes du paradis. Oui, comme toi j'ai horreur de ces personnages se prétendant poètes mais qui alignent les rimes sans aucun sens. Leurs odes ne méritent pas plus le titre de poésie que la prose.

Pourquoi de tels mots si dur envers un texte pourtant agréable à lire ? J'ai tenté de l'expliciter dans mon paragraphe précédent mais j'ai bien peur de n'être point compréhensible en cette heure tardive ou plutôt ... matinale. Plutôt que ne pas aimer la prose, je ne la considère pas comme de la poésie. Mais peut-être que ta poésie et la mienne ne sont pas basées sur les même critères. Et de ce fait, nous ne nous entendrons jamais. De plus, j'éprouve des difficultés à évaluer la qualité d'un texte en prose. Là encore, c'est simplement le fait de mon manque d'expérience ou la faute à mon ignorance.

Je m'en remet donc à vous. Quel est votre diagnostic ?

Maintenant, au risque de perdre mes genoux, ma personne ainsi que ma faible culture littéraire allons vous laisser entre poètes. Je passerais de temps en temps vous rendre visite dans votre RP poétique, aussi n'hésitez pas à me critiquer sans retenue. Je ferais en sorte de progresser à chaque passage.

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Mordred Calogridis
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 18 Juin - 9:27

La peur est un défaut,
La curiosité une qualité.

Rejoins nous pour jouer avec les mots
Car l'humilité pour les néophyte archaïque
Est un don catastrophique.
Je m'explique...

OSE ! N'ai pas peur ! Oublie les préjugés ! Oublie les autres ! Ecris pour toi ! Ecris pour être libre ! Libre d'oublier ! Libre d'apprendre !
Devant votre lexique improbable mais néanmoins surprenant, je décèle chez moi un manque de vocabulaire que je vais me dépécher de combler....

Pour toi ami Glo, la prose te sied car pour cela tu es né.
Toi Salta, il est évident que tes pics et tes acides ne fonctionneront que mieux avec des rimes !
Enfin Silenus, comme moi, tu es un Voyageur, cherchant sa voix à travers les voies alambiquées de la poésie. Tournant sans réflêchir dans les ruelles sombres ou éclairés que sont à la fois la prose et le rime. Car il n'est point d'éloge sans chemin.

De vous tous, j'apprend ! De vous tous je comprend !
Pour tout cela je signe de mon sang.
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Salta
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 18 Juin - 21:52

D'accord. Je m'incline. Je cesse mes jeux incessants et élève mon ton.
Pour vous séduire, vous inculquer les prémices de l'amour de la prose, je m'en vais laisser à toute ma Poésie le loisir de jouer de mes doigts.

Le pied se pose en silence sur le tapis épais. Les herbes se courbent et se brisent souplement, se hérissent entre les orteils et caressent la cheville de leurs têtes en plumeaux. Un ombrage. Des éclats de lumière dégoulinent en gouttelettes blanches sur le dos rond et lisse des feuillages épars. La croupe bombée et la tête haute, un creux aux reins pour la courbe vague, chaque cristal de verdure laisse filtrer les rayons les plus droits, et retient en rainures d'or roux les filets fluides des rayons.
En deçà, moucheté de tâches d'huile de Soleil, un ruisselet dégringole entre les plates roches, dont les mousses dansent du ventre comme des orientales dénudées entre les lignées de bulles d'écume éphémère. Il jaillit, jongle avec les gouttes, les renvoie, hilare, aux moindres rayons qui se montrent timide. Le nez éclaboussé, ils s'ébrouent, le lacèrent un peu plus de leurs tranchées de lumière, puis le caressent, amusés. Il ronronne, glousse et tournoie, fait le beau, minaude, flatte les touffes qui plongent la tête dans son lit d'ivresse, frise les têtes éberluées des lourdes fleurs qui pèsent sur leurs tiges épuisées.
Il rit, rigole, plonge les yeux sous l'eau et bondit pour s'éparpiller dans le moindre ressac de terre meuble et de vase douce.

Un pied ose perturber son courant. Il le considère un instant, surpris et perplexe, hésite une seconde, son flot s'interrompt. Suspendues, les myriades de vermiceaux de poussière dérivent entre les faisceaux de Soleil, béats, le souffle coupé. Et le ruisselet choisit. Il se rue à la rencontre du nouveau venu, la vase l'enveloppe d'une main maternelle, un rayon se balance au vent pour venir lui lécher les orteils. Naïveté de Nature. L'intrus est accepté, invité à prendre part au jeu insouciant, aux rires silencieux et aux gloussements ondoyant entre les racines torsadées qui se plantent fermement dans le fond fangeux. Naïveté de Nature. Le pied se détend. On n'oublie pas la bienvenue enthousiaste et simple, grisante d'ingénuité. Souplement, il se détend.

