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 [début Bertille] faire les courses

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Bertille

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MessageSujet: [début Bertille] faire les courses   Ven 25 Jan - 15:09

Bertille
Post n°1

- On va aller faire les courses

Bertille ne savait pas très bien qui à la base avait lancé l’idée ni comment celle-ci avait été adoptée par leur petite bande de gamins des rues.

Arrivé à un certain age, la plupart des leurs les quittait, soit parce qu’ils trouvaient un emploi, garçons d’écurie, femme de chambres, marin…, soit car ils décidaient de « tenter l’aventure en solitaire ».

Bertille faisait partie avec Bertrand et Lison des plus âgés. Bertrand était resté, sans doute parce que Lison était tombé enceinte et qu’il comptait sur leur groupe pour élever le petit Luc, sans doute aussi parce qu’il répugnait à abandonner ses fonctions de chefs qu’il avait mis si longtemps à
acquérir.

La peur de l’inconnu, le goût du pouvoir aussi insignifiant soit il… des pulsions bien humaines.


Quant à Bertille… Bertille resterait tant que personne ne lui dirait de partir.

Malgré son age, Bertille n’avait aucun poids décisionnel dans la bande.

Nul ne songeait jamais à lui demander son avis et d’ailleurs Bertille n’en avait généralement aucun.

Quelques jours auparavant Bertille avait réalisé un petit exploit, en subtilisant une bourse bien remplie qui leur avait assuré une courte période de relative abondance.

Cet événement survenant alors que Lison venait de se faire arrêter par la milice, la main prise dans le sac de la servante d’une bourgeoise de la citadelle, un léger flottement avait eu lieu dans leur groupe.


Tous, même les plus jeunes, se demandaient si l’Heure de Bertille n’était pas venue, l’heure de prendre une place plus importante dans la hiérarchie de leur bande, l’heure peut être de remplacer Lison dans la couche de Bertrand.

Mais Bertille était restée Bertille. Bertrand, malgré quelques allusions n’était pas allé très loin dans ses tentatives de séduction auxquelles d’ailleurs Bertille n’avait répondu que par sa petite moue habituelle qui pouvait dire tout aussi bien « oui » que « non » que « je suis désolée » que « je n’ai pas compris ».

Petit à petit les choses entraient à nouveau dans l’ordre. La bourse avait fait long feu, les finances étaient au plus bas et les estomacs criaient à nouveau famine.

La décision de « faire les courses » s’imposait en fait d’elle-même et c’est ainsi que la bande atteignit le quartier commerçant.

Quand on est un gosse des rues « faire les courses » constitue un véritable art qui commence par une analyse subtile du marché.

Repérer les éventuels gardes et miliciens, s’imprégner de l’ambiance générale, s’apercevoir de l’abondance ou de la pénurie, déterminer si l’on obtiendra d’avantage par la mendicité ou par la rapine ou par un savant mélange des deux.

Un jour de fête, une journée ensoleillée au sortir de l’hiver, et on pouvait obtenir un petit pécule grâce à un spectacle improvisé qui n’attirerait pas même un regard par une journée triste et pluvieuse.

Des récoltes abondantes, et il suffisait de revenir en fin de marché pour récupérer les invendus.

Une invasion d’insectes, une chute de grêle, et il faudrait à coup sur voler une maigre pitance.

Bien évidemment Bertille ne comprenait rien à de telles considérations.

Passive elle attendait que les directives tombent pour les exécuter au mieux de ses capacités mais sans entrain.

Elle renifla.

Son regard s’arrêta sur un marchand de pâtés et confits qui derrière son étal discutait avec une cliente.


- Comme je vous le dit ma bonne dame, cocue qu’elle est, que son mari il couchait avec la Rudegonde, la serveuse de la licorne triomphante.

Le visage du marchand d’habitude rond et jovial trahissait une évidente indignation.

- Ça par exemple fit la cliente, une matrone d’age mur, en retour. Voilà qui est quand même fort du bouchon et je pèse mes mots. La pauvre dame, elle qui est si fraîche si pimpante malgré ses quatre grossesses…

- Et bien justement, il paraîtrait que dans l’intimité elle lui aurait dit après la quatrième, « quatre que tu m’en as fait, et bien maintenant ça suffit, que tu vas faire un peu ceinture jusqu’à ce que tu apprennes à te retenir » alors hé bé à ce qu’il dit qu’il a pas pu se retenir justement et qu’il a été contraint d’aller défaire sa ceinture ailleurs. Fit le marchand d’un air plein de sous entendus.

