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 Du pain (de C4) sur la planche !

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Agrath trak'Nard
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MessageSujet: Du pain (de C4) sur la planche !   Jeu 6 Déc - 15:33

Agrath Trak'Nard
Post N° 111

Post précédent : Algar l'alchimiste => Lycan? Vous avez dit Lycan ?

Agrath sortit dans la rue, puis s’éloigna dans le dédale des rues du quartier marchand. Il s’arrêta près d’un tas d’ordures, vérifia bien que personne ne le regardait, et se baissa, farfouillant dans les immondices. Il rejeta un chausson troué, récupéra une branche pour repousser des épluchures moisies. Fronçant les narines, il récupéra des os rongés, et les mit précautionneusement dans un vieux chiffon qui traînait dans sa besace. Il repartit, à la recherche d’un autre tas exploitable. Il dut faire plusieurs rues avant de tomber enfin sur ce qu’il cherchait : quelqu’un avait vidé son foyer devant le pas de sa porte. Il ramassa des blocs de charbon bien brûlé, et les mit dans un vieux sachet de soufre qu’il sortit d’une de ses poches. Il le remplit, puis n’ayant plus rien pour mettre le charbon, il en bourra ses poches, maudissant l’état de celles-ci après l’opération. Il continua sa route, et retrouva un autre tas d’ordures dans un grand panier, en attente d’être vidé dans une des décharges de la ville. Il repoussa un excrément en se servant d’une poterie brisée, et trouva enfin l’objet de ses pérégrinations : d’autres os à moelle trônaient au milieu des immondices. Il les ramassa, puis compta ceux qu’il avait : 22 beaux os consciencieusement rongés mais entiers, cela devrait suffire pour ce qu’il voulait faire.

Dédaignant le regard offusqué d’une vieille femme sur le pas d’une porte, il se releva et se dirigea vers l’échoppe du tanneur. Il y acheta 13 petits cuirs ainsi que 10 bandelettes de tissu pour un prix de 80 écus, puis entra dans l’atelier d’ingéniérie, tout en maudissant ses économies qui fondaient comme neige au soleil. Le gérant, qui connaissait Agrath pour l’avoir déjà fourni en ingrédients, le héla :

Hola Agrath, comment ça va ?

Bien, bien, j’viens t’voir car j’aurais à nouveau b’soin d’tes servic’.

D’accord, dis-moi ce qu’il te faut !

Alors… 22 fiol’ d’huil’ de feu, 10 fiol’ vid’, 1 sachet d’souffr’, et… euh… C’est bon, j’crois qu’c’est tout ! Tu as tout ça ?

Attends que je vérifie… Oui c’est bon. Tu as de la chance, il me reste plus beaucoup de fioles, le verrier qui me fournit est tombé malade, j’attends qu’il se remette. Mais j’en ai assez pour t’en donner, puis de toute manière il devrait pouvoir me réapprovisionne d’ici quelques jours. Bon alors si je calcule… 22 fioles… 10 fioles… Un sachet de soufre. Allez j’te fais un prix, 125 écus pour le tout !

D’accord, ça march’, j’te fais confianc’. Par contr’, j’aurais b’soin d’utiliser tes ateliers, ça t’pos’ pas d’problèm’ ?

Non, vas-y, la moitié de mes clients me fait cette demande, c’est pour ça que je suis réputé. Par contre, évite de tout faire sauter, on dit que tu as une fâcheuse habitude de jouer avec le feu. Et de faire exploser certaines auberges, d’après ce qu’on m’a dit. Et vu ce que tu m’as acheté c’est pas des bombes éclairantes que tu vas fabriquer !

L’homme partit d’un grand éclat de rire.

Hahaha. Très drôl’. Ben sach’ que j’compt’ en fabriquer justement des bomb’ éclairant’. Bon, sur ce, j’vais fair’ mon boulot.

Agrath se dirigea vers une petite annexe, qui faisait la réputation de la maison. Une pièce en pierres soigneusement taillées, complètement ignifugée par des moyens magiques autant que techniques, qui contenait d’immenses paillasses et tout le matériel nécessaire pour fabriquer bombes et gadgets. Il salua un vieil homme qui manipulait des mécanismes compliqués pour fabriquer une quelconque machine, et se mit à l’autre bout de la pièce. Il avait du pain sur la planche…

Il commença par sortir le charbon de ses poches bourrées, ainsi que celui placé dans le vieux sachet. Il fourra le tout dans un mortier, et le pila soigneusement. Puis il prit 11 des petits cuirs, les plaça avec les os à moëlle dans un chaudron et alluma le feu avec le bois placé à côté à cet effet. Pendant que tout cela réduisait, il saisit 11 fioles d’huile de feu, et les mélangea dans le mortier au charbon. Il remua consciencieusement, jusqu’à ce que la matière soit bien homogène.

