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 La recherche des origines

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MDJ (Saega)
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MessageSujet: La recherche des origines   Dim 9 Mar - 21:49

Jonathan sortait de la taverne « Le vent lointain » avec un petit sourire aux coins des lèvres. Enfin, il avait finalement un indice sur l’endroit où ils naissaient. L’un de ces amis, Elraneth, qui tenait le renseignement d’une source sûre et fiable mais secrète lui avait confié, que tout cela se déroulait dans la forêt Sanceinas à la source du fleuve Leyn. Heureusement, il possédait une carte de l’île, seulement, la zone importante couverte par la forêt était noire. Personne n’avait pu la cartographier, les drelans en interdisant l’accès. Le fait qu’il ait à trouver la source du fleuve était un bon point de départ pour sa recherche se trouvant dans une ville, Phleyne, traversée par le cours susnommé.

La nuit venait de tomber, aussi jugea-t-il inutile de partir de suite. Sa patience et surtout sa curiosité seraient enfin récompensées. Mais, il devrait encore attendre un peu. Son sang bouillait à l’idée de découvrir enfin ce secret si chèrement caché et protégé. Il avait évidemment entendu des rumeurs concernant des personnes ayant appris le mystère de ces naissances et qui auraient disparu, mais il n’en croyait pas un seul mot. Pour le moment, il était trop tendu et énervé pour aller se coucher aussi profita-t-il de la fraîcheur nocturne pour se détendre. Il enjambait les passerelles reliant les nombreuses bandes de terre constituant la ville.

Phleyne était construite sur le trajet du Leyn. Mais, probablement pour un souci esthétique, les drelans avaient détourné le cours d’eau pour séparer des monceaux de terre en parcelles de tailles variées. Même les plus petites pouvaient tout de même accueillir une dizaine d’habitations. Ainsi dans la cité, on pouvait s’y mouvoir soit à pied, soit en bateau. Toutefois, cet ensemble était coupé au milieu par le cours principal du Leyn. De grandes arches majestueuses en bois de danvé franchissaient l’onde et reliaient les deux moitiés de Phleyne.

Jonathan se baladait nonchalamment dans le quartier ouest, le plus animé, mais aussi le plus dépravé au grand dam des habitants originels de la ville. Il venait de quitter la terre des délices pour arriver dans le territoire de feu, l’endroit où les rares forgerons qui peuplaient cette île avaient élu domicile. Petite bande de terre entourée par de l’eau dont le courant rapide dévié à l’intérieur des forges permettait de refroidir le métal efficacement. Justement, il se dirigea vers l’une d’elles. D’aspect austère, elle abritait celui qui se surnommait le magicien des métaux. Entre son marteau et son enclume, il était capable d’exécuter un travail d’une finesse telle qu’elle surprenait les badauds qui le jugeaient uniquement d’après son physique. Il logeait chez ce forgeron depuis qu’il avait accosté sur l’île. En échange du gite et du couvert, il l’aidait pour de menus travaux, dont aucun ne concernaient le travail du fer ou d’un autre métal. Le jeune homme avait plus de chance de se faire tuer par un oiseau que de réussir à manier normalement le marteau. Ce n’est pas qu’il était incapable de faire quelque chose avec ces doigts, c’est qu’il possédait une quasi-aversion pour les métaux, quels qu’ils soient. Cela n’empêcha pas le fait qu’il se rendit chez Makris. Il ne lui avait fallu qu’une dizaine de minutes pour parcourir la distance séparant la forge et la taverne. Makris devait avoir terminé car Jonathan ne captait aucun son ressemblant à celui de métaux que l’on entrechoque. Effectivement, le forgeron attendait le jeune homme. Il avait mis un gilet pour se protéger du froid que l’hiver apportait avec lui.

« Alors Jonathan, c’est à c’t’heure là qu’t’arrives ? » demanda l’homme qui frissonnait d’une voix forte et enjouée.

Il répondit par un haussement d’épaules et fit une petite moue, ce qui à chaque fois déclenchait l’hilarité du forgeron. Ce qui ne manqua pas cette fois encore.

Comme d’habitude, Jonathan, les mains dans les poches suivait son aîné. Ce dernier ouvrait le passage, car rares étaient ceux pouvant rivaliser en matière de pure force physique avec Makris. Pour preuve, celui-ci avait été obligé d’agrandir la largeur des portes chez lui, s’il voulait passer. De face, ces muscles le bloquait, de côté, c’était cette fois son ventre qui se mettait de la partie. Loin d’être obèse, il était toutefois un bon vivant. Sur ce point, Jonathan n’avait pas à se plaindre de malnutrition. Il avait même dû prendre un ou deux kilos depuis qu’il avait emménagé chez son voisin de marche.

