Gloire et Honneur - Archive


 
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 Necrodaemon écrit... Aïe!

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Necrodaemon

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MessageSujet: Necrodaemon écrit... Aïe!   Dim 2 Mar - 11:19

J'ai deux ou trois petites nouvelles à partager... J'espère que ça vous plaira. C'est... Lugubre parfois. (étonnant non?)


Zhaoxing, 1955, Chine.
J'ai huit ans, je m'appelle Li Mei et je vais bientôt mourir.

Nous vivions bien, père, mère, Bai mon grand frère, et moi dans notre petite ferme. Père et Bai cultivaient le blé, mère s'occupait de la maison et moi, je l'aidais à la cuisine. Nous étions pauvres, mais père nous disait toujours que nous, nous étions heureux, et que les gens de la ville ne savent plus vivre par eux-mêmes, qu'ils sont dépendants de nous, gens de la campagne. J’étais d'accord avec lui, je ne sais pas ces choses et c'est lui le plus instruit de la famille, alors il doit forcément avoir raison.
Nous habitions une ferme dans la région de Guizhou. Souvent, j'allais au bourg, pas tant pour l'école –père disait que je perdais mon temps et que j'avais plus à apprendre en restant aider mère– que pour échanger le blé contre du riz. J'aimais bien y aller, je retrouvais mes camarades et on jouait ensemble. Mais père me grondait à chaque fois, il disait que je n'étais pas là pour m'amuser, mais pour l'aider.
Quand on restait à la maison, j'aimais bien m'occuper des poulets. Ils étaient si drôles avec leurs gros corps et leurs petites têtes. Alors, à chaque fois que j'avais fini d'aider maman, je retournais jouer avec eux. Je leur courais après, je leur faisais peur et ils partaient dans tous les sens pour se cacher. Après, père me grondait, il disait qu'on ne devait jouer pas avec la nourriture et que si je n'avais rien de mieux à faire, je devais m'occuper de donner à manger au vieux buffle parce qu’il avait travaillé plus dur que moi.

La dernière récolte a été très faible et nos provisions pour l'hiver se sont révélées maigres. Du coup, mère était tombée malade. Au début, ce n'était pas trop grave, et père disait que cela s'arrangerait, mais je voyais bien qu'elle sortait de moins en moins de sa chambre et qu'elle ne me parlait plus beaucoup. A la fin de l'hiver, elle m'a appelée dans sa chambre et m'a dit: « Ma petite, tu sais combien j'aime ton père et ton frère. Je ne peux plus assurer seule les taches ménagères depuis longtemps, mais aujourd'hui, je ne peux plus les assurer du tout. Fais leur honneur. Ton père est le secrétaire communal des paysans pauvres et notre famille doit donner l'exemple. Ma petite, je te fais confiance. » Ce fut tout. Dès lors, j'avais travaillé toute la journée, comme maman autrefois. J'avais cessé de jouer avec les poulets et père avait arrêté de me gronder.

Alors que nous venions de faire les semences, les paysans s'inquiétaient quand aux récoltes de cette année. C'est alors que la nouvelle est arrivée. Mao Zedong proposait la solution évidente à nos problèmes. Les hirondelles, c'était elles la source de nos problèmes, c'était elles qui détruisaient nos semences lors des migrations. Il fallait les exterminer !
Père était d'accord avec lui, c'est vrai que si on faisait un peu attention, on voyait bien qu'elles détruisent les récoltes de blé... Tout le village accueillit cette proposition avec soulagement. Ce fut une étrange période. Dès que l'on voyait un oiseau s'approcher du sol, nous lui faisions peur pour qu'il reprenne son vol. C'était une idée à Mao Zedong, s'ils ne peuvent plus se poser, disait-il, ils ne pourront plus s'attaquer aux récoltes, ils s'épuiseront et nous pourrons les achever à la main, et même les manger. Moi, je retrouvais mon jeu favori, je courrais après des oiseaux et je pouvais agiter des grands draps rouges ou même, quand Bai me laissait faire, je cognais sur les vieux gongs sortis des temples pour les effrayer...


A ce moment-là, quand je marchais le long des chemins, je devais faire attention à ne pas écraser les cadavres d'hirondelles qui les jonchaient. A l'entrée du bourg, l'odeur était insoutenable, les cadavres en putréfaction des oiseaux s'alignaient en un tas écœurant, dégageant une odeur de charogne que même les épices du petit marché ne parvenaient à couvrir. C'était le prix à payer pour avoir à manger. Nous le payions volontiers.