- Quand même les hommes, vous êtes de sacré cochons, vous mériteriez de finir dans vos patés répliqua la dame d’un air sévère et en désignant l’étal.

- Ah… ça madame, rétorqua le commerçant d’un air faussement courroucé, mes pâtés sont de qualité supérieure, et je n’y fait pas entrer n’importe quoi, d’ailleurs je vous recommande…


les mots glissaient à la surface de la conscience de Bertille qui les percevait sans vraiment les comprendre.

Son attention fut soudainement attirée par un bruit sourd et mat.

Au premier étage d’une masure, une femme, un foulard sur la tête battait un tapis par la fenêtre pour en faire tomber la poussière.

Son bras prolongé par un ustensile en bois s’abattait lourdement et en rythme tandis que sous l’effort son visage s’empourprait progressivement.

Bertille se moucha dans ses doigts qu’elle essuya sur sa tunique.

Elle se retourna et s’aperçut que les autres n’était plus la.


** ah, ils sont encore partis sans moi **

Elle se gratta la tête, fut étonnée de ne pas trouver sa tignasse habituelle avant de se souvenir de la coupe barbare à laquelle il avait fallu procéder pour éliminer les poux, et se dit que comme d’habitude elle finirait bien par les retrouver ici ou la.

**en attendant, j’ai faim, il faudrait que je trouve quelque chose à manger**.

Elle jeta un regard autour d’elle à la recherche d’un commerçant occupé, d’une cliente distraite qui aurait laissé son cabas ouvert, d’un fruit qui aurait roulé par terre et que personne n’aurait pris la peine de ramasser.

[faites sauter l’or sauf 5Po et dites moi un peu ce que je vois]
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MessageSujet: Re: [début Bertille] faire les courses   Lun 28 Jan - 14:24

Bertille
post n°2

Bertille fait un discret tour d’horizon.

Aujourd’hui il n’y a qu’une affluence moyenne au marché, ce qui complique la tache.

Les commerçants sont bien trop attentifs derrière leur étal.

Quand on échoppe proprement dites, elles n’ont pas assez de clients pour que le coup soit jouable.

Bertille s’avance un peu dans le marché parcourt une ruelle ou deux, une petite moue dépitée sur le visage.

Son ventre gargouille. Elle renifle à nouveau.

Soudain elle voit quelque chose qui pourrait lui convenir.

Une jeune femme, à peine plus âgée qu’elle, en plein marchandage avec un poissonnier et qui a posé son lourd panier en osier à coté d’elle.

Premier passage de Bertille qui marche les yeux baissés pour tenter d’apercevoir ce qu’il y a dans le panier.

- 10 pièces d’or pour trois livres de morue ? mais vous les avez prises dans la bouche même de Morken pour demander ce prix la ? Lance vivement la jeune fille d’un ton exagérément scandalisé.

- Mais à ce prix la, c’est donné ma bonne dame, pensez que je l’ai salée moi-même avec du sel des marais salants de Hautesylve. Réplique le commerçant d’un air docte.

Des choux, des carottes, des pommes. Bien.

- Les marais salants de Hautesylve ? Jamais entendu parlé de ça, réplique la cliente sans se démonter, et puis qu’elle idée d’aller acheter du sel la bas ? On dirait qu’on en trouve pas assez par ici.

Bertille poursuit sa marche pendant quelque pas, puis elle opère une boucle et reviens sur ses pas. La voix de Bertrand raisonne dans sa tête.

** s’approcher suffisamment, mais pas trop pour ne pas attirer l’attention, se mettre sur le coté pour n’être dans le champ de vision ni du commerçant ni de son client.**

Si elle n’est pas inventive pour deux sous, Bertille est en revanche assez douée pour appliquer des consignes, pourvu qu’on les lui ait suffisamment répétées. Pourvu aussi qu’il ne lui faille pas improviser.

Comme à son habitude, son visage est assez inexpressif, ce qui est plutôt un avantage pour ne pas attirer l’attention.