Ils arrivèrent dans la demeure sans encombre, le trajet ayant été silencieux. Le garçon perdu dans ces pensées, et l’homme n’était pas un grand bavard. Le clan Bolmen était présent au complet pour accueillir les nouveaux arrivants. Le fils ainé, Baptiste, vint les saluer le visage recouvert de sueur, ainsi que de boutons. Il venait de finir de préparer le repas du soir, tandis que ces deux sœurs jumelles, Cassandra et Palmandra, dressaient la table. Le fumet d’une fondue de poireaux accompagnée de pollet, pêché le matin même par la matriarche Anaëlle, fit saliver les deux derniers. Sitôt débarrassés de leur gilet pour l’un, de leur veste pour l’autre, et après s’être lavés les mains et débarbouillés, ils passèrent à table en compagnie de tous les autres.

Le repas fut animé comme à l’accoutumé, mais depuis qu’il avait appris la nouvelle, Jonathan avait l’esprit ailleurs, plus précisément dans la forêt. Le repas à peine fini, il débarrassa son assiette, et n’étant pas son tour de vaisselle alla se coucher sans tarder. Il eut tout de même des difficultés à s’endormir, pensant sans cesse au lendemain. Finalement, épuisé, son corps capitula et son esprit sombra dans le royaume des songes.

Un rayon faiblard pénétrait dans la pièce, mais suffit pour l’éclairer et réveiller le garçon somnolent. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre et ce qu’il vit ne le réjouit pas, au contraire. Le ciel était couvert de nuages, gris-noir de surcroit. La journée s’annonçait pluvieuse. Ce n’était pas de chance pour le premier jour de voyage. Peut être ferait-il trainer les préparatifs. Il pensa aux achats, qu’il aurait à faire et voulut vérifier l’argent qu’il avait, mais il venait de se rappeler que tout ce trouvait dans sa veste. Il s’en occuperait plus tard. Tout d’abord, il devait se nourrir correctement. Il s’habilla hâtivement et traversa le petit couloir pour se retrouver dans la salle à manger. Seul, Baptiste n’était pas encore levé, mais cela Jonathan le savait déjà car il avait remarqué la bosse sous les couvertures du lit en face de celui qu’il occupait, les deux garçons dormant dans la même chambre. Il s’assit en face de Makris, mais ce dernier ainsi que sa femme ne s’attardèrent pas, n’ayant pas envie d’arriver en retard au travail. Ils avaient beau être à leur compte, ils n’aimaient pas traîner. Le garçon se retrouva finalement seul en compagnie des jumelles, puis totalement seul, ces dernières devant assister à la leçon du professeur Faranah. Ce repas solitaire ne le dérangeait pas outre mesure, pouvant ainsi se consacrer à ses pensées tout en se remplissant la panse.

Laissant tout en plan pour le dernier, pas encore levé, il quitta la table, puis la maison. Il regretta seulement le fait qu’il n’y ait pas de parapluie au cas où il se mettrait à pleuvoir. Mais, bon, ce n’était pas quelques gouttes d’eau aussi grosses et nombreuses soient-elles qui l’arrêteraient dans son projet. Sur le seuil de la porte, la morsure de la fraîcheur matinale le surprit. Il rentra prendre sa veste qu’il avait oubliée, récupéra au passage son sac à dos et retenta une sortie qui cette fois fut concluante.

Une pluie fine tombait sur la ville, mouillait les toits et les personnes de sortie dont Jonathan faisait partie. Il débuta par aller chez un épicier afin de faire des réserves pour une durée d’environ une semaine. Il traversa deux ponts avant d’atteindre le quartier des marchands, plus précisément celui des vendeurs de victuailles sous de nombreuses formes. Il y en avait sous forme animale telle la viande de glaspoap, petit cervidé à la fourrure blanche et à la chair épicée, ou végétale comme les poireaux qu’il avait dégusté la veille ou minérale, principalement schisteuse, réservée aux drelans ou autres créatures friandes de roches. Il chercha un étal où l’on proposait des denrées non périssable et ne nécessitant que peu de préparation. En désespoir de cause, il se rabattit sur de la viande séchée de hadrile, saurien d’environ un mètre dont la viande une fois préparée ne subit pas l’assaut du temps pendant plusieurs mois, mais dont la chair était aussi dure que la pierre. Après un marchandage peu concluant, il sortit de sa veste, un porte monnaie, puis plusieurs pièces grises de différentes formes. Il donna un triglon et cinq hexaglons en échange de la viande pour son voyage. Le tout enveloppé dans de larges feuilles pour la protéger, il enfourna son achat dans son sac. Il se dirigea à présent vers un maraîcher pour choisir des fruits et légumes pouvant supporter un long trajet et apporter l’énergie supplémentaire dont le jeune homme aura besoin. Il arrêta son choix sur des linnedes, fruit sphérique tenant dans la main dont l’écorce épaisse protège une chair acide et très sucrée, et des boyus, légumes longilignes de quelques centimètres au goût insipide mais nourrissant. Jonathan dut à nouveau se séparer d’une partie de son argent, mais en contrepartie, son sac grossissait.

Maintenant, il avait juste à prendre de quoi dormir et s’éclairer. Il changea d’îlot pour aller sur le prochain. C’était celui des chineurs, on pouvait y trouver la même chose que sur toutes les parcelles réunies sinon plus. C’était donc ici qu’il avait le plus de chance d’obtenir ce qu’il désirait. Seulement, il n’y avait aucune organisation là-bas, bien qu’il y ait quelques constructions.
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