Le temps de la moisson arriva enfin. Je regardais mon père et mon frère s'éloigner avec d'autres paysans en direction des champs de blé. Sur le bord de la fenêtre, il y avait un oiseau mort, la tête tournée vers moi, le bec ouvert. Je lui dis : « Tu vois, cette fois, tu ne nous auras rien volé ! » Je me saisis de son corps froid et le lançai loin. La tête se décrocha en vol et projeta un flot de vers dans toutes les directions. Je fermais la fenêtre et souris. Décidément, nous, humains, étions supérieurs aux autres créatures.
Mais le soir, père et Bai rentrèrent abattus. Derrière eux la charrette était à moitié vide. « Que se passe-t-il ? demanda mère. Où sont nos récoltes ? » Père ne répondit pas, il semblait anéanti et avait le visage défait. C'est mon frère qui, le premier, se décida à parler: « Les insectes ont dévoré les récoltes. Les autres pensent que c'est à cause des oiseaux. »
- Comment ça ? Les oiseaux ne peuvent plus rien contre nous, ils sont tous morts !
- Justement, ce sont eux qui mangent les insectes. Sans oiseaux, les insectes ont proliféré et ravagé les récoltes. Nous n'en tirerons pas rien de plus. »
Un silence de mort régna dans le petit salon, faiblement éclairé par le dernier rayon de soleil rouge à l'horizon.

L'été qui suivit fut interminable et envahit par une crainte épouvantable. Nous n'avions même pas pu échanger le peu de blé qui nous restait contre du riz car il nous fallait garder de quoi nourrir le bétail cet hiver. Père et mère ne parlaient plus. Bai tentait parfois de me rassurer, il disait que tout se passerait bien, mais je sentais qu'il mentait. Lorsque vint l’automne, nous avions décidé de manger le moins possible : il est plus facile de se priver lorsque la température n'est pas trop basse. Mère était retombée malade, encore plus qu'avant. Bai lui donnait la moitié de sa ration mais ça ne changeait rien, sinon qu'il maigrit énormément.
Je me souviens de la première neige. Nous étions tous terrifiés face à l’immensité blanche qui effaçait le paysage. Même les animaux avaient peur. L'hiver allait être rude, plus rude que jamais. Les semaines passèrent lentement. Mon père tua les derniers poulets faméliques et le vieux buffle succomba à la faim. Puis mère mourut de maladie et d’épuisement. C'était par une journée particulièrement froide, à la fin de l’hiver. Un jour ; père lui portait comme d’habitude sa ration de viande séchée avec du pain, il l'a trouvée froide dans son lit, les paupières closes. Il disait que c’était trop bête d’avoir résisté tout ce temps pour nous quitter ainsi. Je crois que c'est depuis ce jour que je sais que je vais mourir.
Bai mourut à son tour dans les semaines qui suivirent. De chagrin, il n'avait plus voulu manger. C'est moi qui l'ai trouvé un matin, par terre dans le salon, les yeux fermés, les bras autour de la tête. Dehors, les fleurs poussaient déjà. Peut-être que s'il avait tenu quelques semaines de plus... J'ai surpris papa en train de pleurer ce jour-là. Moi aussi, je pleure beaucoup, parce que j'ai peur et parce que j'ai faim. Mais je ne lui dis pas.
Nos rations s’amaigrirent, papa mangeait moins que moi, mais j'avais quand même toujours très faim. Je voyais tous mes os et je n'avais plus guère la force de me déplacer. J'avais si mal. Mal partout, aux jambes, aux bras, au ventre… La plupart du temps, je restais au lit, c'est papa qui m'apportait à manger. C'est là que j'ai commencé à écrire.

Aujourd'hui, je l'attends, j'ai très faim mais il ne vient pas. Que fait-il ? J'ai tellement faim ! J'ai peur. Pourquoi père ne vient-il pas ? Est-ce qu'il veut me laisser mourir ? Rien que de me poser ces questions me donne la nausée…


Le salon, c'était la première fois que je le revoyais depuis des semaines. J'avais fini par trouver la force de me lever pour chercher père, et le spectacle familier de la maison m'avait redonné un peu de chaleur au fond de mes entrailles. La table, les chaises, la porte ouverte donnant sur les champs de blé et père sur une chaise. Père ! Il était là, fixant d'un air hagard les champs dévastés, comme surpris par ce cimetière végétal. De ses poignets s'échappaient encore quelques gouttes qui venaient s'échouer dans une flaque pourpre autour de sa faucille abandonnée...

