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 Dans la boutique du Vieux Boucskinn

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Aspar Fendor
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MessageSujet: Dans la boutique du Vieux Boucskinn   Mer 28 Mai - 14:29

Aspar Fendor
Post N° 6

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Dans la boutique du vieux Tanneur…


Quand on cherche un Tanneur, rien n’est plus fiable que l’odorat. Et même lorsque c’est le sens le moins développé dont on jouisse, il reste encore la méthode la plus efficace.

Fendor se laisse donc guider par son nez, et ne fut pas surpris de voir que l’échoppe tant convoitée était construite un peu à l’écart des autres dans le quartier marchand.

Il ne put réprimer un haut le corps en respirant l’odeur fétide des peaux trempées, alignées sur la paille et séchant au soleil. L’activité de la Tannerie battait son plein au cœur de l’après-midi. La plupart des ouvriers se pressaient autour des bassins et baquets où les peaux trempaient. L’air était piquant, saturé de la poussière de chaux utilisée pour la première trempe. Les tanneurs de Sipahan conservaient jalousement le secret du travail des peaux de moutons et de chèvres, mais Aspar Fendor put observer, en se promenant parmi les bassins, que les hommes enfonçaient des peaux laineuses dans une mixture aux relents âcres composées de fiente d’oiseaux marins et de son. Dans d’autres cuves, les femmes, à l’aide de bâtons, courts mais solides, tournaient les cuirs dans des bains aux couleurs vives, pour les teinter. Le pire restait à venir. Derrière l’échoppe, des piles de peaux de tout poil s’élançaient le long des murs jusqu’à la toiture, dans un équilibre instable. Les ouvriers s’en saisissaient à l’aide d’un crochet et les transportaient jusqu’aux tables des délaineurs, ou, pour les peaux de buffles, de taureaux ou autres bovins, dans le saloir. Là régnait les parfums subtils de la mort, les Chasseurs ne se montrant parfois pas des plus adroits pour écorcher leurs prises, et ne répugnant pas à vendre des peaux encore gorgées de sang ou des résidus d’entrailles.

Une grosse femme rougeaude lui indiqua l’atelier de Maître Boucskinn, réputé pour la qualité de ses réalisations taillées dans les meilleurs cuirs.

Boucskinn était un Nain à l’âge canonique, aussi large que haut, que la fortune et l’abondance avaient condamné à porter horizontalement une barbe sales aux poils hirsutes qui recouvrait une panse gonflée à éclater, comme une touffe de fourrure sur un œuf. Mais le plus remarquable chez cette personnalité locale restaient ces sourcils épais et fournis qui ressemblaient d’ailleurs davantage à deux belles moustaches si dense qu’elles dissimulaient deux yeux porcins qu’on ne pouvait apercevoir que lorsque le Tanneur, d’un geste machinal de ses mains courtes et pelées, les écartait pour contempler ses visiteurs.

A la vue de Fendor, il ne cacha pas sa joie de croiser un lascar de Garadgar, et il guida le jeune chasseur dans la boutique étroite au sol carrelé, - signe de grande richesse -, où, sur des étagères du meilleur chêne, trônaient ses meilleurs articles.

Il y en avait pour tous les goûts, mais malheureusement pas pour toutes les bourses.

Fendor reluqua un sac de voyage, couleur miel aux reflets roux, armé de solides bretelles et de sangles à boucles d’acier mat qui garantissaient une fermeture hermétique. Un bon sac de voyage. Mais pour l’acquérir, il fallait débourser cinquante pièces d’or sonnantes et trébuchantes. Boucskinn rendit le sacrifice moins douloureux en proposant de graver la peau épaisse aux initiales de son compatriote. Ce qu’Aspar Fendor accepta avec un sourire grave et triste.

Le Nain s’acquitta de sa besogne en armant un fer d’un A et d’un F coulés dans un acier dur. Puis il plongea le tout dans un bain de braises, portant l’outil au rouge. D’un geste sûr et rapide, il procéda au brûlage de la peau, et puisqu’il y était, il marqua aussi l’intérieur du sac avec un rire généreux, comme s’il faisait un cadeau rare à son client.

Fendor put enfin troquer sa toile souillée contre un sac neuf. Il régla les bretelles avec l’aide du Vieux Nain. Et après avoir glissé dans son nouveau trésor la gourde de la Vieille et les restes de sa dernière chasse, - les cuisses d’un perdreau mal cuites, enveloppées dans des feuilles de rhubarbe cueillies au bord du chemin -, il trouva la force et le cœur d’apprécier l’équilibre de sa nouvelle besace dans son dos, et le confort des larges bandes de cuir sur ses épaules.

Après avoir abondamment saluer le Tanneur, il prit ses jambes à son cou, résistant à la tentation de se ruiner en achetant d’autres articles, telle cette ceinture de cuir vert imprimée d’une scène de combat, ou encore cette mirifique demie cuirasse, - que le Nain nommait « Pectoral » -, renforcée de bandes d’acier et frappée d’une licorne dressée sur ses postérieurs, saluant un soleil couchant irradiant l’horizon des flammes de ses rayons.


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[Requête MDJs : merci, Ô Doigts du Destin, de soustraire 50 pièces d'or à la fortune de Fendor, et d'ajouter un beau sac de cuir à son inventaire]
[S : Tu sais où tu peux les mettre les doigts du Destin ? (désolé, pas pu résister ^^) Sinon, or retiré et sac ajouté.]
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