Le silence se fait, le ruisseau se tait, un sourire en coin et un éclat malin dans le coin de ses doux yeux. Le pied s'est assoupi. L'intrus, l'ami nouveau n'a pas tenu. On ne résiste pas au vide soudain qui aspire ses préoccupations d'Ailleurs. On oublie, on se vide, aussi vite qu'on a été accueilli, on se perd dans l'épuisement : les nerfs attentifs, se voyant inutiles, on chassé la tension qui maintient le pied de guerre. Il s'est assoupi. Les orteils en éventails battent la cadence de la chanson du flot. Ils n'attendront pas longtemps. Quand il se réveillera, il sera le meilleur compagnon. Il sera le plus enjoué. Et puis les nerfs le titilleront, et il s'en retournera. Mais quel soulagement d'inspirer le souffle de joie
de la Naïve Nature. Ce souvenir lui arrondira la nuque d'un frémissement tranquille. Son apaisement durera. Et puis quand il reviendra, on se suspendra à nouveau : l'enfantin n'a pas de mémoire.
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Ven 20 Juin - 1:39

Pour ce soir, nulle velléité d'argumentaire, nulle tentative de prouver la juste valeur d'une prose poétique. Je laisse aux copains les paragraphes lyriques, et me contente de poser quelques vers. Tu peux les prendre en réponse à tes vers triste, ami Calo, sache seulement qu'ils sont à la fois généralité et personnels, introspection mêlée de réflexions et besoin de poser ce qui baigne au fin fond de mes émotions.




Certains définissent l'amour
Par une attirance, un désir,
Et d'aucuns croient le saisir,
D'autres en avoir fait le tour.

Certains cherchent un regard
Fortifiant leur espoir,
Et d'aucuns provoquent la chance
Parfois à outrance.

Certains ouvrent leur coeur
Et en ressentent parfois la douleur,
Et d'aucuns restent derrière leur carapace
Alors que l'histoire s'efface.

Les chanceux sont peu déçus
Et ne jurent que par l'affection reçue,
Les autres on l'âme éparpillée,
Rêve déçu, coeur pillé.

On dit que le temps
Guérit tous ces tourments,
En vérité la marque d'une aventure
Nous suit tous et perdure.

On dit que la jeunesse
Autorise les découvertes,
Mais chaque perte de tendresse
Agrandi les blessures déjà ouvertes.

Une de perdue,
Dix de retrouvées,
Un amour déçu,
Une plaie inavouée.

À trop se hâter l'on se retrouve
Le coeur saignant
D'un poids par trop déchirant
Que des cendres recouvrent.

Terne horizon que je dépeints,
Aimons nous tous en vain ?
Histoires d'amour et de rupture
Dans des idéaux trop purs.

Passées la peine et la douleur,
Surmontées les angoisses et les peurs,
Reste l'espoir qu'un jour prochain
On rencontre celle qu'il nous faut, enfin.

Enterrées, les défiances,
Surmontée, la souffrance,
Dans la délivrance
D'une histoire qui commence.

Plutôt que se demander si c'est la bonne,
Profitons de chaque instant que le temps nous donne.




(Certains trouverons ça niais, mièvre, peut-être avec raison, qu'en sais-je ? L'Amour est un inépuisable sujet pour un poête en herbe, pour un passionné en toute occasion. Ces vers sont simples, simplets me dira-t-on, tant pis.)
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Ven 20 Juin - 9:24

La simplicité...
N'est ce pas la plus belle façon d'écrire ? Nulle besoin de versifier pour raconter. Economisons ces ronds de jambes et ces aléas qui font de nous ce que nous sommes. Ecrivons pour le plaisir. Pour nos émotions. Pour nos sentiments. Pour ne faire plus qu'un avec les mots.

La poésie n'est pas faite jouter, mais bien pour enfanter
Est-il besoin de rapeller que la vie elle même à été crée ?
Besoin est-il toujours de dire que nous sommes en vie ?

Tourbillons multicolores.
Sentiments ravageurs.
Plume d'or
Palette de couleurs
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 23 Juin - 3:50

Insomnie et morosité, voilà le produit de ce début de nuit.




Lorsque viendra l'heure ultime
Où je ne pourrai poser de rime,
Que retiendra-t-on de moi
À graver dans la pierre ?
Quelles choses mon épitaphe dira,
Un éloge funéraire ?

Se souviendra-t-il seulement
Lorsque j'alignais mes mots
Et que sous mon stylo
Naissaient anarchiquement
Une prose sans réel objectif
Ou des vers intuitifs ?

Ai-je seulement cette fibre
Que l'on me prête de toute part ?
Est-ce que des gens vibrent
Par mes vers éparts ?

J'en doute, comme je doute aussi
De chaque élément de ma vie.

Suis-je le bardillon éhonté
Enchainant sur le papier
Les vers et la prose
Et encore tant de choses ?

Suis-je ce type un peu timide
Qui passe pour cultivé,
Et parfois orateur enflammé,
Ou suis-je une coquille vide ?

Que sert la passion si on ne sait
L'orienter en un but plus grand ?
Que servent les émotions déliées
Quand toujours avance le temps ?

Quelle vie mènerai-je demain ?
Déjà, j'en vois les fragments
Dans un passé trop présent.
Vivrai-je en vain ?