Père, tu m'avais dit que les hommes de la ville ne pouvaient pas se passer de nous, gens de la campagne. Pourquoi n'as-tu pas compris que la nature a ses lois, que nous, paysans, dépendions d'elle.
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Malphas Harasus
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Dim 2 Mar - 12:37

J'aime bien Smile
Bonne illustration d'un évènement historique aussi affreux Smile


Un futur écrivain historique ? Wink

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"Je sais où je vais, et ainsi, je frappe."

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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Dim 2 Mar - 14:02

Une deuxième, tout aussi horrible, peut être plus surprennante, mais de bien moins bonne qualité je trouve... Je ne me suis jamais vraiment relu.


Il était encore une autre fois, un jeune homme dont la beauté sans équivalent faisait de lui le plus demandé des demoiselles de la cour. On ne savait que très peu de choses sur lui, il ne parlait pas beaucoup et c'était mieux ainsi, il n'utilisait pas de dentifrice, lui non plus. Les rares garçons qui le connaissaient étaient jaloux de voir qu'un être aussi grossier et mal élevé pouvait bénéficier d'un tel physique. En effet, il avait été mal éduqué, ses parents étaient morts dans un naufrage, ses oncles, ses tantes, ses grands parents et ses cousins étaient par malheur dans le même bateau lors de l'accident. Il s'est donc retrouvé dans un foyer pour enfants et y a apprit de nombreuses choses, tel que de surveiller son assiette, pisser dans les chambres de ses rivaux, toujours remettre la faute sur quelqu'un d'autre et pleins de techniques indispensables dans son cas.
Toutes ces manières ne lui furent pas toujours de bonne aide; un jour qu'il allait dîner chez sa première copine, il alla manger son assiette loin des autres, parterre, pour éviter de se faire voler quelque chose. Quand le chien vint renifler son repas, le garçon se leva et le roua de coups, jusqu'à ce qu'il succombe. Après avoir remis la faute sur le frère de sa copine, ce dernier lui jura qu'il allait se venger. Sa journée se finit lorsque la mère le surprit à uriner de partout dans la chambre du frère. Pure coïncidence, son premier amour ne resta pas une de ses grandes amies par la suite.

Aujourd'hui, ses préoccupations sont bien différentes. Il est dans la cour, où le soleil frappe fort. Contre toute attente, il est sur le point de se faire avoir par un loup. Jusqu'alors, il avait toujours réussi à les terrasser, à les assommer avec une barre de métal, mais aujourd'hui, le loup est presque sur lui et il se trouve coincé dans un angle. Il sent sur lui les regards de ses courtisanes. Il sent aussi celui de ses rivaux attendant le moment fatale. Il pense qu'à eux aussi, il devra pisser dans leurs chambres. Mais à l'heure actuelle, son rivale est ce loup qui s'approche de lui, pas à pas, guettant tous ses mouvements. Il ne peut passer qu'à droite. Il doit passer à droite. Il fait un pas à gauche, le loup aussi. Un second, le loup suit. C'est le moment. S'il ne part pas tout de suite, il se fera attraper. Alors que le loup n'a pas fini son mouvement à gauche, il s'élance dans l'autre direction, longeant le mur blanc. Il court encore et encore. Il perd toute notion du temps, du haut, du bas. Il entend le loup derrière lui, les cris de la foule qui le regarde. Il entraîne le loup dans le sable et là, il se retourne. Le loup est sur lui. Il a une fraction de seconde pour agir, pourvu que ça marche. De son pied gauche, il projette du sable dans les yeux de son poursuivant et de son pied droit, je projette à gauche, heurtant le mur. Le loup lui passe à coté. Il se frotte les yeux, ça a marché! Il ne lui reste plus qu'à l'achever. Il bondit dans sa direction et le fait basculer au sol. Là, il lui écarte les deux mâchoires, jusqu'à ce qu'il entende un sourd craquement et que du sang gicle. La foule hurle maintenant autour de lui. Il a vaincu! Il continue de torturer la créature face à lui, lui enfonçant les doigts dans les yeux, s'aspergeant de son sang. Tous ceux qui étaient présents dans la cour font un cercle autour de lui. Les cris résonnent dans la tête. Il se sent heureux. On l'acclame, il continue, on l'acclame encore plus.
Soudain, une main lui empoigne l'épaule et le tire brusquement en arrière. Il reconnaît son maître. Au même moment, la cloche de l'école sonne. Il revient à lui, il est élève en CM1, il a joué au loup, il a tué son meilleur amis.
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Amon
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Lun 3 Mar - 20:46