Les os et le cuir n’avaient pas fini de réduire. Aussi en attendant il prit 10 autres fioles d’huile de feu, et trempa les bandelettes de tissu qui serviraient d’amorce, dedans. Il les aligna à côté des 10 fioles. Le cuir et les os commençaient à libérer le collagène, une substance collante qui lui servirait bientôt. Il récupéra tout le produit avec une écumoire, et ajouta le tout dans le mortier. Il mélangea, pas trop vite, juste ce qu’il faut. Et voila, ses 11 doses de poix inflammable étaient prêtes ! Il prit les 10 fioles vides qu’il avait achetées. Plus grandes que les fioles habituelles, elles seraient impeccables pour confectionner ses cocktails molotov. Il versa l’huile de feu dans les 10 fioles, puis saisit une poignée de poix inflammable. Il colla la substance pâteuse au milieu d’une bandelette de tissu, enfonça le tout dans une fiole vide, de manière à ce que la poix bouche celle-ci, l’amorce la traversant pour aller tremper dans l’huile au fond. Il bourra le reste du tissu, le collant à la poix, pour ne laisser saillir qu’une mèche de la largeur d’une main. Il réitéra l’opération 9 autres fois. Ses cocktails étaient prêts.

Il s’agissait maintenant de faire ses bombes éclairantes, ce qui serait relativement simple après la confection des projectiles incendiaires. Il saisit un petit ravier, y versa un sachet de souffre. Il prit un autre récipient, y versa le fond de charbon de bois écrasé qu’il lui restait, ainsi qu’une fiole d’huile de feu, avant de consciencieusement mélanger. Il prit les 2 petits cuirs, les découpa pour obtenir 10 petits carrés. Il saisit un bout de cuir dans sa main, lui imprimant la forme d’un récipient, y versa une cuillère du liquide épais formé par l’huile de feu et le charbon. Le moment était délicat, car s’il en renversait, il n’aurait plus assez de produit pour terminer. L’opération s’acheva par le trempage d’une boulette de poix dans le souffre, le rabattement des rebords du cuir sur la boulette qui trouva sa place à l’intérieur. Seule une petite ouverture laissait entrapercevoir la pâte enduite de souffre ; Lorsqu’il approcherait une flamme de cette ouverture, le produit s’enflammerait et donnerait une sorte de chalumeau éclairant, qu’il faudrait lâcher rapidement pour éviter de se brûler. Agrath répéta l’opération et obtint ainsi 10 petites bombes lumineuses.

Agrath était fatigué, mais il avait encore du travail. Tous ces calculs lui pesaient, il sentait que son attention commençait à se relâcher, et cela n’était pas conseillé quand on fabriquait des bombes. Il prit un autre ravier, y versa 5 sachets de salpêtre, 4 sachets de soufre, et… s’aperçut avec horreur qu’il n’avait plus de charbon de bois ! Maudissant sa négligence, Agrath fit le tour de la pièce. Il n’avait pas envie de ressortir fouiller à nouveau les poubelles pour du malheureux charbon. Il inspecta les âtres des deux autres paillasses. La première était propre, mais dans la seconde, un petit tas de cendres était repoussé dans un coin. Souriant, Agrath ramassa des morceaux de charbon, suffisamment pour ce qu’il voulait faire, puis retourna les écraser dans un nouveau mortier, évitant de songer à toute la vaisselle qui l’attendrait à la fin de ses préparations. Il repoussa dans un coin les récipients utilisés précédemment, qui s’accumulaient autour de lui. Une fois le charbon écrasé, il dosa ce qu’il lui fallait et l’ajouta dans le ravier avec le souffre et le salpêtre. Puis il prit 9 fioles d’huile de feu, les versa avec le reste et touilla jusqu’à obtenir une pâte épaisse. L’opération était presque terminée. Les étoffes de laine furent disposées en rang, et une dose de pâte fut placée en leur centre. Puis Agrath déroula les 5 bobines de corde et les coupa en 4. 10 des 20 morceaux furent trempés dans la 10ème fiole d’huile de feu puis il soufra les mèches avec le dernier sachet. Il planta une mèche au milieu des bombes en formation, puis les referma en nouant les étoffes avec les 10 derniers morceaux de fil. Il s’essuya le front en soupirant : Enfin terminé ! Avant de tourner un regard vers le monceau de vaisselle sale qui s’était accumulée… Il se mit de mauvaise grâce à tout nettoyer, et après un temps qui lui parut infini, put enfin dire au revoir au propriétaire et sortit dans la rue.

Post suivant : Les portes de la ville => Rendez-vous presque raté...

[Me retirer sachet de salpêtre x 5, fioles d’huile de feu x 10, Bobine de corde trois liens x5, Etoffe de laine x10, 205 Or]
[M’ajouter cocktail molotov x 9, Bombe x 9, Petite bombe lumineuse x 10]
[Voila, je vous évite les calculs foireux, pasque j’ai mis la soirée à calculer, faites pas pareil ^^]


[L L : fait]
Edit Brise : oublié de marquer le soufre, je le vire Smile
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