Qu'ai-je perdu mon temps à aimer,
Me torturant l'esprit de projets
Irréalisables avant d'être pensés,
Car trop instable pour vraiment apprécier
Un instant fugace qui aurait pu sur mon visage
Figer un sourire à travers les âges.

Pourquoi tant d'interrogations
Qui chassent un sommeil rare ?
Pourquoi telle tare
De se poser trop de questions ?

Pourquoi ne t'ai-je suivi, mon frère ?
Parmi les coeurs volage et les esprits libertaires
J'eut pu trouver une convenance
Au lieu d'années de silence.

L'on me dit de voir le meilleur côté,
Mais quand le verre est à moitié vide
Je ne connais nulle idée
Qui dans l'instant me déride.

Rions de tout disait l'un,
Surtout de la mort.
La camarde l'a pris un matin
Mais j'entends ses éclats encore.

Echinons nous donc à apprécier
L'absurde d'un monde taré.

A croire qu'il ne nous reste vraiment plus que ça.


______________



Bien, après cette foule
De vers optimistes,
Tentons d'éloigner la houle
De pensées trop tristes.


Sur quel sujet me permettrai-je
De disserter alors que mon esprit gamberge ?

L'amour est un répertoire épuisé,
La vie je n'en ai l'envie,
Pas plus que la poésie.
Trouvons une idée...


La mort. Sonne comme l'amour, ça,
Voyons sur combien de vers mon inspiration tiendra.


______________



Puisqu'il faut une fin à toute chose,
Et que la Vie est au début du monde,
Il est normal qu'un jour la ronde
S'achève en apothéose.

L'homme craint toujours la clôture
Du spectacle de la nature.
Que ce soit foi ou délire,
Il n'y a rien à y redire.

Chacun à son idée aborde la fin,
Que ce soit Karma ou Destin,
Ou athéisme borné,
Ou ardente religiosité.

Tentons du moins de profiter
De l'intervalle qui nous est donné.
Chaque Vie selon son idéal,
Droiture, honnêteté, morale,
Ou libertinage incessant
Qui mord la Pomme à belles dents.

Trop nombreux sont ceux qui
Ont cherché les réponses.
Et si, plutôt que d'avancer dans ces ronces,
Nous apprécions simplement le Temps imparti ?
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 23 Juin - 4:11

Terre de pénombre
Nuit sempiternelle
Manger des concombres
Un bout de ficelle

Chante l'occiput
En do ou en ut
La clé du destin
La salle de bains

Tout cela pour dire
Que faire des rimes
Conduit à écrire
Mots peu légitimes !

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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 23 Juin - 4:19

Pourtant, ô maître des lieux
Tes mots me sautent aux yeux
Et m'évoquent quelque scènette sympathique
Mélée de dadaïsme atypique Wink
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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 23 Juin - 4:52

Bonne nuit très cher Glorac
N'oublie pas ton anorak
Mes rimes certes sont pauvres
Euh... Qu'est-ce qui rime en auvre ?

Rien de rien me semble-t-il
Ceci est bien embêtant
Je vais chercher du persil
Et dormir, il était temps !

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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Lun 23 Juin - 5:45

Morphée deignant m'accepter
Pour toi Brisecous
Je ne parlerai pas de Couscous
Mais chercherai à rimer.

En auvre,
Nous sommes pauvre.

Mais en vre
Je me sens revivre
Et plus grand est le livre
Des manœuvres.

De la couleuvre au lièvre
En passant par le Havre
Genièvre m'enivre
De son savoir-vivre.

Tandis que le givre me désenivre
Le cuivre se découvre
Et apparait, Ivre, le chanvre
Alors que me gagne la fièvre.

Morphée ...

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MessageSujet: Re: Poèmes tardifs voire nocturnes...   Mer 25 Juin - 23:35

Ivresse douce, le soyeux d'une larme velourée
Un bleu aimable, ourlé de cils roux,
Enrobé de paupières sombres, emperlées
De cendres et de sel doux.

Les dents découvertes, un plis particulier
Pris par les lèvres et lentement appuyé.
Un filet filtre et siffle
Comme une bouilloire qui renifle.

Comment diable tant de douceur
Peut s'imprimer sur ce corps torturé ?
Comment une telle langueur
Peut épouser ces reins " grands brûlés " ?

Emmurée, claquemurée,
Vive et hurlante
Lechée par les damnées fumées
Bouillantes

Le grésillement d'épiderme
La bave d'écume au coin
L'oeil asséché qui se ferme
Le craquement des os des mains
Qui se tendent pour mettre un terme
A la souffrance qui l'étreint
Emplir, déjouer celui qui l'enferme,
Se coucher entière sur l'étain
De son bain.

Brûlée, cendrée, striée
De langues rouges et noires
Les mains ouvertes et reposées
Sur son ventre en renflement notoire
Naissant sous les seins et arrondis au bas.
Elle est toujours enceinte de trois mois...

*pas grincer des dents... émue par une histoire vraie...*
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