tu écrit véritablement bien, ta premiere nouvelle posséde un exellent style, la 2eme, certaines formules auraient pu etre modifié mais la chute en reste extra ordinaire, je l'ai relu une 2eme fois en m'imaginant que c'était un humain, l'effet reste majestueux, vraiment bravo
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Glorac
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Lun 3 Mar - 21:23

J'ai pris le temps de savourer ton premier texte. Je trouve le second presque gratuitement glauque, mais le premier est une pure merveille !

Continue comme ça, c'est des nouvelles qui valent le coup Wink
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Nicolas
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Sam 8 Mar - 13:23

J'ai lu tes 2 histoires. La première, je l'ai adoré pour le style d'écriture. Tu devrais peut-être devenir écrivain pour le forum. La deuxième, j'ai été stupéfait par la fin, qui montre une pointe extraordinaire. On est troublé, et à la dernière phrase, tout s'éclaircit en laissant derrière soi un choc de moment. Je te félicite, je pense que pas beaucoup de gens auraient fait mieux.
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Necrodaemon

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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Jeu 13 Mar - 22:38

Bon, je vais baisser dans votre hestime... je ne dois pas être bien haut, mais voici ce que je rend à mes profs de français quand ils me font faire des rédactions aux sujets débils...
C'est censé être de l'humour, mais si vous ne vous pliez pas en deux, c'est normal...
En fait, c'est juste nul mais j'ai envi d'y mettre.

__________

Il était une fois, pas celle là, une autre, un grand et beau chevalier en armure (je dis beau, mais j'en sais rien: il se cache sous son armure.) Ce chevalier chevauchait gaiement. Il allait où le mènerait le sentier de la foret sombre, vers de nouvelles aventures. Quand il se retrouva devant la foret sombre. Surpris, il arrêta son cheval et guetta un éventuel danger. Il vit, au bord d'un ruisseau, une jeune femme se débattre face a un loup. Sans écouter sa peur, il éperonna Marisette (c'est son cheval) et brandissant son épée, il chargea en direction de l'horrible scène de violence. Lorsqu'il arriva au niveau de la magnifique blonde aux cheveux noirs de jais, il abaissa son épée et lui trancha la tête. Il s'arrêta et se fit mille fois remercier par le loup qui tua son cheval pour le manger: il ne digérait pas les fausses blondes, surtout les brunes. Le chevalier continua à pied, dans la foret sombre qui ne l'était pas. Quand aux pieds d'un grand chêne (bien que le chêne n'ait pas de pieds), il vit un étrange personnage aux oreilles pointus. Il se dit qu'il n'avait pas dû être sage dans son enfance et, après avoir aperçu la pancarte « elf » à côté de lui, ne trouva pas surprenant qu'un tel individu travaille dans une station service. Bien qu'il n'ait plus de cheval, il s'y rendit et, pour essayer, bu la boisson réservée aux chevaux, boisson destinée a les faire aller plus vite. Après avoir payé son plein, il hennit avec force et son cris, déformé par l'armure métallique et amplifié par l'écho de la foret, ressemblait étrangement au cri de Florent Panny. L'elfe, de douleur succomba et le chevalier pu récupérer les 5 pièces d'or qu'il avait du payer, avant de galoper dans la foret. Comme contrairement a un cheval il n'avait personne pour le diriger, il fonça dans quelques arbres, avant de remarquer qu'il avait des fibres d'asperges coincés dans les dents, fibres qui lui servirent bientôt de rennes. Une fois sorti de la foret sombre, qui l'était (il faisait nuit), il se retrouva devant le château de Nyvapas. Il se dit à lui même « Nyvaspas » et y alla. Quand il entra dans le château, il vit des grands plats de biche chaude dévorés par des dindes froides. Il demanda à une vieille où était le roi et elle lui répondit que le gros lard était dans sa chambre froide. Quand il y entra, il trouva la chambre froide chaude, le gros lard maigre et que le valet ne valait rien. Le chevalier, qui sans son cheval n'était qu'une boite de conserve, expliqua que son loup avait été dévoré par un cheval. Ou le contraire, je sais plus, alors, s'il vous plaît, je vous en prie. Le roi lui demanda si la scène avait eu lieu en présence d'une fille rousse, le chevalier dit que oui et le roi dit que mais ça alors que c'est extraordinaire que cette fille était la sienne, il remercie le chevalier d'avoir essayer de la sauver, s'excuse pour son cheval et le nomme roi de Nerevienspas. Le chevalier, heureux, régna sur ses terres et ne revint jamais.