- Mais enfin madame, le sel de Hautesylve est bien meilleur que celui que nous trouvons ici , répond le marchand sur le même ton, puis conciliant, allons, je vous les fait à 9 pièces d’or, prix découverte, mais, j'y perds, Essayez et vous m’en direz des nouvelles.

Bertille est en place.

Elle se concentre sur une pomme. Lentement, celle-ci décolle et sort du panier.

** pas de mouvement brusque, pas de bruit, la sortir délicatement et la faire longer discrètement l’étal**.

La jeune femme compte et recompte mentalement l’argent du ménage. Son mari est garde de la cité. Une situation plutôt honnête mais qui ne lui permet aucun luxe.


- Allez disons que pour 8 pièces d’or, je veux bien la goûter.

La pomme atteint la main de Bertille qui discrètement l’attrape avant de s’éloigner.

** ne regarde pas ce que tu viens de prendre, jamais, ne gâche pas tout au dernier moment. Ecarte toi, lentement sans courir, sans hâte, trouve un endroit discret et la tu peux regarder, pas avant. Bien Bertille, brave fille.**

Petite moue de Bertille qui tourne dans une ruelle, s’essuie le nez d’un revers de la main et regarde enfin sa pomme objet de tant de convoitises.

Une belle pomme rouge, avec toutefois un petit trou de vers.

Bertille croque dans la pomme, repère l’intrus, gratte l’intérieur de la pomme avec son index, se saisit du vers et le jette par terre dans la boue.

Son doigts à laissé une trace noire sur la chair jaune.

Bertille poursuit son chemin tout en continuant à manger. Elle arrive sur une petite place ou se trouve une fontaine surmontée d’une statue de Meeliah si ses souvenirs sont bon.


- Bertille mais ou tu étais encore passée ? tonne la voix de Bertrand derrière elle.

Petite moue habituelle de Bertille qui peut tout aussi bien signifier « je suis désolée » que « salut me voilà ».

Elle rejoins la bande tout en croquant une nouvelle fois dans sa pomme.


- Bein au moins t’as pas perdu ton temps, fait Bertrand d’un air amusé. Bon la Gouape, file Marc à Bertille qu’on voit si elle est capable d’attendrir les gens.

La Gouape, jeune gamin édenté, aussi vif que Bertille est placide tend le jeune Marc à Bertille.

Celle-ci plaque le bébé contre son ventre et s’agenouille pour que la Gouape puisse attacher le tissu dans lequel il est emmailloté dans son dos et autour de son cou.

Ceci fait, Bertille se redresse avec aisance.

Malgré ses dix mois, Marc n’est pas beaucoup plus lourd qu’à sa naissance.

Un peu de morve coule du nez de Bertille sur le crâne du bambin.


- Bon, on se retrouve ici dans quelque temps, nous on va tenter, notre chance ailleurs. Tu as bien compris Bertille ?? On se retrouve ici. Bertrand martèle ces derniers mots. Il guette la réaction de Bertille.

Celle-ci fait sa petite moue et hoche la tête.

Le groupe s’éloigne en silence.

La voilà à nouveau seule.
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Bertille

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MessageSujet: Re: [début Bertille] faire les courses   Mar 29 Jan - 15:14

Bertille
post n°3

Depuis l'arrestation de Lison, la jeune mère de marc, c'est à Bertille qu'il revient généralement la tache de mendier avec l'enfant.

tout oppose les deux femmes dans cette activité.

Lison n'hésite pas à se jeter littéralement sur les passants, brandissant son enfant pour obtenir une obole. Elle est d'une grandisloquence parfois théatrale.

Bertille elle, est plus en retenue.

Elle pose son regard vide et éteint sur les gens qui ont tendance à y voir, à tort, un desespoir immense la ou il n'y a en fait qu'une grande apathie.

Lison obtient de l'argent de ceux qui n'osent l'affronter ou qui cherchent à s'en débarasser.

Bertille touche ceux qui ont du coeur, le bon peuple pieux qui rend hommage aux dieux avec ferveur.

L'un dans l'autre, le résultat obtenu par les deux jeunes femmes se vaut généralement.

Marc frotte son petit museau contre la poitrine de Bertille. Il cherche un sein à téter et ne comprend pas pourquoi on lui refuse.

L'arrestation de sa mère a entrainé son seuvrage de manière un peu précipitée. A son age, ce n'est pas à proprement parlé problèmatique à condition qu'il soit suffisament nourri à coté ce qui n'est pas forcément le cas.