_________

Il était une fois, non toujours pas elle, un garçon. Whaou! Ce garçon n'avait rien d'exceptionnel, il ne s'était jamais vraiment passionné pour rien, il aimait un peu tout. Souvent, il vivait dans un monde imaginaire, un monde qu'il se créait, un monde ou il était un héros! Dans sa petite enfance, lorsqu'il était adulte ou dans la force de l'age, il a toujours vécu dans ce monde. Lorsqu'un jour il mourut, sans rien avoir fait d'exceptionnel comme tous les gens comme lui.
Cependant, il était une autre fois, deux mignons petits scolopendres éperdus d'amour l'un pour l'autre... (oui, j'aime faire dans l'originalité, l'amour entre deux scolopendres...) Cependant, cet amour était impossible! En effet, les deux scolopendres étaient avant tout des Chilopodes, et bien qu'ils viennent d'Amérique du sud et qu'ils fassent un mètre cinquante de long, ils ne pouvaient pas avoir de sentiments!!! Bertrand épousa quand même Paris.
Pour leur nuit de noces, Bertrand décida d'emmener sa compagne à Paris. Une fois arrivés sur place, Paris était fatiguée. Pas Paris, Paris hein? Mais heureusement, Béberd (on le surnomme Béberd, c'est pas très romantique je sais) conduisit donc sa jeune femme au Hiton. Bertrand le petit cochon s'était fait une petite idée de sa première nuit avec son épouse... Mais sa moitié était froide. Il se servit donc un demi, froid lui aussi, et le sirota en regardant Paris s'endormir. Une fois que ce fût fait et se bière fut fini, il s'introduisit discrètement dans Paris. Mais il y avait déjà trop de monde. Il alla donc à l'encontre de la foule à petites foulés. Il arriva finalement à fontainebleau. À l'entrée de la foret se dressait une horrible station service elf inutile dans cet histoire. Il entra donc dans la foret et se faufila entre les hêtres ou ne pas hêtres. Ou pas les hêtres pardon. Il rencontra 103 683, une charmante fourmis qui s'était fait sa réputation par delà les continents. Il ne lui prêta pas la moindre attention et elle non plus ne se prêta pas la moindre attention. (tiens, on se fait chier à la relecture) Plus il avançait, plus les fourmis se faisaient nombreuses. Bientôt, il devait les écrases par dizaines! Décidément, il ne pouvait pas être tranquille! Que ce soit en ville ou en foret! Les fourmis, quand a elles, voyaient leurs amies se faire écraser! Toutes, dans un même mouvement se ruèrent sur Bertrand. Lui lançant des jets d'acide dessus! Des snipers embusqués lui tiraient dans les yeux et des soldates lui plaçaient des charges d'acide explosif sur les pattes. Béberd courait, il courait loin ce ces fourmis! Jamais il n'avait vu de tel agressivité chez ces stupides créatures! Mais malheureusement il se coinça la 103 683eme patte dans une racine. Il chuta et se fit tuer par les fourmis. Jamais il n'était tombé aussi bas. Désolé, c'est la seule chute que j'ai trouvé.

_______

Pour les éventuels incultes, 103 683 c'est une fourmis de B. Weber...
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Ven 14 Mar - 16:10

Fan. Just fan.

J'écrivais des trucs dans ce style y'a quelques temps. L'absurde, y'a rien de tel Wink
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Sam 15 Mar - 0:10

je dois dire que je suis agréablement surpris... je pensais pas que ça pouvait plaire^^
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Glorac
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   Sam 15 Mar - 22:52

Ben un style approchant Pratchet par moments, ça reste accrocheur hein Wink
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MessageSujet: Re: Necrodaemon écrit... Aïe!   

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