Il a faim, il a froid, il couine un petit peu. Un pleurement plaintif d'un enfant visiblement exténué.


- une petite pièce ou un peu à manger à votre bon coeur fait Bertille de sa voix douce et atone.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la vie dans la rue ne lui déplait pas. Moins de contraintes qu'au temple. Plus de cérémonies sans fin, plus de chants religieux, de théologie à apprendre, plus de services à faire.

Dans la rue, bon an mal an elle arrive à trouver de quoi manger et personne ne lui demande rien. Ou si peu.

Un brave homme vient de lui couper une large tranche de pain, d'une grosse miche à la croute épaisse, ainsi qu'une fine tranche de lard.

Bertille coupe un morceau de lard avec ses dents et le donne à Marc qui l'avale en manquant s'étouffer. elle lui glisse ensuite entre les dents un petit bout de pain et englouti le reste.

Une pluie fine se met à tomber.

Bertille trouve un abri sous un porche. Elle s'assoit adossée au mur et, rassasiée, s'endort, l'enfant sur ses genoux
.

suite quartier des habitations, valrek, quand la garde s'en mèle
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MessageSujet: Re: [début Bertille] faire les courses   Jeu 7 Fév - 18:44

quartier des habitations, Valrek, quand la garde s'en mêle

Bertille
post n°10

Bertille arriva comme une furie sur la place où sa petite bande s'était donné rendez vous.

Quelques gamins, s'entrainaient à jongler, d'autres tentaient sans trop de conviction de mendier quelques piécettes auprès des passants.

Son arrivée fut d'autant plus remarquée que bébé Marc braillait toujours.

Tous la fixèrent.

La lame du garde avait causé une légère entaille sur sa peau fine de laquelle coulait une trainée de sang.

Le rouge carmin tranchait avec la pâleur de son épiderme, ce qui, ajouté à ses yeux gonflés par les larmes créait une étrange sensation de malaise.

Bertrand, assumant son rôle de chef, fut le premier à rompre le silence.


Bertille, tout va bien?

Non, ça n'allait pas, pas du tout. Elle était enceinte, le père de l'enfant était mort mangé par un monstre et elle allait bientôt le rejoindre si personne ne faisait rien pour elle.

il fallait qu'elle ait de l'aide. Mais qui accepterait de l'aider dans sa condition?

Peut être la bande, si elle prouvait sa loyauté et sa soumission.

Sans dire un mot, Bertille tendit à Bertrand la bourse qui lui avait été remise.

Une légère clameur s'éleva de la petite troupe.

Pour la deuxième fois en quelques jours Bertille s'était débrouillée pour trouver une somme importante.

Certes, la bourse paraissait plus légère que la première fois, mais elle ramenait à coup sur plus d'argent que tout ce que les autres réunis avaient pu trouver ce jour la.

Bertrand ne cacha pas sa surprise. Finalement il s'avérait que Bertille était pleine de ressources.
La première fois pouvait être le fait du hasard, mais deux fois en si peu de temps... cela n'était certainement pas une coïncidence.

Sans qu'il s'en aperçoive Bertille avait franchi un cap. Elle pouvait devenir un élément sur qui compter, surtout en l'absence de Lison qui était emprisonnée pour une durée indéfinie.

Il arriva à la conclusion rapide qu'il avait besoin de Bertille pour fédérer la bande sous son autorité et éviter qu'elle ne lui échappe.

Il plaça la bourse en hochant la tête en signe de satisfaction puis attrapa Bertille par le cou et l'embrassa goulument.

Il marquait son territoire.

Toute la bande s'était tue et acceptait l'intronisation de Bertille en tant que nouvelle concubine du chef.

Passé un instant de surprise, Bertille faillit repousser Bertrand, lui expliquer qu'elle n'était plus pure et qu'elle était probablement enceinte d'un autre homme.

Mais une petite voix au fond d'elle la retint. Son enfant et elle avait besoin d'un homme pour veiller sur eux. Qu'il soit le père ou non était de fait de peu d'importance.

Avec à peine un soupçon de honte elle passa ses bras autour de la tête de Bertrand, comme elle avait vu Lison le faire si souvent et répondit à son baiser.

Bertille venait d'apprendre le mensonge et la duplicité.


[merci de me lever 28 po]

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